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Sportifs français de l'année 2016 : Tony Yoka, l'autre poids lourd tricolore

Yoka, l'autre poids lourd tricolore

Le 26/12/2016 à 08:05Mis à jour Le 27/12/2016 à 10:03

SPORTIFS FRANCAIS DE L'ANNEE - Le podium bleu-blanc-rouge s'ouvre avec la révélation de l'année, Tony Yoka. Eblouissant à Rio, le boxeur rentre directement sur la boîte. Sa médaille d'or chez les super-lourds a été le dernier et l'un des plus beaux feux d'artifice de la délégation olympique tricolore.

Du lundi 19 au mercredi 28 décembre, Eurosport.fr dévoile son Top 10 des sportifs français de l'année 2016. 25 membres de la rédaction ont pris part au vote, donnant chacun leur propre Top 10. Chacun des 25 votants donne 10 noms. Le premier reçoit dix points, le deuxième neuf points et ainsi de suite jusqu'au 10e, qui se voit attribuer un point. Les points sont ensuite cumulés. Ce dimanche, nous révélons le 4e du classement.

3. Tony Yoka

Points : 161
Citations : 24 (sur 25 votants)
Meilleur classement : 1er (1 votant)
Classement 2015 : Non classé
Sport : Boxe

Tony Yoka, grosse satisfaction française des Jeux

Tony Yoka, grosse satisfaction française des JeuxAFP

Pourquoi lui ?

La boxe tricolore aura été le grand tube de l'été pour l'équipe de France olympique à Rio. Des mecs et des filles formidables, un esprit collectif à ériger en modèle, et six médailles, dont deux en or. La première pour Estelle Mossely, la seconde pour son homme, Tony Yoka. L'ultime médaille d'or française à Rio. Le feu d'artifice final. Résultats, pour la première fois depuis la création de notre classement en 2004, un boxeur figure sur notre podium national. Avec Mossely à la cinquième place, c'est l'ensemble de cette équipe magnifique qui se voit récompensée. Mais Yoka aura incontestablement été la figure de proue de ce groupe. Par son talent, son charisme aussi, et son attitude de leader tout au long de la semaine carioca du "noble art".

Le grand mérite de Tony Yoka, c'est d'avoir assumé un statut de favori qu'il avait largement revendiqué. Après son échec à Londres en 2012, alors qu'il n'avait que 20 ans, le Parisien a changé de dimension depuis. Il dit avoir eu "le déclic" en 2014, puis son titre de champion du monde des super-lourds, à Doha, à l'automne 2015, l'a définitivement mis sur orbite pour l'or olympique. Encore fallait-il confirmer. Il l'a fait. Il venait pour l'or et rien d'autre. Il est allé le chercher. Sans trembler, tour après tour, jusqu'à sa victoire en finale face au Britannique Joe Joyce.

Tony Yoka, champion olympique des +90kg à Rio

Tony Yoka, champion olympique des +90kg à RioAFP

A Rio, Yoka a été le dernier à entrer en lice. Avant même d'entamer sa compétition, on l'a vu venir encourager ses potes au Rio Centro. Le soir de la médaille d'argent de Sofiane Oumiha, il était là, pour le soutenir, et encore là, après le combat, en zone mixte, à ses côtés. Il a bien sûr vécu plus intensément encore la victoire de sa compagne Estelle Mossely, la veille de sa propre finale. Il aurait pu perdre dans tout ça de l'influx et de la concentration, mais jamais il ne s'est écarté de son objectif.

Des champions olympiques en boxe, la France n'en a pas tous les matins. Pas même tous les quatre ans. Le sacre de Tony Yoka est donc un évènement, d'autant plus qu'il est appelé à combattre en professionnel chez les poids lourds. La catégorie la plus mythique. Ambitieux chez les amateurs, Yoka l'est tout autant pour sa future carrière. Il a passé les quatre mois ayant suivi son titre carioca à préparer son passage chez les pros. Entraîneur, promoteur, diffuseur, il ne veut rien laisser au hasard. L'ambitieux est aussi méticuleux. La boxe tricolore, elle, s'est peut-être trouvé un porte-drapeau durable, et un champion capable de remettre son sport sur le devant de la scène.

Son année en 5 dates

  • 20 mai : Au Palais des Sports de Paris, lors d'une soirée boxe organisée par Canal Plus, Tony Yoka effectue ses "presque" débuts professionnels. Il bat le Croate Marin Mindoljevic par K.O. à la 4e reprise d'un combat prévu en six.
  • 13 août : Exempté du premier tour grâce à son statut de tête de série, il lance idéalement son tournoi olympique à Rio, en s'imposant contre Laurent Jr. Clayton, représentant des Îles Vierges.
  • 16 août : Yoka s'assure une médaille en se hissant en demi-finales en battant le Jordanien Hussein Iashaish sur décision unanime des juges. "Je suis sur le podium c'est une première étape. Mais je veux aussi changer la couleur de la médaille", clame le Francilien.
  • 21 août : Le grand jour. En finale des +91 kg, Tony Yoka domine le Britannique Joe Joyce en remportant deux rounds contre un. Il est le premier champion olympique français chez les hommes depuis Brahim Asloum en 2000, à Sydney.
  • 18 novembre : Yoka s'envole pour Las Vegas. Il va y finaliser le choix de son entraîneur chez les pros, Virgil Hunter. Il y rencontre aussi Al Haymon, un des deux promoteurs qu'il envisage de choisir pour gérer sa carrière professionnelle.
Classement 3e athlètes français de 2016
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