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Top 100: Escudé, héros des Antipodes

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ParEurosport
04/06/2013 à 20:46 | Mis à jour 04/06/2013 à 22:56

C'est parti pour notre Top 100 des grands moments du sport français de 1983 à 2013. Dans ces cinq premiers souvenirs, on retrouve notamment Nicolas Escudé.

100. ICI, C'EST PARIS… VOLLEY

Après le  basket, le foot et le rugby, mais avant le handball, le volley masculin français a réussi à se placer sur le toit de l'Europe. C'était en 2001, grâce au Paris Volley. Là où les Sudistes Cannes et Fréjus avaient échoué, s'inclinant en finale en 1983 et 1990n, le club parisien allait réussir. Pourquoi privilégier le sacre du Paris Volley en 2003 plutôt que celui de Tours quatre ans plus tard? Parce qu'il a la force des premières. Mais aussi parce que la victoire parisienne marque la fin d'une suprématie de huit années des clubs italiens. Déboulonner Trévise, double tenant du titre, n'allait pas de soi. Les héros parisiens se nomment alors Hubert Henno, Jiri Novak, Stéphane Antiga ou encore Paul Duerden, la machine canadienne. Mais aussi Glenn Hoag, formidable coach au charisme indéniable, meneur d'hommes hors pair. Cette finale, ils vont la chercher au bout du suspense, s'imposant 15-13 au tie-break après avoir été menés 13-11. La force des Parisiens, leur immense mérite, c'est d'avoir sorti leur chef d'œuvre le jour où il le fallait et d'avoir conquis ce titre suprême en battant un club et une équipe de légende.

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99. FLEURY-NOWAK, LES PIONNIERES DU JUDO

Deux moments pour le prix d'un. Deux championnes pour le prix d'une. Le judo français, ce n'est pas que Douillet et Riner, même si les deux extraordinaires poids lourds ont incontestablement marqué l'histoire du judo et même du sport français. Mais à Barcelone, en 1992, les stars étaient à trouver du côté des filles. Les deux seules médailles d'or du judo français en Catalogne. Et les deux premières de l'histoire pour le judo féminin tricolore. Jusqu'ici, les seuls titres olympiques français étaient venus de ces messieurs. Thierry Rey et Angelo Parisi, à Moscou, puis Marc Alexandre, à Séoul. A Barcelone, c'est d'abord Cathy Fleury qui s'offre l'or, en -61 kg. Puis, quelques jours plus tard, Cécile Nowak l'imite en -48 kg. En finale, la blonde de Valenciennes dompte une toute jeune Japonaise de 16 ans, Ryoko Tamura, qui s'apprête à marquer durablement l'histoire de son sport. Il était encore temps de prendre l'or. Sur le podium, le flot de larmes de Cécile Nowak marque le public. C'est resté une des images très fortes de la délégation française à Barcelone.

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Crédit: Panoramic

98. LACOURT ET STRAVIUS, DOUBLE RATION D'OR

Il faut bien mesurer que, jusqu'à cette finale du 100m dos des Mondiaux de Shanghai en 2011, aucun nageur français n'avait jamais été sacré champion du monde. Moins d'une minute après le départ de la course, la France en comptait deux, d'un seul coup. Camille Lacourt et Jérémy Stravius survolent cette finale, qu'ils bouclent dans un temps identique, 52"76. Tous derrière et eux devant. Les co-médaillés d'or sont rarissimes dans un grand championnat. Que les deux lauréats soient issus d'un même pays l'est davantage encore. Mais que les intéressés viennent d'un pays qui n'avait jamais goûté à l'or mondial chez les hommes rend cet évènement exceptionnel. Lacourt le grand favori et Stravius l'outsider, unis dans la gloire le temps d'une course, ont ainsi offert une double ration de Marseillaise à la natation tricolore. Mais pour l'un comme pour l'autre, le triomphe de Shanghai a été compliqué à gérer. Stravius n'a même pas réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres l'année suivante. Lacourt, lui, y était. Mais le Marseillais a échoué à la pire des places, la quatrième, lui qui rêvait d'or. Encore.

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97. AVEC MONTPELLIER, LE HAND S'Y MET AUSSI

Il ne manquait plus que le hand. Paradoxalement, le handball aura été le dernier sport collectif majeur à conquérir l'épreuve reine au niveau européen chez les hommes. Le football (Marseille, 1993), le basket (Limoges, 1993), le rugby (Toulouse, 1995) ou encore le volley (Paris, 2001) avaient pris les devants. Paradoxalement car le hand a été précurseur au niveau des équipes nationales en offrant à la France le premier titre de championne du monde de son histoire dans un sport co, en 1995. Lorsque Montpellier bat Ljulbjana en demi-finales en 2003, c'est même la toute première fois qu'un club français se hisse en finale de la Ligue des champions, lancée en 1957. Mais ce coup d'essai sera un coup de maître. Pourtant, les Héraultais s'inclinent lourdement à l'aller (27-19) en Espagne face à Pampelune et sa star… française emblématique, Jackson Richardson. Huit buts, dans ce contexte, c'est énorme. Au retour, le public de René-Bougnol met le feu à la salle. Il faut ça. Sur le terrain, avec un engagement total, les joueurs de Patrice Canayer donnent le ton d'emblée: au bout de 30 secondes, Greg Anquetil signe une interception. Premier but dans la foulée. 3-0 au bout de quatre minutes. Puis 11-4 au quart d'heure de jeu. A la pause, Montpellier n'a pourtant comblé que la moitié de son retard (14-10). Mais en maintenant une intensité extrême de façon permanente, les champions de France finissent par faire exploser leur adversaire. Dix minutes après la reprise, Montpellier mène de dix buts, dans une ambiance indescriptible. Pampelune ne s'en relèvera pas. Après avoir conquis le monde grâce aux Bleus, le hand français met enfin l'Europe des clubs à ses pieds. Gagner la Ligue des champions, en soit, c'était déjà énorme. Le faire de cette manière, c'était grandiose.

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96. LE CHEF D'ŒUVRE D'ESCUDÉ AUX ANTIPODES

Autant le dire tout de suite, et vous n'en serez pas surpris, il sera plusieurs fois question de Coupe Davis dans cette série. Logique. Depuis le début des années 80, le tennis masculin français a conquis ses plus grands titres dans cette épreuve collective qui avait fait sa gloire via les Mousquetaires dans les années trente et qui, aujourd'hui encore, parvient de temps à autre à sublimer via le collectif les qualités de ses individualités. Le sacre de Lyon, en 1991, sur lequel nous reviendrons plus tard, reste évidemment, de très loin, le plus marquant. Mais chaque campagne victorieuse possède son charme. La dernière en date, celle de 2001, doit sa part de gloire au scénario de sa finale. Aller gagner en Australie, autre terre historique de la Coupe Davis, c'était une façon parfaite d'épouser la légende de cette épreuve unique. Le groupe de Guy Forget, cette année-là, n'est pas le plus doué de tous. Mais il possède une force incontestable. Par quatre fois, les Français vont s'imposer à l'extérieur: en Belgique, en Suisse, aux Pays-Bas et, donc, en Australie. Nicolas Escudé en est le fil conducteur. C'est lui, au printemps, qui donne le point décisif en Suisse, en battant George Bastl 8-6 au cinquième après avoir sauvé une balle de match. Beaucoup l'ont oublié. Comme quoi, la gloire tient souvent à peu de choses. En finale, Escudé sort le chef d'œuvre de sa carrière. Sébastien Grosjean est pourtant le leader de cette équipe. Numéro 4 mondial, vainqueur à Bercy et finaliste du Masters, il coince pourtant en perdant ses deux simples. Pioline et Santoro remportent le double. Escudé, lui, gagne ses deux simples. Il bat Wayne Arthurs, qui avait supplée Patrick Rafter, blessé, lors du cinquième match décisif. Mais son grand exploit, le Palois l'avait signé le vendredi, en dominant en cinq sets Lleyton Hewitt. Celui-ci était juste le numéro un mondial. Il jouait chez lui, sur sa surface fétiche. Décidément, Melbourne aura souri à Nicolas Escudé, qui s'y était révélé trois ans plus tôt en atteignant les demi-finales de l'Open d'Australie.

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