Les Français étaient inspirés sous la pluie. Parti depuis la pole position, Fabio Quartararo (Yamaha) a pris une superbe 2e place lors du Grand Prix d'Indonésie au terme d'une course maîtrisée sur le tracé de Mandalika, dimanche matin. Il a devancé son compatriote Johann Zarco (Pramac), 3e, et toujours aussi à l'aise sur la pluie. Au championnat, Enea Bastianini (Gresini) conserve la tête malgré sa 11e place à l’arrivée.
Dans l’enfer pluvieux de l’Indonésie, c’est Miguel Oliveira (KTM) qui a tiré son épingle du jeu. Longtemps incertaine en raison des conditions climatiques, la deuxième manche du championnat de MotoGP a offert une quatrième victoire en carrière au pilote portugais.
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Les Bleus ont adoré la pluie

On a bien failli ne pas voir de course, après 25 ans sans passage par l’Indonésie. Des trombes d’eau se sont abattues sur le circuit de Mandalika et, après 1h15 d'incertitudes et l’intervention miraculeuse d’une chamane, le départ a bel et bien été donné. Fabio Quartararo, intouchable sur le sec, pensait vivre un GP facile.
Il a finalement dû cravacher après un départ encourageant mais insuffisant. Longtemps scotché à la cinquième place, il a fini par se sentir de plus en plus à l’aise jusqu’à revenir sur les talons d’un Miguel Oliveira tout simplement intouchable. Avec quelques tours en plus, le Français aurait peut-être pu s’imposer au regard de son rythme inouï en fin de course.
On attendait aussi Johann Zarco, normalement un gros client sur une piste détrempée. Il a hélas loupé son envol, ce qui l’a contraint à repartir de derrière et à remonter. Il signe quand même un encourageant podium qui, sans doute, lui laissera un goût amer alors qu’il y avait une vraie opportunité à saisir dans ces conditions piègeuses pour tout le monde.

Oliveira en sniper

Élancé depuis la septième place comme une fusée, Miguel Oliveira a profité des départs manqués de Jorge Martin (chute) et Johann Zarco, pensionnaires de Primac, pour vite se retrouver aux avant-postes. Il a juste dû se battre avec Jack Miller (Ducati), avant de prendre la première place au cinquième tour pour s’envoler et ne plus jamais la lâcher. Le pilote Ducati n’a ensuite pas su résister aux assauts des Français, échouant alors au pied du podium, devant Alex Rins (Suzuki).
Vainqueur du GP inaugural, Enea Bastianini (Gresini) a dû se contenter de la onzième place à l’arrivée. Elle lui permet cependant de conserver la tête du championnat au classement, après deux manches disputées. La bonne opération est clairement pour Quartararo, qui pointe désormais à 3 longueurs. Surtout, le champion du monde en titre s’est doublement rassuré : sous la pluie, il peut bel et bien chercher des gros résultats. Et, après un GP décevant au Qatar, il a parfaitement rebondi.

Une chamane envoyée sur la piste du circuit de Mandalika, lors du GP d'Indonésie, pour stopper la pluie !

Crédit: Getty Images

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