Dimanche avant le départ de la course, Fabio Quartararo (Yamaha) croisera les doigts en espérant un scénario similaire à celui de la première séance d'essais libres, disputée vendredi matin à Valence. Au guidon de sa Yamaha, il a signé le meilleur temps pendant que Francesco Bagnaia, mieux placé pour le titre de champion avec 23 points d'avance, a échoué hors du Top 15.
Il faudrait une histoire aussi folle et une contreperformance de l'Italien - voire un abandon - pour que El Diablo puisse coiffer une deuxième couronne mondiale de rang. Tout autre résultat le condamnerait à céder son trophée à Pecco. Inutile d'écrire, donc, que le Niçois est très motivé à l'entame de l'ultime manche du Championnat. "J'ai déjà dit à mon team et à mes amis que je donnerai tout sur cette course. Quoi qu'il arrive, nous prendrons du bon temps dimanche soir, mais je ne partirai pas d'ici sans avoir essayé", a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par GP Inside.
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Il doit améliorer son secteur 4

Son huitième temps dans les EL2, à deux dixièmes de Luca Marini (Ducati) n'a pas altéré sa bonne humeur et sa motivation : "Le rythme est très bon. Nous avons plutôt bien travaillé aujourd'hui. Nous avons encore un peu de marge pour le rythme et je suis impatient d'être aux qualifications, je pilote mieux que l'an dernier."
Son rival turinois, lui, a terminé neuvième pour cinq millièmes et paraît nerveux sur le circuit de Valence où il s'était imposé l'année dernière. Les Ducati avaient d'ailleurs privatisé les places de choix puisque Jorge Martin et Jack Miller étaient montés sur le podium. "Les chronos de Pecoo ne m'intéressent pas trop, même si c'était marrant de voir les positions en FP1, a battu en brèche le Niçois. Je me sens bien. On ne s'est plus battu pour la victoire depuis le Grand Prix d'Allemagne. Là, j'ai envie de le faire. Je ne me concentre que sur moi-même et on verra bien dimanche."
Handicapé par un doigt cassé qu'il fera opérer cet hiver, le champion du monde a rappelé l'importance des qualifications à Valence afin de s'assurer un bon départ. En 2022, il ne s'est élancé de la pole position qu'une seule fois, en Indonésie. Problème : il doit améliorer son secteur 4. "On ne sait pas encore pourquoi on perd autant. Au secteur 1, il y a aussi une partie de la ligne droite qui nous fait perdre énormément, mais il va falloir s'adapter pour essayer d'être sur l'une des deux premières lignes. En course, je ferai mon maximum pour m'échapper. Mon objectif est d'être vraiment agressif", a conclu El Diablo.
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