Et à la fin, c'est Teddy Riner qui gagne. Comme d'habitude. A ceci près que le principal intéressé ne se lasse jamais. Et que chaque triomphe mondial a une saveur particulière. Celui que Riner a décroché du côté d'Astana avait le goût du record. Un huitième titre. Comme qui ? Personne. Ni chez les hommes. Ni chez les femmes. Evidemment, cela suffirait au bonheur du premier champion venu. Mais pas à Riner, qui ne s’est pas baladé autant qu'il l'espérait.
Ce titre, c'est "beaucoup de satisfaction, forcément", a-t-il confié à peine redescendu du podium. "Je suis content parce que ce n'est pas une finale qui s'est déroulée comme d'habitude, où ça se joue sur des pénalités. J'ai réussi à m'imposer un peu sur toute la journée." Seul Ryu Shichinohe, son adversaire final, a évité de s'incliner par ippon. Sung-Min Kim, Andre Breitbarth, Lurill Krakovteskii ou Juhan Mettis, qu'il avait croisés auparavant, n'ont pas eu la force de résister autant.
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Néanmoins, Riner, 26 ans et 95 combats de suite remportés, reconnait qu'il a souvent pris plus de plaisir qu'en ce samedi 29 août 2015. "Je ne vais pas vous le cacher, ce n'est pas ma plus belle journée en termes de sensations, de lucidité dans la tête. J'ai beau avoir confiance en moi, j'ai connu des jours meilleurs. Mais voilà la médaille est là, la huitième est de mon côté. C'est ce qu'il faut retenir". Et c'est déjà pas mal.
Un peu une course contre la montre
L’opération du coude en février et l’arrachement osseux au gros orteil droit en mars n'ont pas facilité la tâche et la préparation du champion olympique. "Ça a été un peu une course contre la montre. Heureusement que j'avais Franck (Chambily, son entraîneur) de mon côté qui essayait de me conforter dans ma position et de m'aider au quotidien. (…) Je touche du bois mais j'espère que l'année prochaine il y aura beaucoup moins de blessures et que je vais préparer les Jeux sereinement et que j'aurais le temps de bien peaufiner mon judo".

Teddy Riner à Astana

Crédit: AFP

L'an prochain, Teddy Riner aura rendez-vous avec les Jeux Olympiques. Et une deuxième couronne, comme David Douillet. Astana lui aura permis, si tant est que cela soit vraiment nécessaire, de "marquer (son) territoire" et entrer un peu plus dans la légende de son sport. D'ailleurs, le principal intéressé se considère-t-il comme une légende ? "Ouh là... je ne sais pas encore si je suis une légende. Ce que je sais en tout cas c'est que j'ai le record des huit titres de champion du monde. C'est cool pour moi, je suis super content mais je ne compte pas m'arrêter à ça et je ne vais pas m'arrêter à ça". Rendez-vous à Rio.
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