Caeleb Dressel (natation)

  • Champion olympique du 50m nage libre, du 100m nage libre, du 100m papillon, du relais 4x100m nage libre hommes, et du relais 4x100m 4 nages hommes
Ne cherchez pas plus loin le palmarès le plus doré de ces Jeux Olympiques de Tokyo. Caeleb Dressel était attendu comme le successeur de Michael Phelps, celui qui devait s'imposer comme la terreur des bassins. A la manière de son illustre prédécesseur étatsunien, Dressel a pris la bonne habitude de collectionner les titres olympiques, cinq à Tokyo en plus des deux déjà glanés à Rio, en 2016. Le nageur floridien a signé des JO absolument parfait avec cinq médailles d'or en cinq épreuves. Dressel est plus que jamais une des plus grandes stars du sport mondial. Et à seulement 24 ans, cela pourrait encore durer un moment.
Tokyo 2020
Huit mois après sa médaille d'or, Boucheron souffre d'une "petite dépression" post-JO
25/03/2022 À 15:57

Un record du monde comme point d'exclamation : Dressel s'offre son 5e titre avec le 4x100 4 nages

Podcast l'Heure Olympique

Elaine Thompson-Herah (athlétisme)

  • Championne olympique du 100m, du 200m et du relais 4x100m femmes
Son doublé à Rio était déjà historique. Son triplé de Tokyo n'en est que d'autant plus retentissant. Arrivée lancée par une préparation quasi-idéale, Elaine Thompson-Herah a regné sur le stade olympique. Alors que de nombreux regards étaient braqués sur les hommes, à la recherche de celui qui allait succéder à Usain Bolt, on en aurait presque oublié que la Jamaïque n'avait pas besoin de se trouver une nouvelle vedette des tartans. Comme Bolt, Thompson-Herah a réussi le triplé 100-200-4x100. Come Bolt, elle est parvenue à conserver les deux principaux titres du sprint mondial. Mais aucune femme avant elle n'avait réussi pareil exploit, pas même Florence Griffith Joyner. Prochains objectifs : les records du monde – elle a signé sur 100m et 200m les deuxièmes chronos de l'histoire – et l'or en Championnats du monde.

10"61 : La ligne droite historique de la fusée Thompson-Herah et le triplé pour la Jamaïque

An San (tir à l'arc)

  • Championne olympique en individuel, par équipes femmes et par équipes mixte
Sa discipline n'attire peut-être pas autant les projeteurs que les bassins ou les pistes. Mais An San n'en est pas moins une des grandes prodiges du sport mondial. Agée de 20 ans, An a fait une entrée fracassante dans le monde de l'olympisme et remportant trois titres pour sa première participation aux Jeux. Son record olympique réalisé dès la première journée des épreuves de tir à l'arc sur l'individuelle (680 points en 72 flèches) pour effacer une marque vieille de 25 ans avait donné le ton. Le festival ne faisait que commencer. Et malgré la pression et une polémique en Corée du Sud pour sa coupe de cheveux jugée signe d'un engagement féministe, elle est parvenue à faire face à la pression. Jamais une archère n'avait remporté trois titres lors d'une même olympiade. Aucun Sud-Coréen non plus, tous sexes et sports confondus.

"An San, vous n'en avez certainement pas entendu parler mais elle est triple championne olympique"

Emma McKeon (natation)

  • Champion olympique du 50m nage libre, du 100m nage libre, du relais 4x100m nage libre femmes, et du relais 4x100m 4 nages femmes, médaillée de bronze du 100m papillon, du 4x100m 4 nages mixte, et du 4x200m nage libre femmes
Caeleb Dressel est peut-être le numéro un des médailles d'or. Mais au nombre de breloques, il doit s'incliner devant Emma McKeon. Celle qui n'avait jamais remporté de médaille individuelle avant Tokyo a éclaboussé de son talent. Auteur du doublé 50-100 avec deux records olympiques à la clé, l'Australienne était en feu au bon moment. Ses sept médailles constituent un record en une seule édition des JO pour une athlète féminine, à égalité avec la gymnaste soviétique Maria Gorokhowskaya en 1952. Ses cinq titres en font déjà l'athlète australienne la plus décorée aux Jeux, à égalité avec une autre légende de la nage, Ian Thorpe. Une moisson que l'on n'avait pas vu venir dans de telles largeurs, mais pas moins exceptionnelle.

Emma McKeon

Crédit: Eurosport

Clarisse Agbegnenou (judo)

  • Championne olympique des -63kgs, et en épreuve par équipes mixte
Cinq ans que la vengeance couvait. Exceptionnelle de régularité, modèle de constance et de travail, Clarisse Agbegnenou avait tout sauf un titre olympique, qui lui avait échappé en finale en 2016. La porte-drapeau tricolore l'avait annoncé, elle viendrait à Tokyo pour l'or, rien d'autre. Promesse tenue. Impériale en individuelle, la judoka originaire de Rennes a simplement été parfaitedans quête de titre, dominant en finale Tina Trstenjak, son bourreau de Tokyo. A cette quête accomplie, elle y a ajouté la victoire en équipes, avec ses copains du judo bleu-blanc-rouge, un titre collectif qui lui correspond tant. Et elle n'en a pas fini avec les JO, elle qui a déjà pris rendez-vous à Paris.

Une journée en or : le chemin d'Agbegnenou vers son sacre olympique

Marcell Jacobs (athlétisme)

  • Champion olympique du 100m et du 4x100m
Inconnu avant Tokyo, superstar après. Marcell Jacobs est l'exemple même de l'exposition que la scène olympique peut apporter. Inconnu avant ces JO, même pas outsider avant le 100 mètres, l'Italien bodybuildé a pris la place vacante du Roi Bolt. Ou plutôt s'y est imposé de force, abaissant à trois reprises son record personnel sur la piste japonaise, jusqu'à signer le record d'Europe en finale. Son éclatante révélation s'est poursuivi avec le relais 4x100m, champion olympique retentissant. Un tel doublé, on aurait imaginé que seul un Américain ou un Jamaïcain aurait pu en être l'auteur. Et pourtant. Reste à espérer que ses liens avec Giacomo Spazzini, son ancien nutritionniste aujourd'hui suspecté d'utilisation et fourniture de produits anabolisants, ne soit plus qu'une mauvaise rencontre sans conséquence sportive.

Comment Jacobs a succédé au Roi Bolt : la finale du 100 mètres en video

Lisa Carrington (kayak)

  • Championne olympique du K1 200m, du K1 500m, du K2 500m.
La Nouvelle-Zélande a fait un bond au tableau des médailles, de la 19e place à Rio, à la 13e cinq ans plus tard à Tokyo. Elle peut remercier grandement Lisa Carrington pour cela. La kayakiste de 32 ans a offert trois des sept titres kiwis des JO 2020, signant un triplé et une quatrième place en K4 500m. Carrington avait lancé à merveille son olympiade en s'offrant un troisième titre olympique de rang en kayak monoplace 200 m, une épreuve dont elle est la reine invaincue depuis 2011 ! Sur sa lancée, elle s'est offerte l'or en biplace avec Caitlin Regal, à peine une heure après son premier titre. Ca valait bien le surnom de "GOAT in the boat" de la part de la presse néo-zélandaise.

Lisa Carrington

Crédit: Getty Images

Karsten Warholm (athlétisme)

  • Champion olympique du 400m haies
Pas besoin d'empiler les titres pour être un géant. Il suffit parfois de moins de 46 secondes. Et d'être le premier humain à descendre sous cette barre au 400m haies. Karsten Warholm était attendu, très attendu même à Tokyo. Avec l'Américain Rai Benjamin, ils s'étaient déjà échangé les gros chronos et des premiers records mondiaux, le 1er juillet dernier. Mais la finale olympique est une tout autre scène. Et le Norvégien y a crevé l'écran. Les deux rivaux ont offert un duel d'anthologie pour une course à jamais dans les annales. Ce temps, 45"94, est presque irréel. De ceux que l'on n'imagine pas physiquement capable. Warholm et ses pointes du futur ont prouvé que ces assertions n'avaient d'intérêt que quand on pouvait les faire vaciller. Son tour de piste restera à jamais comme un temps fort de ces JO. Et son nom est d'ores et déjà en bonne place parmi les géants de l'athlétisme.

Duel de titans, course du siècle : revivez le record du monde de Karsten Warholm en vidéo

Yulimar Rojas (athlétisme)

  • Championne olympique du triple saut
Comme Karsten Warholm, elle était aussi à Tokyo avec une idée en tête. Après avoir tourné autour du record du monde du triple saut, Yulimar Rojas a fini par le faire tomber au meilleur moment et pour le plus beau des souvenirs : décrocher le titre olympique. La Vénézuélienne possédait déjà trois des cinq meilleures marques historiques. Avec un bond à 15,67m, Rojas n'a pas seulement battu le record du monde, elle l'a fait voler en éclat : 17 centimètres, un gouffre dans les épreuves de saut. Double championne du monde en titre, elle a confirmé une fois de plus qu'il y avait elle, et les autres au triple saut. Son saut de cabri et son incrédulité face à son propre exploit l'a pourtant rendu humaine, touchante.

Un envol majestueux : comment Rojas a battu le record du monde du triple saut

Daiki Hashimoto (gymnastique)

  • Champion olympique du concours général individuel et de la barre fixe, médaillé d'argent au concours complet par équipes
Le Japon n'avait d'yeux que pour Kohei Uchimura. La légende vivante de la gym nippone, double champion à Rio, sept fois médaillé, a failli, incapable de se qualifier en finale de la barre fixe. Mais l'Empire du Soleil Levant n'a pas eu à tarder longtemps pour se trouver un nouveau héros. Daiki Hashimoto n'a que 19 ans. Il n'avait jamais pris part à une finale mondiale individuelle, tout juste le bronze par équipes aux Mondiaux de Stuttgart en 2019. Le voilà triple médaillé olympique et double champion, au terme de prestations bluffantes sur le concours général, come à la barre fixe, étant le seul athlète à dépasser la note de 15. Un triomphe, un vrai. Et des promesses immenses pour la gymnastique, comme pour le sport japonais.

Daiki Hashimoto

Crédit: Getty Images

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