Getty Images

Quartararo, la frayeur qui a tout gâché

Quartararo, la frayeur qui a tout gâché

Le 25/08/2019 à 18:29Mis à jour Le 25/08/2019 à 19:28

GRAND PRIX DE GRANDE-BRETAGNE – Performant depuis le début du week-end à Silverstone, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) a tout perdu dès le premier virage dans une chute dont il n'est pas entièrement responsable. Rageant.

On ne sait pas si Fabio Quartararo aurait pu se mêler au stupéfiant finish au bout duquel Alex Rins s'est imposé, pour 13 petits millièmes. On ne le saura jamais. Mais on peut tout de même rappeler que le rythme que le Français avait été capable de tenir, plus tôt dans la journée, lors du warm-up, en avait fait un favori légitime au Grand Prix de Grande-Bretagne.

Le pilote de l'équipe Petronas SRT avait manqué de réussite en qualification, contraint de boucler la séance avec sa deuxième moto à la suite d'un problème technique. Il n'en a pas eu beaucoup plus en course. Dans le premier virage, le prodige tricolore a payé au prix fort un réflexe que n'importe quel autre pilote aurait eu à sa place.

Pris de vertige et envoyé à l'hôpital

"Devant moi, Rins a un peu perdu l'arrière, a expliqué le Niçois à Canal+. J'ai dû couper les gaz. C'est ce qui a causé ma chute". Comme son devancier espagnol, El Diablo a vu sa roue arrière se dérober. Mais lui n'a pu reprendre le contrôle. "Ça fait un peu ch*** parce qu'il avait un gros coup à jouer ici", a commenté son manager, Eric Mahé, auprès du diffuseur.

Pire, sa machine a violemment percuté celle d'Andrea Dovizioso, lourdement touché par cet incident. "J'espère qu'il va bien", a-t-il confié. L'Italien souffre d'une commotion cérébrale et a été transféré à l'hôpital de Coventry pour y passer des examens complémentaires. Pris de vertiges plusieurs heures après l'incident, Quartararo l'a rejoint.

Le Français a aussi "pris un coup sur la jambe" mais il devrait être opérationnel pour les tests de Misano, dans trois jours, qui lui permettront de préparer le Grand Prix de Saint-Marin, où Yamaha ne s'est plus imposé depuis 2014. De quoi rendre sa chute anglaise encore plus rageante. Mais qu'importe : "Le monde ne se fait pas en un jour, a rappelé Eric Mahé. Il est tellement en avance sur tous les prévisions que l'on aurait pu faire…"

Fabio Quartararo

Fabio QuartararoGetty Images

0
0