1. Football – L'équipe d'Allemagne

La Nationalmannschaft trône à nouveau au sommet du monde. En remportant la Coupe du monde 2014, l'Allemagne a décroché son quatrième titre planétaire. La consécration d'une génération d'exception. Celle d'un grand entraîneur aussi, Joachim Low. Un sacre mérité tant sur la compétition que pour l'ensemble de l'œuvre de cette équipe depuis une décennie. Souvent placée mais jamais gagnante au XXIe siècle, elle est cette fois allée au bout de son destin sans se départir de ses convictions. Portée par de remarquables individualités (Neuer, Lahm, Hummels, Müller, Kroos…), l'Allemagne est toutefois avant tout un collectif d'exception. Un peu comme l'Espagne avant elle.
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Son mérite, c'est aussi d'être devenue la première nation européenne à s'imposer sur le sol américain, où seuls le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay avaient triomphé en sept éditions depuis 1930. Si son titre restera dans les annales, c'est aussi, bien évidemment, par le biais de cette demi-finale surnaturelle, qui a vu les Allemands mettre en pièces le rêve brésilien. L'aspect surréaliste de la victoire de Belo Horizonte, ce 7-1 d'un autre temps, frappera les esprits de génération en génération. Et pas seulement en Allemagne. Au bout du compte, un titre qui fait honneur au football.

La joie des Allemands après la finale Allemagne - Argentine du Mondial 2014.

Crédit: AFP

2. Basket – Les San Antonio Spurs

L'année se termine difficilement pour les San Antonio Spurs. Les lendemains de fête sont durs. Mais que la fête a été belle ! Ce que les Spurs ont proposé lors des NBA Finals au mois de juin face à Miami avait valeur de passage à la postérité. Un an après leur échec terriblement frustrant dans ces mêmes Finales face à ce même Heat, ils ont su repartir. Au talent individuel hors normes du Heat de LeBron James, l'équipe texane a opposé un basket d'une exceptionnelle qualité. Le paroxysme du jeu collectif.
Tony Parker, Tim Duncan, Manu Ginobili, Kawhi Leonard et les autres, tous sur la même longueur d'ondes, ont offert un jeu d'équipe totalement abouti, avec en chef d'orchestre Gregg Popovich, d'ores et déjà un des plus grands coaches de l'histoire de la NBA. Dans les trois derniers matches de la finale, ils ont atteint une forme de perfection dans l'expression collective. C'est cette proximité avec cette perfection qui donne envie de plébisciter les Spurs. Si le mot "équipe" a un sens, ils en sont un une merveilleuse incarnation. On peut même parler d'éthique collective, tant cette dimension collégiale constitue l'ADN du jeu de San Antonio.

Kawhi Leonard, Tony Parker, Tim Duncan et Manu Ginobili après le titre des Spurs

Crédit: AFP

3. Football – Le Real Madrid

En football, c'est l'autre grand gagnant de l'année avec l'Allemagne. Paradoxalement, si le Real Madrid n'a pas fait la loi chez lui, laissant le titre de champion d'Espagne à son voisin et rival, l'Atlético, il a régné partout ailleurs. La surpuissante Maison blanche, transcendée et incarnée par un Cristiano Ronaldo au sommet de son art footballistique, a enfin conquis cette 10e Ligue des champions, cette fameuse Decima attendue depuis 2002 et la volée magique de Zinedine Zidane dans la nuit de Glasgow. Un titre arraché de haute lutte en finale contre… l'Atlético. L'égalisation de Sergio Ramos dans le temps additionnel, les trois buts en prolongation, tout ceci appartient désormais à l'histoire. La victoire en Coupe du monde des clubs en décembre a consolidé le statut de meilleure équipe de clubs du moment du Real, mais c'est évidemment la Decima qui restera accolée à cette année 2014 pour la Casa blanca.

La Decima du Real.

Crédit: AFP

4. Rugby – Le RC Toulon

Il y a encore sept ans, que le RC Toulon ferraillait sur les terrains abruptes du Pro D2, Mourad Boudjellal rêvait de hisser son club au sommet. Le bouillonnant président varois a assouvi sa double ambition. 2014 aura été l'année du Rugby Club Toulonnais. En 2013, le RCT avait déjà conquis le titre de champion d'Europe, mais échoué en finale du Top 14. La fameuse impossibilité du doublé H Cup – Brennus. Impossibilité? A voir. Cette année, Toulon a enfin réussi cet extraordinaire doublé, conservant son titre continental après une victoire en finale face aux Saracens, puis en décrochant son premier Bouclier de Brennus depuis 22 ans à travers la revanche en finale face à Castres. Un double couronnement qui donne au club de Mourad Boudjellal une dimension qu'il n'avait encore jamais atteint. La belle aventure collective s'est doublée d'une jolie histoire personnelle, celle de Jonny Wilkinson. Joueur de légende, homme savoureux, Wilko s'en est allé sur ces deux derniers couronnements.

Toulon, double tenant du titre en H Cup

Crédit: Icon Sport

5. Formule 1 – L'écurie Mercedes

Mercedes a écrasé la saison 2014 en se montrant préoccupée par un esprit de loyauté qui l'a honorée, et qui justifie au bout du compte sa présence dans notre Top 5. Parce que le résultat n'est rien sans la manière. Revenue en 2010 avec le statut de constructeur, la firme à l'Etoile n'avait pas convaincu pendant quatre saisons. Cette année, elle n'a pas manqué l'occasion de se remettre dans le sens de l'histoire et à la hauteur de son blason industriel en maîtrisant comme nulle autre les nouveaux V6 turbo couplés à des systèmes de récupération d'énergie hydrides extrêmement complexes.
Au volant, Lewis Hamilton et Nico Rosberg se sont régalés, nous ont régalés au fil de 16 victoires sur 19 possibles, pour 11 doublés, record absolu dans les deux cas. En 2014, Mercedes a perpétué la fascination technologique sans laquelle la Formule 1 ne serait rien, prouvé ses aspirations à la modernité. Et s'est évertuée à entretenir l'équité entre des pilotes aux egos surdimensionnées et parfois truqueurs. Dans le feu de l'action des grands prix ou le feutré des réunions de travail, Toto Wolff, directeur d'équipe, a entretenu la transparence, aboli les petits secrets, canalisé les énergies. Parfois avec maladresse mais toujours dans un but : grandir le sport. Jusqu'à remiser les consignes d'équipe au prix d’une plus grande paranoïa. Mercedes a magnifié la Formule 1 à travers un feuilleton haletant et il faut l'en remercier. La marque a aussi fait un bien fou à la F1 en propulsant Williams dans le Top 3 des écuries, devant Ferrari. Une autre agréable surprise.

Nico Rosberg devant Lewis Hamilton (Mercedes) au GP du Brésil 2014

Crédit: Panoramic

ET AUSSI

Tennis – L'équipe de Suisse de Coupe Davis
Quand on possède le plus grand joueur de l'histoire et une seconde lame du niveau de Stanislas Wawrinka, gagner la Coupe Davis, quoi  de plus logique ? La Suisse a enfin apposé son nom sur le Saladier d'argent. Que ce soit en simple ou en double, Roger Federer et Wawrinka ont évolué à un niveau exceptionnel lors de la finale face à la France, qu'ils ont surclassée à Lille.
Golf – L'équipe européenne de Ryder Cup
Pour la troisième fois consécutive, l'Europe a remporté la Ryder Cup cette année. A Gleneagles, il n'y a pas eu photo. Les Européens, dans le sillage d'un Rory McIlroy devenu maitre du monde cet été, ont nettement dominé les Etats-Unis (16,5 – 11,5).
Handball – L'équipe de Norvège féminine
Les Norvégiennes sont au hand féminin ce que les Bleus sont au hand masculin. L'équipe de Norvège a décroché son 6e titre continental au mois de décembre en remportant l'Euro en Hongrie. Double championne olympique en titre, la Norvège est désormais la nation la plus titrée de l'histoire du handball (JO, Mondiaux et Euros compris) avec 10 titres, dépassant la France, nation la plus titrée chez les messieurs (9 trophées) et la Russie chez les dames (9 titres en incluant les victoires de l'URSS).
Volley – L'équipe de Pologne
Après France 1998, Pologne 2014. Comme les Bleus du foot il y a 16 ans, les Polonais sont devenus champions du monde à domicile, en volley en ce qui les concerne, via une victoire en finale face au Brésil, référence planétaire absolue, en quatre sets, dans une ambiance délirante. Un des exploits de l'année. Le Brésil était triple champion du monde en titre.

Les joueurs de la Pologne fêtent leur victoire mondiale contre le Brésil

Crédit: AFP

Handball – L'équipe de France masculine
La plus grande et la plus durable success story de l'histoire du sport français. Les handballeurs tricolores, les Bleus, les Experts, appelez-les comme bon vous semble, ont signé en janvier une nouvelle performance majuscule en remportant l'Euro au Danemark, en battant justement le Danemark, en finale, au terme d'un match parfait (31-42). Mais où s'arrêteront-ils ?
Basket – Les équipes des Etats-Unis
Deux pour le prix d'un. Qu'il s'agisse de ces messieurs ou de ces dames, le Team USA a été intouchable cette année, remportant les deux Championnats du monde. Seule l'Espagne des Gasol, Ibaka et Rubio avait sans doute, chez elle, les moyens de titiller les stars américaines, mais elle s'est pris les pieds dans le tapis en quarts de finale contre la France.
Hockey – L'équipe du Canada
Le Canada a guetté pendant un demi-siècle un titre olympique, de 1952 à 2002. Mais les joueurs à la Feuille d'érable ont désormais remporté trois des quatre derniers tournois. Le sacre de la bande à Sidney Crosby, à Sotchi, est apparu presque "facile" tant le Canada a maitrisé son sujet. Un double sacre pour le hockey canadien, puisque les filles l'ont remporté, elles aussi.
Hockey – Les Los Angeles Kings
Vainqueurs  de la Coupe Stanley pour la deuxième fois en trois ans, les Angelinos s'installent dans le gotha de la NHL. Surtout, ils ont accompli un exploit colossal en sortant au premier tour San Jose après avoir été menés 3 victoires à 0. Les Kings ont d'ailleurs remporté leurs trois premières séries au 7e match. Les rois du suspense.

Los Angeles Kings

Crédit: Imago

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