Vainqueur en Allemagne de son premier Grand Prix depuis sa blessure en juillet 2020 et son absence toute la saison dernière, le sextuple champion du monde MotoGP Marc Marquez ne compte pas "en rester là" même s'il sait qu'il faudra "encore attendre" avant de retrouver son meilleur niveau.
Que ressentez-vous après cette première victoire depuis plus d'un an ?
Marc Marquez : "C'est l'un des moments les plus importants et plus difficiles de ma carrière. Je ne réalise pas. Après avoir franchi la ligne d'arrivée, quand je suis arrivé vers mon équipe il y avait tellement d'émotions. Pour revenir d'une telle situation, je ne pouvais pas le faire seul : j'avais besoin de mon équipe, des docteurs, des préparateurs... L'équipe Honda m'a énormément aidé. On a travaillé très dur. Sans doute qu'à la course prochaine (aux Pays-Bas le 27 juin, ndlr) on va redescendre sur terre, mais ce week-end c'est le moment de profiter. C'est comme si on était en rade et que l'on cherchait une station service: là on vient de faire le plein, donc c'est un grand 'boost' de motivation pour moi, pour Honda, pour tout le monde. On verra pour la suite mais sur ce circuit j'ai tout oublié. Je ne vais pas dire que je pourrais échanger ce jour avec le jour d'une victoire en championnat, car c'est différent, mais la situation que je vis est très difficile et ce jour me rend plus fier de mon passé. (...) Tout ça me donne une motivation supplémentaire pour le futur. Ce jour est important mais je ne veux pas en rester là, je veux être meilleur et piloter comme avant, ce qui n'est pas encore le cas.
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Petit à petit, je veux me rapprocher des meilleurs
A quelle position vous imaginez-vous en fin de saison ?
M. M. : Je ne gagnerai pas cette année. Je veux dire... je suis 90 points derrière (Fabio) Quartararo, et on parle d'un pilote de MotoGP. Derrière, pour moi c'est la même chose de finir 2e, 3e, 4e, 5e, si vous ne gagnez pas le championnat. Qui a fini deuxième en 2005 par exemple ? Vous vous en rappelez ? Non, moi non plus (il s'agit de l'Italien Marco Melandri, ndlr). On ne se rappelle que du premier. En juillet, la pause estivale va m'aider. J'espère améliorer ma condition physique pendant ce mois et demi. Mais pour redevenir le 'même Marc' qu'en 2019, il faudra encore attendre. Petit à petit, je veux me rapprocher des meilleurs. En Autriche (qui accueille deux courses en août après la trêve, ndlr), je ne serai pas prêt pour me battre pour la victoire. Je n'ai jamais gagné là-bas donc je ne gagnerai pas cette année, je pense. Mais peu importe, nous verrons bien. Nous voulons continuer sur cette lancée.
Lors de votre longue absence, avez-vous craint de ne plus jamais gagner ?
M. M : L'automne dernier, je n'avais pas peur de ne plus jamais gagner, j'avais peur pour mon bras. Parce que je n'avais pas de force, pas de bon 'feeling'. Il n'y avait pas d'amélioration, au contraire, cela empirait. A ce moment je ne pensais pas à la moto, je pensais à mon bras, à ma vie. Après la troisième opération (en décembre, ndlr), tout est redevenu plus normal même si la situation est restée difficile".
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