Quinze mois. C'est le compte-à-rebours lancé par Florent Manaudou en mars 2019 lorsqu'il a décidé de renouer avec son destin de nageur et de clore la parenthèse de deux ans et demi loin des bassins. Après une courte carrière de handballeur en National 2, de comédien et de consultant, le pari semblait complètement fou : retrouver l'or olympique sur 50 mètres après une pause interminable face aux nouvelles têtes d'affiche de la discipline. Ce vendredi soir, le champion olympique de Londres débute sa nouvelle quête olympique. Après l'or en 2012 et l'argent en 2016, que peut-il vraiment espérer ?
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Dans l'eau, les premiers coups de bras de cette deuxième carrière sont encourageants. En juin à Rome 2019, après dix semaines d'entraînement seulement, Manaudou boucle ses deux premiers 50m en à peine plus de 21"70. De retour d'un stage en Afrique du Sud, il file en 21"56 fin janvier à Luxembourg. Un temps prometteur, le meilleur de son come-back. Car le Covid va le stopper dans son élan. Le virus fait son irruption, et entraîne avec lui confinement, fermeture des piscines, report des Jeux et incertitudes en pagaille.
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Florent Manaudou

Crédit: Getty Images

Depuis le Covid, des chronos plus timides

Oui, Manaudou, réinstallé à plein temps à Marseille, a empoché son sésame olympique au plus vite en remplissant dès décembre les critères de qualification. Depuis le pause contrainte et forcée, Manaudou a beaucoup patiné entre 21"70 et 21"80 et sa meilleure marque reste finalement ses 21"67 de sa demi-finale européenne mi-mai à Budapest, ce qui lui vaut le neuvième chrono de la saison. Il ne s'était ensuite classé que cinquième de la finale en 21"81. "On a enchaîné pas mal de compétitions. A chaque fois que je monte sur le plot, je veux nager plus vite, et je me suis pris un peu des gifles intérieurement", raconte Manaudou.

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"Ç'a beaucoup tourné dans sa tête, il a revu cinquante courses, commente Julien Jacquier, son entraîneur à Marseille. Il fallait essayer de le rassurer. Ce que je retiens, c'est son envie." Peut-il de nouveau triompher sur l'aller simple alors que Dressel et ses 21"04 semble inaccessibles ? "Je me compare à ce que j'ai fait avant parce qu'on est un sport chronométrique et que c'est très facile de le faire, note encore le triple champion du monde 2015 qui semble encore loin de son record personnel (21"19). Ce n'est peut-être pas la bonne solution. Depuis fin mai, j'essaie de ne pas trop regarder, de penser un peu moins au temps." Il lui faudra pourtant affoler les chronos pour espérer aller au bout de son pari.
AVEC AFP
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