Un public bruyant et volontiers chauvin, des airs de fanfare joués entre - et parfois même pendant - les combats : trois jours durant, l’ambiance qui a émané de la Humo Arena a fortement rappelé le monde d’avant, loin des huis clos et des atmosphères de cathédrale désormais de rigueur dans la grande majorité des enceintes sportives. Cela ne signifie pas, pour autant, que l’équipe de France ait été à la fête. Ce dimanche, les deux représentants tricolores engagés ont d’ailleurs chuté dès leur entrée en lice.
Tête de série numéro 2 du tableau des -100kg et directement qualifié pour le deuxième tour, Alexandre Iddir s’est fait piéger par l’Allemand Dario Kurbjeweit Garcia (133e mondial chez les -90kg), qui a marqué ippon sur ura-nage. Julia Tolofua (+78kg) n’a, de son côté, pas trouvé la solution contre la Russe Anzhela Gasparian et a écopé de trois pénalités, ce qui est synonyme d’élimination. À noter que l’Orléanaise a quitté le tapis en boitant.
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Un mouvement d’épaules décisif et Nikiforov peut exulter

Petit bilan pour les Français

En définitive, les Français ne ramènent donc qu’une médaille de bronze de Tashkent, celle obtenue par Luka Mkheidze (-60kg) vendredi. Un bilan maigrelet mais guère alarmant, dans la mesure où ni Teddy Riner - qui a finalement fait l’impasse - ni les principales figures de proue de l’équipe féminine (Clarisse Agbegnenou, Amandine Buchard, Madeleine Malonga, Romane Dicko…) n’étaient du déplacement. La sélection qui se rendra à Tbilissi dans trois semaines (26-28 mars) devrait être plus étoffée.

Projetée puis immobilisée au sol, Prodan n’a rien pu faire contre Umeki

Le bourreau de Riner victorieux

Le Japon n’avait pas non plus convoqué tous ses leaders pour ce voyage en Asie centrale. Mais cela n’a pas empêché la délégation nippone de collectionner les breloques (onze au total, dont neuf en or). Il y avait cinq catégories au programme ce dimanche, et quatre d'entre elles ont vu le triomphe d’un combattant nippon, en l'occurrence Kenta Nagasawa (-90kg), Mami Umeki (-78kg), Akira Sone (+78kg) et Kokoro Kageura (+100kg). Ce dernier, qui s’était fait un nom en mettant un terme à l’incroyable invincibilité de Riner en février 2020 à Paris, remporte ainsi son premier Grand Slam depuis 2018.

Un waza-ari sur le gong et Kageura porte haut les couleurs du Japon

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