Omnisport
Sportifs de l’année

Pagenaud au bout du rêve américain

Partager avec
Copier
Partager cet article

Simon Pagenaud

Crédits Eurosport

ParStéphane Vrignaud
18/12/2019 à 07:56 | Mis à jour 19/12/2019 à 13:34
@ThePiranhaClub

SPORTIFS FRANCAIS DE L'ANNEE - Comme chaque année, la rédaction vous dévoile son classement des sportifs français de l'année. A la 8e place de notre classement 2019, on retrouve ce mercredi Simon Pagenaud, premier Français vainqueur des 500 miles d'Indianapolis depuis plus de cent ans.

8. Simon Pagenaud

Sport : Auto
Nombre de points : 53
Nombre de citations : 14
Meilleur classement : 5e
Classement 2018 : Non classé

Sportifs de l’année

Biles ou la révolution permanente

27/12/2019 À 12:56

Pourquoi lui ?

Parce que les 500 miles d'Indianapolis est l'une des quatre épreuves mythiques de la saison de sport auto, avec le Rallye Monte-Carlo, le Grand Prix de Monaco et les 24 Heures du Mans. Parce que triompher sur l'ovale américain relève d'un tour de force pour un pilote européen.

L'avènement de Simon Pagenaud a été le 26 mai l'incarnation du talent, de la persévérance et d'une forme de plénitude qu'il avait su trouver ailleurs. Authentique espoir consacré "Volant Elf" en 2002, il a normalement une carrière toute tracée devant lui en monoplace, dans les filières de courses européennes puis autour du monde. Mais, dans l'impossibilité de percer, il choisit de tout reprendre à zéro en Amérique du Nord. Où tout démarre bien.

La dotation de 2 millions de dollars de son titre en Formule Atlantic est en effet un déclic, un ticket d'entrée pour le ChampCar en 2007, encore dominé par son compatriote Sébastien Bourdais. Les promesses se transforment en résultats, mais les finances de son équipe ne suivent pas. Cependant, sa réorientation en l'Endurance, des deux côtés de l'Atlantique, lui offre un volant chez Peugeot. Passé à 13 secondes de la victoire sur la 908 au Mans en 2011, il reprend le fil de son histoire en Indycar, pour de bon lors de la saison 2012, conclue en "Rookie of the year".

"J'ai compris qu'il fallait changer de stratégie"

Dès lors, l'histoire est en marche, elle ne s'arrêtera plus… La France ne l'a pas oublié, et il ne l'a pas oubliée non plus. Et c'est empli de respect qu'il monte dans la Ballot "Indy 1919" de René Thomas, au musée de l'Indianapolis Motor Speedway, avant les essais des 500 miles cent ans plus tard… Cette voiture n'est autre que celle qui a permis au Français de partir de la pole sur le Brickyard. Cent ans plus tard, ce n'est surtout pas un hasard, ni une coïncidence mais l'histoire d'une symbiose entre le Poitevin et sa Penske n°22, crédité de la pole position de la 103e édition de l'épreuve US, et des 100.000 dollars qui vont avec.

Une semaine entière pour espérer, 200 tours de 2,5 miles et chaque fois quatre virages inclinés pour frissonner à coup d'adrénaline et de testostérone. Trente-trois monoplaces en formation rapprochées, une affaire de spécialistes... Le pari d'un dimanche, la gloire de toute une vie peut-être.

L'épreuve couronne parfois un débutant, un vainqueur sur un coup de dé. Il n'en sera rien. Simon Pagenaud mènera 116 tours sur 200. Mais c'est le dernier qui compte. Heureusement, il le prépare suffisamment à l'avance. Il a roulé longtemps avec les meilleurs en 2015 et fait un Top 6 en 2018. Il sait comment s'y prendre : "A partir du 140e tour, j'ai compris qu'il fallait changer de stratégie." Le Champion IndyCar 2016 laisse alors son coéquipier ouvrir la piste pour mieux le contrôler. "J'avais planifié une attaque dans les trois-quatre derniers tours avec un petit coup de poker à la fin", expliquera-t-il.

Ses derniers hectomètres sont une ivresse, il ne peut plus rien lui arriver. Il est prêt pour les honneurs de la Victory lane, la traditionnelle bouteille de lait. Le chèque de 2,5 millions de dollars et sa bouille sur le trophée Borg-Wagner qu'il promènera bientôt en France.

"C'est un rêve devenu réalité, le travail d'une vie !, dira-t-il. Je ne pensais pas y arriver mais j'ai certainement tout fait pour." Simon Pagenaud, un destin français.

Son année en 4 dates

11 mai : il remporte le Grand Prix d'Indianapolis comptant pour le championnat, sur le circuit routier.

19 mai : il devient le premier Français auteur de la pole position aux 500 miles d'Indianapolis depuis René Thomas en 1919, sur Ballot.

26 mai : il est le premier Français vainqueur des 500 miles d'Indianapolis depuis René Thomas en 1914, sur Delage.

22 septembre : il est en lice pour le titre mais c'est Josef Newgarden qui décroche la timbale à Laguna Seca.

Sportifs de l’année

Sportifs de l'année : le classement complet

27/12/2019 À 11:48
Sportifs de l’année

Sportifs français de l'année : Le classement complet

27/12/2019 À 08:05
Dans le même sujet
OmnisportSportifs de l’année
Partager avec
Copier
Partager cet article

Dernières infos

Omnisport

Episode par épisode, l'intégrale des Grands Récits

IL Y A 4 HEURES

Vidéos récentes

Omnisport

Entre la boxe, le judo et la lutte : voici le sambo, le sport qui rêve de devenir olympique

00:01:45

Les plus lus

Liga

Une décote de 100 millions : Dembélé, l'inexorable dégringolade

HIER À 13:02
Voir plus