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"Le moment est venu" : la Fédération internationale d'athlétisme demande le report des JO

"Le moment est venu" : la Fédération internationale d'athlétisme demande le report des JO
Par AFP

Le 23/03/2020 à 11:27Mis à jour Le 23/03/2020 à 11:50

JO 2020 - Le président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe a demandé au président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach de reporter les Jeux olympiques de Tokyo en raison de la pandémie de coronavirus, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie, lundi. Ouvrir les Jeux au 24 juillet comme prévu n'est "ni faisable ni souhaitable", écrit-il.

Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme, sport numéro 1 aux Jeux olympiques, a demandé au président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach de reporter les Jeux de Tokyo en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, dans une lettre obtenue par l'AFP lundi.

"Personne ne veut voir les Jeux olympiques reportés, mais comme je l'ai dit publiquement, nous ne pouvons pas maintenir cette manifestation coûte que coûte et certainement pas au détriment de la sécurité des athlètes", ajoute le Britannique, double champion olympique à Moscou (1980) et Los Angeles (1984). Ouvrir les Jeux au 24 juillet comme prévu n'est "ni faisable ni souhaitable", ajoute-t-il.

" Prendre une décision sur les JO va très vite devenir une évidence"

"Prendre une décision sur les JO va très vite devenir une évidence. Je pense que le moment est venu et que nous devons donner à nos athlètes du soulagement là où nous le pouvons", poursuit Coe. Le patron de World Athletics s'était déjà exprimé jeudi sur la BBC pour suggérer qu'un report était "possible". Dimanche, le CIO avait admis avoir "entamé des discussions" avec toutes les parties concernées par les JO de Tokyo qui incluaient "un scénario de report", se donnant quatre semaines pour prendre une décision.

Une annulation pure et simple des Jeux de Tokyo n'est, en revanche, "pas à l'ordre du jour", avait martelé le patron du CIO Thomas Bach, parce qu'elle "détruirait le rêve olympique de 11.000 sportifs des 210 Comités nationaux olympiques, de l'équipe des réfugiés et des sportifs paralympiques".