Médaillée de bronze à Londres en 2012, Priscilla Gneto espérait montrer une progression dans sa carrière olympique à Rio de Janeiro. Elle avait tout son dimanche pour ça même si, c'est vrai, elle devait rencontrer au 2e tour Majlinda Kelmendi, championne du monde 2013 et 2014 des moins de 52 kg. C'est d'ailleurs la Kosovare qui a été sacrée en finale.
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Malheureusement, la Française n'en aura pas eu le loisir, disqualifiée d'entrée pour une obstruction du bras droit - pour parer un éventuel uchi-mata par exemple - alors qu'elle avait les genoux au sol. En judo, il est interdit de saisir le pantalon ni même d'enrouler une main autour de la jambe.
La licenciée de Levallois-Perret pensait respecter le règlement à la lettre - peut-être pas exactement dans l'esprit qui a aboli les manies de lutteurs - mais après quelques secondes de visionnage de l'action, les juges l'ont disqualifiée au profit de la Suissesse Evelyne Tschopp.
"Honnêtement, je ne comprends pas", a-t-elle régi au micro de Canal+. "Je n'ai pas attrapé le pantalon, j'ai simplement repoussé. Mes mains n'ont jamais touché son pantalon."
Sélectionnée aux dépens d'Annabelle Euranie après des mois d'incertitudes, Priscille Gneto ressent forcément un immense gâchis. "Je n'ai pas eu le temps de m'exprimer. C'est assez frustrant. Quand on se dit qu'on t'as fait perdre, c'est encore pire", a-t-elle conclu.
Le staff tricolore a reconnu qu'il y avait faute mais que la sanction était sévère. Une façon de résumer le sentiment général.
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