Alain Schmitt a dénoncé jeudi le "lynchage médiatique," dont il s'estime victime depuis sa relaxe pour des faits de violences conjugales dont l'accuse sa compagne et championne olympique Margaux Pinot, et réaffirmé son innocence. Dans la nuit de mardi à mercredi, le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé l'entraîneur de 38 ans à l'issue d'une audience en comparution immédiate, en estimant "n'avoir pas assez de preuves de culpabilité". Depuis, le parquet a fait appel de ce jugement.
Cette première décision a soulevé l'indignation dans le monde du judo et sur les réseaux sociaux, la justice se retrouvant accusée d'un supposé laxisme envers les violences conjugales. La controverse est nourrie par la publication mercredi sur internet, par Margaux Pinot elle-même, d'une photo de son visage tuméfié peu après les faits. "Il y a eu un appel (du parquet), c'est la justice. Ils ont le droit de le faire et ils l'ont fait. Maintenant, ce que je ne respecte pas par contre c'est le lynchage médiatique qui a été fait autour de ça. Instagram, Twitter, c'est tout sauf un tribunal", a déclaré Alain Schmitt, un énorme bleu sur la partie supérieure droite du visage, lors d'une conférence de presse jeudi après-midi.
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Israël a suspendu tout contact avec Schmitt

Margaux Pinot accuse son compagnon et ex-entraîneur au sein du club l'Etoile sportive du Blanc-Mesnil de lui avoir asséné des coups, frappé la tête contre le sol mais aussi d'avoir tenté de l'étrangler lors d'une altercation dans la nuit de samedi à dimanche dernier à son domicile du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). À la suite d'un appel au 17 d'une voisine chez laquelle Margaux Pinot avait trouvé refuge, les policiers avaient interpellé Alain Schmitt peu après. Devant la presse et aux côtés de ses avocats, ce dernier a à nouveau démenti la version de sa compagne et nié catégoriquement l'avoir frappée.
Selon lui, Margaux Pinot ne voulait pas qu'il prenne son vol prévu quelques heures plus tard pour Israël, où il devait entraîner la sélection nationale féminine. Elle se serait jetée sur lui et ils se seraient alors battus comme dans un combat de judo, roulant au milieu de l'appartement. "Elle m'a percuté fort dans la porte, ensuite on est allés de droite à gauche, dans le mur, dans le radiateur... On a vraiment percuté partout", a décrit Alain Schmitt. La Fédération israélienne de judo a annoncé avoir suspendu tout contact avec Alain Schmitt après la décision du tribunal.
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