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MotoGP - Marc Marquez (Honda HRC) le romantique, Assen le feu d'artifice

On refait le Grand Prix : Marquez le romantique, Assen le feu d'artifice

Le 01/07/2018 à 21:20Mis à jour Le 02/07/2018 à 16:20

GRAND PRIX DES PAYS-BAS – Dans le feu d'artifice proposé par l'ensemble des pilotes, ce dimanche, à Assen, Marc Marquez (Honda HRC) a démontré que la MotoGP était plus "romantique" que jamais, pour reprendre les mots de Valentino Rossi (Yamaha Factory).

La note : 5/5

Certains décrivent déjà cette manche comme la plus belle de l'histoire. Il faudra prendre un poil de recul pour en avoir la certitude. Les enjeux mathématiques n'étaient pas aussi importants qu'à Phillip Island, la saison dernière. Mais, contrairement à ce que disait Valentino Rossi (Yamaha Factory) samedi, le romantisme ne s'est pas évaporé avec les années. Même si les courses ont changé, elles ont conservé leur essence : des dépassements, de la lutte, de l'intensité et du suspense. Le mythe de "La Cathédrale" s'est renforcé.

Vidéo - Dépassements, contacts et suspense : c'était la course de l'année !

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Le vainqueur : Marc Marquez (Honda HRC)

Les essais en avaient fait un favori naturel. Sûr de sa force, Marquez a travaillé son rythme dès les premières séances et personne ne semblait pouvoir le suivre sur la durée. Sauf que Jorge Lorenzo (Ducati Team) a semé la pagaille et que la course a tourné au classique. Comme en Australie la saison dernière, le quadruple champion du monde a lâché la meute en fin de course. C'est tout sauf un hasard. Une fois de plus, cette victoire est révélatrice du pilote qu'il est aujourd'hui : le meilleur au duel, à la stratégie, à la gestion. Et, surtout, au mental. Au contraire de Viñales, il n'a pas cogité une seule seconde après leur sortie de piste.

Vidéo - Marquez : "Je me suis battu avec tout le monde, c'était une course de Moto3 !"

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Le grand perdant : Maverick Viñales (Yamaha Factory)

Le prodige de Roses a usé de la méthode Coué tout le week-end pour s'affirmer en potentiel vainqueur, même après une qualification décevante. Viñales a joué dans le groupe de tête et cela aurait pu être un motif de satisfaction s'il n'avait pas commis deux erreurs. A dix tours de la fin, il n'aurait jamais dû insister aussi longtemps au côté de Marquez alors que son compatriote se tenait à l'intérieur. En fin de course, il a été piégé par Alex Rins (Suzuki Team), pourtant moins expérimenté que lui.

Vidéo - Rins : "J'ai eu des problèmes d'estomac"

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Le fantôme : Dani Pedrosa (Honda HRC)

18e au départ, 15e à l'arrivée derrière les deux Aprilia. Pedrosa s'est servi des négociations qui l'entourent pour justifier ses performances. Le lutin de Sabadell a surtout laissé en suspens les questions sur son véritable niveau.

Le moment chaud : Marquez se sauve (encore)

Après la course, Marquez a assuré qu'il conserverait "trois ou quatre moments de cette course en mémoire". Il n'est probablement pas prêt d'oublier sa perte de contrôle, au onzième tour. Il l'a encore sauvée. Et impossible de savoir comment il s'y est pris.

Le moment chaud (bis) : Rossi au contact avec Lorenzo

Dans son impressionnant début de course, Jorge Lorenzo (Ducati Team) n'a commis qu'une erreur. Au douzième tour, le Majorquin a perdu l'adhérence et il a été contraint de ralentir dans la cassure pour ne pas chuter. Rossi, surpris, n'a pu l'éviter et le choc, brutal, n'a heureusement pénalisé aucun des deux pilotes. Mais la GP18 a conservé des séquelles.

La question : Yamaha a-t-elle rassuré ?

Le jour de ses 63 ans, Yamaha n'a pas réussi à effacer le triste anniversaire d'une année sans victoire. La firme aux diapasons a dû se contenter d'un maigre podium, qui a au moins eu le mérite de redonner de l'espoir à Viñales. La nouvelle fourche du constructeur japonais a vraisemblablement permis à l'Espagnol de soumettre plus d'efforts au train avant, notamment sur les freinages en entrée de virage. Difficile de savoir si elle a aussi résolu ses problèmes d'équilibre, le vent ayant provoqué beaucoup de mouvements sur la M1 après l'allègement du réservoir.

Vidéo - Viñales : "La moto était au niveau, et moi aussi"

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La déclaration : Johann Zarco (Yamaha Tech3)

Le Français souffre des limites de sa machine et doit dépenser énormément d'énergie pour les compenser au pilotage.

La stat' : 16"043

Jamais les points n'avaient coûté aussi cher en MotoGP. Sur la ligne d'arrivée, 16"043 séparaient Marquez, vainqueur, de son coéquipier, Pedrosa, quinzième. Les écarts du Top 15 n'avaient jamais été aussi réduits.

La vidéo immanquable : Le chef d'œuvre en caméra embarquée

Vous avez vibré devant votre téléviseur ? Vous allez trembler dans ce résumé en caméra embarquée.

Le point au Mondial Pilotes

1- Marc Marquez (Honda HRC) ; 140 points, 2- Valentino Rossi (Yamaha Factory) ; 99 pts, 3- Maverick Viñales (Yamaha Factory) ; 93 pts, 4- Johann Zarco (Yamaha Tech3) ; 81 pts, 5- Andrea Dovizioso (Ducati Team) ; 79 pts.

Le Point au Mondial Equipes

1- Yamaha Factory ; 192 points, 2- Honda HRC ; 181 pts, 3- Ducati Team ; 154 pts, 4- Ducati Pramac ; 126 pts, 5- Suzuki Team ; 124 pts.

Le Point au Mondial Constructeurs

1- Honda ; 175 points, 2- Ducati ; 145 pts, 3- Yamaha ; 140 pts, 4- Suzuki ; 100 pts, 5- KTM ; 33 pts.

Le prochain rendez-vous : Grand Prix d'Allemagne

Il aura lieu les 13, 14 et 15 juillet prochain sur le circuit du Sachsenring.

Marc Marquez (Honda HRC) sur le podium du Grand Prix des Pays-Bas 2018

Marc Marquez (Honda HRC) sur le podium du Grand Prix des Pays-Bas 2018Getty Images

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