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L’AFLD prié de quitter ses locaux par la région Ile-De-France

L’AFLD prié de quitter ses locaux par la région Ile-De-France
Par AFP

Le 21/02/2019 à 23:04Mis à jour Le 21/02/2019 à 23:08

La région Ile-de-France a demandé à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) de quitter les locaux que son laboratoire occupe à Châtenay-Malabry d'ici la fin 2019, ce que dénonce l'agence antidopage, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’AFLD contrait de déménager de Châtenay-Malabry. Confirmant une information du journal L'Equipe, l'AFLD a indiqué jeudi à l'AFP que la région Ile-de-France lui avait demandé de récupérer le bâtiment au sein du CREPS, où est implanté son laboratoire d'analyses antidopage, à la fin de la convention d'occupation qui se termine le 31 décembre 2019.

"La Région est propriétaire des locaux de Châtenay-Malabry", depuis que les CREPS (Centre de Ressources, d'Expertise et de Performance Sportive) ont été transférés aux régions en 2016, a justifié la Région Ile-de-France à l'AFP.

Le CREPS a besoin du bâtiment

Dans ce cadre, "nous avons un projet sportif important pour faire du CREPS un lieu d'accueil des jeunes sportifs pour faire émerger la génération olympique 2024", explique-t-on de même source. "Nous avons besoin des bâtiments, on n'a pas d'autres choix."

Mais pour l'AFLD, le laboratoire a besoin de son côté "d'un bâtiment spécifique, et il paraît difficilement réaliste de pouvoir déménager dans un délai si court".

En vue de la Coupe du monde de rugby 2023 et des JO de 2024, le laboratoire antidopage doit emménager au 1er semestre 2023 dans de nouveaux locaux, sur le campus d'Orsay, pour être rattaché à l'université Paris-Sud sur le plateau de Saclay. "C'est difficile d'imaginer deux déménagements successifs", plaide-t-on à l'AFLD.

"Contradiction de calendrier"

La région reconnaît "une contradiction de calendrier", mais souligne que "l'Etat a décidé de manière unilatérale que l'AFLD allait déménager en 2023 au campus d'Orsay, sans aucune concertation. C'est quand même nous qui sommes propriétaires".

"On les a informés le plus en amont possible", ajoute la région, qui précise avoir proposé à l'AFLD de s'installer de manière provisoire au Génopole d'Evry, candidat malheureux contre Orsay pour l'installation définitive de l'agence antidopage.

"La communauté d'agglomération, le département et la ville d'Evry-Courcouronnes sont prêts à les accueillir", insiste la région, s'appuyant sur un courrier des trois collectivités, qui se disent effectivement "en mesure de répondre favorablement à la demande" de la région d'accueillir de manière provisoire le laboratoire.

Mais elles posent leur condition : "cette proposition ne sera affermie qu'à la condition exclusive où la proposition initialement formalisée par Grand Paris Sud pour accueillir de manière permanente les laboratoires de l'AFLD à Evry-Courcouronnes soit in fine retenue par le Ministère des sports", écrivent-elles.

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