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Jérez, nouveau départ pour Zarco ?

Jérez, nouveau départ pour Zarco ?

Le 03/05/2019 à 23:50Mis à jour Le 04/05/2019 à 14:29

GRAND PRIX D'ESPAGNE – Quatrième manche du Mondial, l'épreuve espagnole marque surtout le début de la tournée européenne. Rassuré par les essais privés effectués au Mans, Johann Zarco (KTM Factory) espère y lancer sa saison. Enfin.

Jérez, c'est un peu là où la saison recommence. Quatrième manche du championnat, le Grand Prix d'Espagne marque le début de la tournée européenne et la fin d'une période où chaque pilote et chaque constructeur a cherché à jauger ses rivaux en sachant pertinemment que quelques acquis seront déjà remis en cause en Andalousie. Même certains doutes peuvent y être dissipés. C'est une bonne nouvelle pour Johann Zarco, en quête de certitudes avec KTM.

Johann Zarco (KTM Factory) lors des essais libres du Grand Prix d'Espagne 2019

Johann Zarco (KTM Factory) lors des essais libres du Grand Prix d'Espagne 2019Getty Images

Avant de débarquer en Espagne, le Français est repassé par la Sarthe, au Mans, où le constructeur a effectué des tests privés pour tenter de rendre plus confortable une machine que sa recrue juge réticente. "La moto refuse le virage, a-t-il encore martelé. Le temps perdu à se battre avec elle pour qu'elle prenne le virage gaspille l'énergie nécessaire pour être précis".

"Nous avons tous rencontré des problèmes en quittant Yamaha"

Ce ressenti, qu'il traîne depuis qu'il a découvert la RC16, a été démultiplié par sa courte expérience en MotoGP et ses deux saisons au guidon d'une Yamaha. "La M1 a quelques points faibles mais elle est aussi une machine très docile, a noté Valentino Rossi, jeudi, en conférence de presse. Ces dernières saisons, trois bons pilotes comme Lorenzo, Zarco et moi ont tous rencontré des problèmes lorsqu'ils ont quitté Yamaha."

Le Français a appréhendé la complexité du changement et il ne veut maintenant plus en entendre parler. Mais il souhaite encore orienter le développement du prototype de Matighofen pour l'adapter à son style. Certainement pas l'inverse, alors que Pol Espargaro, son coéquipier, plus agressif, l'a battu trois fois en trois manches en décrochant deux fois l'objectif fixé, à savoir celui du Top 10.

Zarco rassuré techniquement… et mentalement ?

Outre l'appendice relié au bras oscillant, que tous les constructeurs vont maintenant développer - il permet d'augmenter l'appui aérodynamique et de rafraîchir le pneumatique arrière – KTM lui a aussi proposé d'autres châssis. "Ils m'ont aidé à me sentir mieux et à aller plus vite, a assuré le Cannois, dans des propos relayés par nos confrères de Motorsport.com. Quand quelque chose fonctionne, je vais plus vite mais j'ai besoin d'une confirmation ici, à Jérez."

Au-delà de l'aspect technique, les essais manceaux lui ont aussi permis de se vider la tête : "Le projet monte lentement et quand c'est lent, je deviens nerveux et parfois un peu déçu. Mais le dois rester positif car je sens que l'équipe est derrière moi". Une autre façon de réclamer du temps. "Il en aura besoin", ont rappelé Valentino Rossi et Andrea Dovizioso (Ducati Team).

"Tout le monde attend plus de lui, a insisté le vice-champion du monde en titre. Ce qui lui arrive est normal : KTM n'est pas au niveau de Yamaha. Le niveau est très élevé, le développement est permanent. C'est la réalité du MotoGP."

Johann Zarco (KTM Factory) sur le circuit de Jérez au Grand Prix d'Espagne 2019

Johann Zarco (KTM Factory) sur le circuit de Jérez au Grand Prix d'Espagne 2019Getty Images

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