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L'ogre Bjoerndalen

L'ogre Bjoerndalen
Par Eurosport

Le 07/01/2010 à 11:38Mis à jour

Pour boucler définitivement les années 2000, Eurosport.fr vous propose de découvrir du 1er au 10 janvier son classement des 50 sportifs les plus marquants des 10 dernières années. Au pied du podium (4e), le biathlète norvégien Ole-Einar Bjoerndalen, champion le plus titré des sports d'hiver.

Parallèlement au vote de la rédaction, vous pouvez également déterminer votre propre hiérarchie. Pour cela, rien de plus simple: envoyez-nous un mail à l'adresse suivante: redaction.fr@eurosport.com. Il vous suffit de mettre dans l'intitulé du mail VOTE suivi du nom du sportif (homme ou femme) de votre choix. Nous ne retiendrons qu'un seul nom par internaute . Inutile donc de mettre une liste de 10 ou 15 noms. Le résultat du vote des internautes sera dévoilé le 10 janvier sur notre site.

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NOTRE PODIUM SERA DÉVOILÉ A PARTIR DE DEMAIN VENDREDI

4. OLE - EINAR BJOERNDALEN (Norvège – Biathlon)

Par où commencer? La lecture du palmarès d'Ole Einar Bjoerndalen donne le vertige. C'est à se demander si un seul homme a réellement pu se bâtir seul une telle carte de visite. Quelques chiffres, donc, pour tenter de mesurer à quel point le Norvégien a marqué son époque. Pour nous cantonner sur la seule période 2000-2009, celle qui nous intéresse, OEB a donc conquis: 4 médailles d'or aux Jeux Olympiques (7 podiums au total) en seulement deux participations (alors qu'il y a eu trois éditions des Jeux d'été), 13 médailles d'or aux Championnats du monde (26 podiums au total), 5 victoires au classement général de la Coupe du monde (2003, 2005, 2006, 2008 et 2009) plus 17 petits globes (6 en sprint, 5 en poursuite, 5 en mass start, 1 dans l'individuelle). Le plus extraordinaire, c'est que Bjoerndalen a accompli tout ça en ayant face à lui, une bonne partie de la décennie, un autre très grand champion, Raphaël Poirée, qui lui a longtemps donné du fil à retordre. Mais plus encore que le Français, Bjoerndalen restera comme l'homme des grands rendez-vous.

Le point d'orgue de son immense carrière en témoigne. Salt Lake City 2002. Bjoerndalen, qui a déjà conquis un titre à Nagano quatre ans plus tôt, a sacrifié le classement général de la Coupe du monde pour mieux préparer son voyage dans l'Utah. Au pied du Lac Salé, le Scandinave entre de plain pied dans la légende des Jeux en remportant quatre titres sur quatre possibles. Un Grand Chelem qui marque un avant et un après pour le biathlon. Il réussira deux autres quadruplés, lors des Mondiaux d'Hochfilzen, en 2005, et ceux de Pyeongchang, l'année dernière. L'enjeu transcende Bjoerndalen, accroissant encore le fossé qui le sépare de ses adversaires lors des grands évènements. Pour instaurer sa dynastie, le rival de Poirée s'est surtout appuyé sur ses exceptionnelles qualités de fondeur.

Il n'a d'ailleurs pas hésité à défier les meilleurs dans cette discipline. A Salt Lake City, parallèlement à son quadruplé historique, il s'était aligné au départ du 30km libre en ski de fond, terminant à une très honorable 6e place. Et lors de la saison 2006-2007, il décroche une victoire dans une épreuve de Coupe du monde. En février 2009, Bjoerndalen passe de l'histoire à la légende. Un énième succès lui permet d'effacer les 86 victoires en Coupe du monde d'Ingemar Stenmark, faisant de lui le champion le plus titré non seulement du biathlon, mais des sports d'hiver dans leur globalité. Largement suffisant pour marquer bien au-delà de cette seule décennie…

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5. MICHAEL SCHUMACHER (Allemagne - Formule 1)

L'as de la Formule 1 ne fait pas exception aux grands champions de la décennie écoulée : il a porté les records à un niveau jamais atteint (7 titres, 91 victoires) et fait entrer son sport dans une nouvelle dimension. En usant de méthodes parfois discutables. 2000 : une fin, un début. Il tord son volant à trop le marteler de joie à Suzuka. La F1 sait quand il se passe quelque chose de grand et la scène rappelle celle du sacre d'Ayton Senna en 1988, en ce lieu qui ne s'offre qu'aux seigneurs de la vitesse. Une place à part de l'histoire, déjà. Des broches encore dans la jambe droite, l'Allemand clôt une disette de 21 ans sans titre Pilotes pour Ferrari, et ouvre sa propre ère. Une consécration, un soulagement ; entré quatre ans plus tôt chez Ferrari comme on entre en religion.

2003 est l'année de son plus beau titre. Dans un contexte émotionnel parfois éprouvant. Le lendemain du décès de sa mère, il gagne devant son frère à Imola. Mis en balance par Kimi Raïkkönen(McLaren) et ses Michelin, il livre une remontée fantastique pour obtenir la 8e place du sacre à Suzuka. Une seule erreur dans la saison : un tête-à-queue à Nürburg. 2004 est un copié-collé de 2002, avec une nouvelle faute de goût : le public ne comprend pas pourquoi il a freiné sur la ligne, tentant de terminer ex aequo avec Barrichello. Destructeur pour l'image d'un sport que les Yankees ne captent pas. L'as s'ennuie décidemment et on peut soupçonner un tête-à-queue volontaire à Monza pour la fantaisie d'un passage en revue du peloton ; l'amusement consistant à montrer à Barrichello que c'est facile de doubler. Le Pauliste a son lot de consolation et repart pour une dernière saison de faire-valoir. Mais "Schumi" ignore qu'il s'agit de son ultime titre en rouge, et découvre son successeur 2005 à Imola en passant 13 tours derrière Fernando Alonso (Renault), imperturbable. L'Espagnol est mieux chaussé aussi, sauf à Indianapolis, où Michelin dégomme la course. Et Schumi n'a pas de scrupules à faire la course à six Bridgestone... La "rossa" est médiocre et c'est son seul succès annuel.

Mais il reste le mieux payé, à raison de 40 millions d’euros l’an, et 2006 signe son retour aux affaires car il est un fabuleux metteur au point. Il bat le record de pole positions de Senna (66), mais il n'en fait pas des caisses sur cette prééminence purement statistiques. Cependant, avec lui la rechute n’est jamais loin : à Monaco, c'est l'épisode du créneau scandaleux en fin de qualif, pour empêcher d'un drapeau jaune Alonso de lui prendre la pole. La fin de championnat est politique mais l'Espagnol se couronne à l'usure. "Schumi"  abandonne la Formule 1 sans la reconnaissance suprême : l'amour du public. Car même l'Allemagne déplore son image controversée de jusqu'au-boutiste de la performance. Les batteries rechargées, il annonce fin 2009 son retour. Pour viser un 8e titre et ajouter 9 victoires à son palmarès.

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6. Valentina Vezzali (Italie - Escrime)
7. Sébastien Loeb (France - Automobile)
8. Valentino Rossi (Italie - Motocyclisme)
9. Lance Armstrong (Etats-Unis - Cyclisme)
10. Serena Williams (Etats-Unis - Tennis)

11. Kenenisa Bekele (Ethiopie - Athlétisme)
12. Yelena Isinbayeva (Russie - Athlétisme)
13. Kobe Bryant (Etats-Unis - Basket)
14. Jonny Wilkinson (Angleterre - Rugby)
15. Janica Kostelic (Croatie - Ski alpin)
16. Usain Bolt (Jamaïque - Athlétisme)
17. Ronaldo (Brésil - Football)
18. Tom Brady (Etats-Unis - Football américain)
19. Hicham El Guerrouj (Maroc - Athlétisme)
20. Zinédine Zidane (France - Football)

21. Ryoko Tani (Japon - Judo)
22. Paolo Bettini (Italie - Cyclisme)
23. Rafael Nadal (Espagne - Tennis)
24. Hermann Maier (Autriche - Ski alpin)
25. Annika Sorenstam (Suède - Golf)
26. Justine Hénin (Belgique - Tennis)
27. Manny Pacquiao (Philippines - Boxe)
28. Anja Paerson (Suède - Ski alpin)
29. Venus Williams (Etats-Unis - Tennis)
30. Tim Duncan (Etats-Unis - Basket)

31. Ian Thorpe (Australie - Natation)
32. Alberto Contador (Espagne - Cyclisme)
33. Floyd Mayweather (Etats-Unis - Boxe)
34. Fernando Alonso (Espagne - Formule 1)
35. Tom Boonen (Belgique - Cyclisme)
36. Evgueni Plushenko (Russie - Patinage Artistique)
37. Bode Miller (Etats-Unis - Ski alpin)
38. Shaquille O'Neal (Etats-Unis - Basket)
39. Albert Pujols (République dominicaine - Baseball)
40. Daniel Carter (Nouvelle-Zélande - Rugby)

41. Nikola Karabatic (France - Handball)
42. Ronaldinho (Brésil - Football)
43. Lisa Leslie (Etats-Unis - Basket)
44. Nicklas Lidstrom (Suède - Hockey sur glace)
45. Aaron Peirsol (Etats-Unis - Natation)
46. Benjamin Raich (Autriche - Ski alpin)
47. Marcus Grönholm (Finlande - Rallye)
48. Tirunesh Dibaba (Ethiopie - Athlétisme)
49. Janne Ahonen (Finlande - Saut à skis)
50. Steven Lopez (Etats-Unis - Taekwondo)

Aux portes du Top 50 : Veronica Campbell (Jamaïque - Athlétisme), Maria Mutola (Mozambique – Athlétisme), Alex Rodriguez (Etats-Unis, Baseball), Kevin Garnett (Etats-Unis, Basket), Pau Gasol (Espagne – Basket), LeBron James (Etats-Unis - Basket), Tony Parker (France – Basket), Raphaël Poirée (France – Biathlon), Tony Estanguet (France – Canoe-Kayak), Michal Martikan (Slovaquie – Canoe-Kayak), Julien Absalon (France – Cyclisme), Pavel Kolobkov (Russie – Escrime), Anky Van Gruvsen (Pays-Bas - Equitation), Gianluigi Buffon (Italie - Football), Thierry Henry (France – Football), - Marta (Brésil - Football), Cristiano Ronaldo (Portugal – Football), Peyton Manning (Etats-Unis - Football américain), Lewis Hamilton (Grande-Bretagne – Formule 1), Phil Mickelson (Etats-Unis - Golf), Vijay Singh (Fidji – Golf), Martin Brodeur (Canada - Hockey sur glace), Stefan Everts (Motocross - Belgique), Inge De Bruijn (Pays-Bas - Natation), Grant Hackett (Australie – Natation), Pieter Van den Hoogenband (Pays-Bas - Natation), Guo Jingjin (Chine – Plongeon), Bryan Habana (Afrique du Sud – Rugby), Martin Johnson (Angleterre - Rugby), Richie McCaw (Nouvelle-Zélande – Rugby), Anton Ono (Etats-Unis, Shorttrack), Kjetil Andre Aamodt (Norvège – Ski Alpin), Stephan Eberharter (Autriche – Ski Alpin), Lindsey Vonn (Etats-Unis – Ski Alpin), Wang Liqin (Chine – Tennis de table), Michel Desjoyeaux (France – Voile), Giba (Volley – Brésil)

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