LES TOPS

Mkheidze débloque les Bleus
C'est fait ! Pour la première fois depuis Athènes en 2004, la France a décroché sa première médaille dès le lendemain de la cérémonie d'ouverture. A Pékin, Londres et Rio, il avait fallu attendre le premier dimanche, et non le premier samedi, pour voir la délégation tricolore ouvrir son compteur.
Tokyo 2020
Macron a décoré les médaillés de Tokyo et vise le "Top 5" lors de Paris 2024
13/09/2021 À 19:20
C'est donc Luka Mkheidze qui restera comme le tout premier médaillé bleu. Le judoka a arraché le bronze au golden score au Nippon Budokan. Qualifié pour ces Jeux grâce à sa médaille d'argent aux Championnats d'Europe de Lisbonne au mois d'avril, le natif de Tbillissi, naturalisé français en 2015 après avoir fui la Géorgie en 2009, a fini en larmes sur le tatami. Mais ces larmes-là faisaient plaisir à voir.

Première cérémonie pour la France : Mkheidze a reçu sa médaille de bronze

La promesse Muller
Elle y a cru et nous aussi : Océanne Muller n'est pas passée loin d'apporter à la France sa toute première médaille à Tokyo. Mais dans l'épreuve du tir à la carabine à air (10 m), la jeune Alsacienne de 18 ans avoue avoir été envahie par le stress dans les moments décisifs de la finale, qu'elle a achevée à la 5e place. Malgré tout, comme le souligne son entraîneur Martial Anstett, il faut parler de "frustration plus que de déception". Sacrée championne d'Europe en mai, Océanne Muller a pris rendez-vous pour l'avenir. Et l'avenir, c'est Paris 2024. Elle n'aura encore que 21 ans...

La Française Océanne Muller durant les entraînements de l'épreuvce de carabine à 10m des JO de Tokyo, le 23 juillet 2020

Crédit: Getty Images

Handball : La promenade des Experts
Comme toujours depuis les Jeux d'Athènes en 2004, les Français n'ont pas déçu pour leur entrée en lice. Michaël Guigou (39 ans) and co ont imposé leur loi contre l'Argentine pour se mettre dans le bon sens. Dominateurs de bout en bout, ils ont passé la vitesse supérieure après la pause pour s'offrir une victoire confortable face aux "Gladiatores" (33-27).
Tranquillement, les Experts ont contrôlé cette rencontre. Et leur sélectionneur Guillaume Gille a pu procéder à une large revue d'effectif pour mettre tous ses joueurs dans le rythme. Une entrée en matière idéale pour les vice-champions olympiques de Rio, qui vont pouvoir se concentrer sereinement sur leur prochain duel face au Brésil lundi.

Débuts réussis pour les Bleus face à l'Argentine : le résumé vidéo

Une finale pour Marchand !
Première sortie dans le grand bain de l'Olympe et déjà une finale pour Léon Marchand. A 19 ans, le Toulousain est surtout programmé pour 2024, mais il s'est qualifié pour la finale olympique du 400 mètres quatre nages, avec le septième temps des séries. En pleine progression et auteur du quatrième meilleur chrono de la saison (4'09"65) parmi les engagés olympiques, Marchand a bouclé sa course en 4'10"09, le deuxième chrono de sa carrière. Il y a des places à prendre sur cette distance avec l'absence de plusieurs figures marquantes, et même si le podium nécessitera un exploit, le jeune Français a déjà rempli son contrat avec cette finale.
Aït Saïd, une finale 5 ans après Rio
"J'ai soif de victoire, j'ai la dalle, j'ai envie de ramener une médaille". Samir Aït Saïd a vécu l'enfer à l'enfer à Rio en se blessant gravement lors de son passage au saut de cheval pendant son concours général. Cinq ans plus tard, il est de retour, l'envie et la confiance en bandoulière. Son salto et plus globalement sa joie de vivre lors de la cérémonie d'ouverture vendredi avaient fait forte impression, le gymnaste tricolore a confirmé en se qualifiant pour la finale des anneaux des Jeux Olympiques de Tokyo, disputés en 2021. Le Francilien de 31 ans a pris une troisième place qui laisse entrevoir une médaille. Sa finale aura lieu lundi prochain, le 2 août.

Un salto d'Aït Saïd et de la joie : les Bleus ont fait le show lors de la cérémonie

LES FLOPS

Une volée pour le volley
Les volleyeurs français ont été sonnés par une superbe équipe des Etats-Unis à l'Ariake Arena. Trois sets zéro en à peine une heure et demie, ce n'est pas exactement l'entame de compétition espérée pour les hommes de Laurent Tillie. Comme un symbole, c'est sur un service manqué de sa star Earvin Ngapeth que l'équipe de France s'est inclinée dès le troisième set. Les Bleus voulaient pourtant à tout prix entamer ce tournoi par une victoire dans le premier match. "C'est presque le plus important parce qu'il donne le ton", avait prévenu Ngapeth. C'est raté. Et bien raté.
Escrime : la pire entame possible
Comme toujours, la France compte sur ses escrimeurs pour contribuer fortement à sa moisson de médailles olympiques. Mais samedi, les tireurs tricolores ont connu la pire entrée en matière imaginable. Coraline Vitalis (épée dames) et Boladé Apithy (sabre messieurs) ont disparu dès le premier tour de leur tournoi respectif.
Une double déception alors qu'Apithy pointe au 6e rang mondial et que Vitalis avait été sacrée championne d'Europe en 2019. Le spectre du fiasco londonien de 2012 (aucune médaille, un cas unique dans l'histoire de l'escrime française) est encore loin, mais dimanche, la pression sera renforcée sur les Bleus au programme, à commencer par Yannick Borel à l'épée.
Herbert – Mahut, encore raté
Sur le papier, c'était sans doute la meilleure chance de médaille pour la France en tennis. Mais elle s'est évaporée dès les premières heures de ce premier week-end. Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert ont été balayés par la paire britannique composée de Andy Murray et Joe Salisbury (6-3, 6-2). Il y a quatre ans à Rio, ils avaient, déjà, disparu dès le premier tour.
Un coup dur pour l'Angevin et l'Alsacien, qui ont remporté les quatre tournois du Grand Chelem en double mais n'ont jamais connu la moindre réussite aux Jeux. La blessure de Pierre-Hugues Herbert, contractée à Wimbledon, a-t-elle pesé ? Peut-être, même si P2H s'était montré rassurant. Mais quoi qu'il en soit, cet échec fait mal. Pour eux, et pour le tennis français.

Quatre fautes directes pour conclure : Herbert et Mahut quittent déjà le tournoi olympique

Judo : Shirine Boukli, la claque
Elle était l'une des chances de médaille pour le judo tricolore. Mais Shirine Boukli a vécu une vraie désillusion en moins de 48 kilos. La championne d'Europe de la catégorie a été sortie dès son premier combat par la Serbe Milica Nikolic. Elle a pourtant reçu le soutien du président de la République Emmanuel Macron, venu au Nippon Budokan - le temple du judo japonais -. Mais cela n'a pas suffi.
Dixième mondiale, la Française de 22 ans, qui avait décroché son billet au détriment de Mélanie Clément grâce à son titre européen, n'est en fait jamais parvenue à imposer son judo. Sanctionnée rapidement de deux pénalités pour non-combativité, elle en a reçu une troisième fatale. Elle est ainsi sortie trop tôt. Beaucoup trop tôt même étant donné ses ambitions.
Tokyo 2020
Légion d'honneur et ordre national du Mérite : Les médaillés français à Tokyo récompensés
10/09/2021 À 07:31
Tokyo 2020
Elle met sa médaille d'argent aux enchères pour soigner un nourrisson... avant de la récupérer
17/08/2021 À 15:58