Les Tops

Cysique, une journée pleine d’émotions
Oui, on peut être au top malgré une grande désillusion. Si Sarah Léonie-Cysique a échoué face à la Kosovare Nora Gjakova en finale olympique des -57 kg sur une étonnante disqualification, la judokate française a réalisé un véritable exploit. Car c’est bien la vice-championne du monde junior qui maîtrisait le combat, avec de prendre appui sur sa tête au sol lors d’une contre-attaque qui lui a valu un carton rouge.
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Pour en arriver là, Cysique avait dû s’employer pour sortir la championne du monde en titre Jessica Klimkait en demi-finale de ses tout premiers Jeux Olympiques. Avant cela, la Tricolore, touchée à un genou, avait déjà dû batailler pour s’ouvrir les portes du dernier carré. Cette médaille d’argent récompense une journée où Sarah-Léonie Cysique est passée par toutes les émotions.

Terrible désillusion : l'appui sur la tête qui disqualifie Cysique

La revanche de Manon Brunet
La journée aurait pu tourner au fiasco pour l'équipe de France féminine de sabre avec les sorties dès le premier tour de Cécilia Berder et Charlotte Lembach. Mais Manon Brunet a permis au clan tricolore d'achever cette première moitié des Jeux, celle des épreuves individuelles, sur un grand sourire.
Elle est allée chercher une très belle médaille de bronze, qui efface la déception de sa quatrième place à Rio en 2016. D'autant qu'elle revient de loin, comme elle l'a expliqué : "Je me suis blessée à l'été 2020, une tendinite à l'adducteur, et j'en ai eu pour six mois, donc je n'ai pu commencer à m'entraîner qu'en janvier de cette année". Mais cette fois, l'histoire olympique de Manon Brunet s'est bien terminée.

Brunet en bronze : les deux dernières touches victorieuses avant la délivrance

Ouf, on a retrouvé les Bleus du volley !
Très inquiétants lors de leur match d'ouverture contre les Etats-Unis (défaite 3-0), les volleyeurs tricolores ont rectifié le tir de belle manière face à la Tunisie (25-21, 25-11, 25-22). Dans un match où la défaite n'était pas une option, les partenaires d'Earvin Ngapeth n'ont pas tremblé et gardent toutes leurs chances de qualification.
C'est surtout l'attitude de cette équipe brillante dans la décontraction qui a fait plaisir à voir. Souriants, détendus et rieurs, les hommes de Laurent Tillie ont offert un contraste bienvenu à leurs mines déconfites face à Team USA, qui avaient rappelé le fiasco de Rio il y a cinq ans. Qu'on se rassure, les Bleus sont de retour, et on espère sur la durée !

Ngapeth : "La route est encore longue, la poule difficile"

Picon toujours en tête à mi-parcours
Charline Picon avait terminé la première journée de voile au premier rang dimanche, et la Française garde la tête au soir du deuxième jour. Après six régates et à mi-parcours, la Royannaise est toujours en bonne position pour un doublé après avoir décroché l'or à Rio en 2016.
La véliplanchiste tricolore s'est pourtant fait très peur sur la quatrième régate, terminée à une inquiétante 9e position. Mais la Française a montré son cran et s'est bien rattrapée pour reprendre les devants en totalisant 23 points, devant la Britannique Wilson et la Chinoise Lu. Suite de la belle aventure de Picon dès mercredi.

Charline Picon aux JO de Tokyo

Crédit: Getty Images

Mamignan Touré s'est bien ressaisie
Après une première partie de compétition complètement ratée avec une victoire pour trois défaites, l'équipe de France de basket 3x3 a redressé la barre lors de cette journée de lundi. En apéritif, la faible mais accrocheuse équipe de Mongolie, effacée quasiment uniquement grâce au talent de Laetitia Guapo, se montrant à la hauteur de son statut de meilleure joueuse du monde selon la FIBA (22-18).
Symbole de cette résurrection : Mamignan Touré. Jusque-là l'ombre d'elle-même, elle a sorti le grand jeu avec 10 points inscrits trois heures plus tard dans la musette de Russes poussées à la maladresse par l’agressivité défensive des Bleues, désignées comme naturelles prétendantes à une breloque olympique (17-14). Avec ces deux victoires, l’équipe de France est assurée de finir entre la 3e et la 6e place, synonyme de participation aux barrages qualificatifs pour le dernier carré.

Les flops

Valladont a failli
Vice-champions du monde en 2017, les Français ont été sortis dès les huitièmes de finale de l’épreuve de tir à l’arc par équipes, laminés par les Américains (6-0). Le trio composé de Jean-Charles Valladont, Thomas Chirault et Pierre Plihon a vécu un calvaire, et la tâche s’annonçait d’ailleurs clairement compliquée face à une équipe emmenée par le numéro 1 mondial Brady Ellison.
Mais il y avait la place de faire mieux, et ce sont surtout les maladresses des Français et celle de leur leader dans le deuxième set qui a lancé la machine USA. Alors que les Bleus venaient d’enchaîner plusieurs tirs à 10 points pour s’envoler au score, Valladont n’a pas eu le temps de tirer sa deuxième flèche, le temps imparti étant écoulé. "Ça a mis les Américains en confiance, après ils ont très très bien tiré (...) On ne doit pas faire des erreurs comme ça", a regretté Plihon tout en dédouanant son leader, après le match.
Wattel n'a pas pris son envol
En battant le record de France avec une demi-finale bouclée en 56’’16 dimanche, Marie Wattel avait fait naître beaucoup d’espoirs avant la finale du 100 m papillon. Mais pour sa première finale olympique en carrière, la Nordiste n’a pas réussi à se hisser sur le podium. Frustrant, d’autant que Sarah Sjoestroem, recordwoman de la distance et parmi les favorites, est passée totalement à côté du rendez-vous.
Trop juste, Wattel a notamment craqué en fin de course, perdant tout espoir de médaille et terminant à une triste sixième place. "Je n'ai pas fait la course parfaite, mais je pense que j'ai appris beaucoup de choses et que ce sera un avantage dans les prochaines années", a voulu positiver la nageuse de 24 ans, déjà tournée vers Paris 2024.

Marie Wattel of France reacts after first arriving finish in the Women's 100 m Butterfly semi final during the Tokyo 2020 Olympic Games at Tokyo Aquatics Centre in Tokyo, Japan on July 25, 2021

Crédit: Getty Images

Brouard dans le brouillard
C’est une image que l’on voit rarement, du moins aux Jeux Olympiques, et qui finit souvent dans la catégorie "vidéo gag". Si son compatriote Mewen Tomac n’a pas fait mieux, lui aussi éliminé aux portes de la finale, le Français Yohann Ndoye Brouard a vécu un cauchemar ce lundi en demi-finale du 100m dos. Bien lancé, il a, de façon surprenante, totalement raté son virage dans l’eau et il a été par conséquent disqualifié.
"Je n'ai pas vu le drapeau. En fait, je pensais qu'il me restait encore cinq mètres, j'allais me retourner pour donner mon coup de bras et à la place, j'ai pris le mur (…) Ca ne m’est jamais arrivé", a raconté le nageur français, forcément frustré et déçu, au sortir d’une course qu’il voudra vite oublier.
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Deux cartes mais pas de breloque en VTT
La délégation française a connu flop plus retentissant. Mais l’épreuve masculine de cross-country ne lui a pas rapporté de médaille, et c’est une déception en soi. Lors d’une course de VTT remportée ce lundi par Tom Pidcock et marquée par la chute de Mathieu van der Poel, les Tricolores Victor Koretzky et Jordan Sarrou ont respectivement échoué aux 5e et 9e rangs.

Un soleil et une énorme chute : catastrophe pour Van der Poel

Koretzky est resté dans le coup pour le podium jusqu’au bout, sur le parcours d’Izu. Il lui a manqué 12 secondes pour y grimper. Sarrou, champion du monde en titre de la spécialité qui était tombé lors de la reconnaissance, a observé cette lutte de loin, coupant la ligne plus d’une minute après l’Espagnol David Valero, surprenant médaillé de bronze qui a saisi l’opportunité d’une vie. Elle se présentera peut-être aux deux Français dans trois ans à Paris. Mais rien ne le garantit.
Le fleuret masculin n'a pas été tranchant
Nourrissant de grands espoirs de médailles et avec l'intention d'imiter la performance de la veille de Romain Cannone, les fleurettistes tricolores ont grandement déçu. Des trois Français en lice au fleuret, seul Enzo Lefort a franchi le premier tour, avant de céder en quart de finale face à l'Italien Garozzo.

Cannone : "J'ai dormi avec ma médaille..."

Le champion du monde 2019 s'est laissé avoir par le théâtre de son adversaire, et sort la tête basse de son tournoi individuel. Avant cela, ni Maxime Pauty ni Julien Mertine n'ont pu franchir le cap du premier tour, pourtant accessible sur le papier pour les deux hommes. Aucune médaille, et peu de tranchant, c'est peu de dire que le fleuret français a échoué. On ne peut qu'espérer un meilleur résultat dans l'épreuve par équipes.
La finale de Delaunay au skeet
Une 5e place aux Jeux, dans l'absolu, c'est loin d'être un naufrage. Mais comme l'a dit Éric Delaunay lui-même, il n'était "pas venu pour ça". Surtout, après son carton en qualifications, où il avait détruit 124 plateaux d'argile sur 125, battant au passage le record olympique de qualification, jusque-là de 123 points, il avait fait naître de gros espoirs de médaille, voire de titre. Mais en finale, la belle mécanique s'est grippée et le Normand de 33 ans a accumulé les fautes. "J'ai fait beaucoup de finales dans ma carrière mais peu de médailles, donc il va falloir travailler là-dessus", a concédé Delaunay, qui avait terminé 7e des Jeux de Rio en 2016.

Eric Delaunay

Crédit: Getty Images

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