En 2015, sur ce même circuit, Marc Marquez (Honda HRC) avait fait craquer Valentino Rossi (Yamaha Factory). L'Espagnol n'avait rien gagné. Trois ans plus tard, le quintuple champion du monde a remis la pression sur son rival. L'Italien, longtemps leader de la course, n'a pas résisté. Il a chuté et le n°1 Mondial s'est imposé, ce dimanche, au Grand Prix de Malaisie. Johann Zarco (Yamaha Tech3), lui, a plié sans rompre, et assuré le podium après avoir été débordé par Alex Rins (Suzuki Team) dans le dernier tour.
A l'exception, peut-être, d'un départ moyen, où il a cédé le bénéfice de sa pole à VR46, le Français n'a pas grand-chose à se reprocher. Sans l'aide de la pluie, il n'a pu contenir l'irrésistible remontée de Marquez, et a même eu la bonne idée de rester dans sa roue le plus longtemps possible. Le Catalan, lui, ne s'est plus soucié du pilote tricolore. Mais il s'est inquiété, à mi-course, lorsque Rossi a creusé un écart supérieur à une seconde.

Rossi a tout perdu

Orgueilleux, le n°93 a pris tous les risques pour combler cette marge. A cinq tours du drapeau à damier, il l'avait déjà réduite de moitié. Et Rossi, tout proche d'une victoire qui l'aurait remis dans le jeu, tant au classement que dans le box Yamaha, a commis l'irréparable. A l'entame du 17e tour, la superstar italienne a perdu l'arrière puis l'avant à l'entrée du virage n°1.
18e à l'arrivée, le septuple champion du monde a fait une croix sur la place de dauphin au championnat. Il est même, désormais, sous la menace de son coéquipier Maverick Viñales, quatrième à Sepang, et deux points derrière lui. Une petite erreur a tout changé. Pour lui, le Grand Prix de Malaisie ne sera pas un bon souvenir. Une nouvelle fois.