Le champion du monde a connu des week-ends plus simples. Pénalisé par un “long lap”, un tour rallongé, qu’il a dû effectuer en début de course, dimanche lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, Fabio Quartararo (Yamaha) n’a pu faire mieux qu’une 8e place, juste devant son principal rival au classement général Aleix Espargaro (9e). "Sincèrement, un week-end incompréhensible", a résumé au micro de Canal+ le champion du monde sortant.
"Après le ‘long lap’ de pénalité, je me retrouve derrière plusieurs pilotes et je ne peux rien faire. Je ne sais pas si je pouvais gagner mais j'aurais pu faire mieux (sans la pénalité qui lui a fait perdre trois places, ndlr)”, a déclaré le pilote français après sa course. En effet, sorti 2e des premiers virages, Quartararo aurait pu espérer bien mieux de ce Grand Prix, dans lequel son compatriote Johann Zarco, alors premier après être parti en pole, a chuté tout seul au 5e tour.
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Il nous manque de la vitesse pure, de l'accélération, de l'adhérence... beaucoup de choses
Et pour ne rien arranger, un mauvais choix de pneumatiques a coûté cher à “El Diablo”, qui s’est peut-être trop concentré durant le week-end sur la meilleure manière de prendre ce fameux “long lap”. “Avoir une moto devant ça va, mais dès qu'il y en a plus, le pneu arrière surchauffe, on perd de la performance et essayer de doubler est un cauchemar pour nous (les pilotes Yamaha, ndlr), dans la ligne droite on se prend dix mètres à chaque accélération. On aurait pu faire mieux avec un pneu arrière dur et pas le medium, mais c'est facile de le dire après coup”, a-t-il regretté.
Lors des essais libres, Quartararo a effectué une dizaine de fois ce "long lap", l'éloignant ainsi d'un des points centraux à gérer avant les qualifications, le test des pneumatiques. "On a fait une erreur de ne pas tester le pneu dur pendant les essais. On n'a pas réussi à trouver notre rythme et c'est décevant de voir que ce n'est qu'une huitième place mais il faut rester forts et penser à la prochaine", a-t-il ajouté au micro de Canal+.

La menace Bagnaia de retour

Malgré ce mauvais choix de gommes, Fabio Quartararo a pointé un problème plus général inhérent aux Yamaha cette saison : "C'est le mystère, quand on a plusieurs motos devant nous, on est en difficulté. Mais là, ce n'est pas facile parce qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre. Le pneu surchauffe, une fois c'est l'avant, une fois c'est l'arrière, et on ne comprend pas pourquoi."
Désormais, outre la menace Aleix Espargaro qui accuse toujours 22 points de retard au championnat, le plus grand rival de la saison dernière de Quartararo, Pecco Bagnaia, refait surface. Et cela a tendance à inquiéter quelque peu le Français. Bagnaia est en effet revenu à 49 points de la tête, soit moins de deux courses remportées.
“Il nous manque de la vitesse pure, de l'accélération, de l'adhérence... beaucoup de choses mais je préfère ne pas trop parler de nos points négatifs. On vient de perdre les deux dernières courses (victoire de Francesco Bagnaia aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, ndlr), Pecco est maintenant beaucoup plus compétitif pour le titre. C'est l'homme qui arrive à faire la différence en ce moment".

Fabio Quartararo (Yamaha) au Grand Prix de Grande-Bretagne 2022

Crédit: Getty Images

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