Ducati aurait pu être rassurée par la performance d'Andrea Dovizioso, de retour en tête des chronos après avoir caché son jeu plus tôt dans la journée, au Grand Prix de Thaïlande. Au lieu de cela, l'équipe italienne doit aussi s'inquiéter pour son autre pilote, Jorge Lorenzo, victime d'une énorme chute alors qu'il pilotait déjà avec un doigt de pied disloqué et un autre fracturé.
Le triple champion du monde a perdu le contrôle de sa machine à l'entrée du virage n°3 du circuit de Buriram, qui succède au plus gros freinage du tracé. Le pneu arrière de la GP18 a longtemps patiné avant de raccrocher le bitume et de projeter le pilote, victime d'une chute similaire au Grand Prix d'Aragon, il y a deux semaines. Évacué sur civière, il a semblé souffrir de son pied droit, déjà fragilisé, et l'inquiétude porterait aussi sur son poignet droit. Sa participation à la course, dimanche, n'est pas remise en cause.

Marquez s'est bien préparé

Après une longue interruption par drapeau rouge pour procéder au nettoyage de la piste, les cadors ont chassé le chrono. "Dovi" s'est emparé de la référence en 1'31"090 alors que Maverick Viñales (Yamaha Factory) a confirmé ses dispositions matinales, ne cédant que 0"031 à l'Italien. Marc Marquez (Honda HRC), quatrième temps et deuxième pilote Honda derrière Cal Crutchlow (Honda LCR), a lâché 98 millièmes mais s'est encore contenté d'une seule monte pneumatique.
Malgré un nouveau carénage chargé d'atténuer les problèmes de traction de la M1, Valentino Rossi (Yamaha Factory) n'a pu faire mieux que le neuvième temps, à 0"308, juste devant Johann Zarco (Yamaha Tech3). Les deux hommes ont accroché le Top 10 et c'est tout ce qui compte en vue de la qualification, surtout sur un circuit où le constructeur japonais n'attend pas de miracles.