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Pour Quartararo, la trêve tombe à pic : "J'ai envie de me taper la tête contre le mur…"

Pour Quartararo, la trêve tombe à pic : "J'ai envie de me taper la tête contre le mur…"

Le 07/07/2019 à 19:14Mis à jour Le 08/07/2019 à 08:09

GRAND PRIX D'ALLEMAGNE – Fautif deux fois en course, pas au mieux physiquement, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) a bouclé sa première partie de saison par une chute. Avant une trêve dont il a besoin.

A force, on avait fini par oublier que Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) avait encore beaucoup à apprendre. Ses six premiers mois en catégorie reine, au cours de laquelle il a fait preuve d'une maturité rare pour son âge, ont débouché sur une première chute en course, ce dimanche, en Allemagne. Juste avant la trêve estivale. Tant mieux, serait-on tenté de dire.

Au Sachsenring, le prodige niçois a payé plusieurs erreurs. Une première juste après le départ, qui lui avait pourtant permis de devancer Marc Marquez (Honda HRC). Aux abords du premier virage, le pilote de 20 ans a "loupé la troisième vitesse et manqué son point de freinage", comme il l'a expliqué dans des propos relayés par Motorsport.com. Ses rivaux en ont profité. El Diablo a dégringolé.

Quartararo n'a pas voulu prendre son temps

Septième au premier passage, Quartararo s'est mis en tête de vite entamer une remontée. Trop vite. Au virage n°3, le Français a aperçu une ouverture pour passer Danilo Petrucci (Ducati Team). "Mais à ce moment-là, j'ai hésité à y aller, a-t-il analysé. Ce n'était pas clair dans ma tête et j'ai pris la mauvaise décision". Trop rapide sur l'angle, il a fini par perdre l'avant de sa machine.

Très rapide aux essais, le Français semblait pourtant avoir le rythme pour décrocher un troisième podium consécutif, après ceux obtenus à Jérez et Assen. "Quand j'y repense, j'ai envie de me taper la tête contre le mur en me disant qu'il restait 28 tours, a-t-il lamenté. Les leaders n'étaient même pas à une seconde…" A force d'apprendre vite, Quartararo a péché par précipitation.

Une épaule et un bras à soigner

Cette chute précoce a eu le mérite de faire germer sa réflexion, qu'il aura le temps de faire mûrir durant les quinze jours de repos programmés. "Cela fait partie de l'expérience, a-t-il noté. Aujourd'hui, j'ai appris que je ne devais pas être trop enthousiaste dans les premiers tours."

Le Niçois devra aussi en apprendre plus sur sa condition physique. Opéré du syndrome des loges il y a un mois, il avait bouclé les deux précédents grands prix pétri de douleurs au bras droit. Samedi, un guidonnage à 250km/h dans le waterfall lui a disloqué l'épaule. La luxation ne lui impose pas d'opération. Pour le moment. Souhaitons-lui que la gêne n'enraye pas sa progression.

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