SoFi Stadium, Inglewood, Californie, États-Unis
Lundi 15 juin 2026, 21h00 ET (03h00 dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin, heure française)
L'Iran et la Nouvelle-Zélande ouvrent leur campagne dans le Groupe G de la Coupe du Monde 2026 ce lundi soir au SoFi Stadium d'Inglewood, en Californie. Pour les supporters français qui suivront ce match en pleine nuit, l'affiche oppose la 20e nation mondiale à la 85e, dans ce qui s'annonce comme un premier test contrasté pour deux équipes aux formes récentes radicalement différentes.
L'Iran arrive à Los Angeles sur une lancée de trois victoires consécutives, dont une démonstration 5-0 face au Costa Rica, et nourrit l'ambition de franchir pour la première fois le stade de la phase de groupes en Coupe du Monde. Face à eux, les All Whites de Darren Bazeley ont concédé dix buts en cinq matchs et n'ont remporté qu'une seule rencontre lors de leur préparation : une victoire encourageante mais isolée, 4-1, contre le Chili.
Avant-match : Iran vs. Nouvelle-Zélande
Après deux résultats décevants en début de cycle de préparation – une défaite aux tirs au but face à l'Ouzbékistan le 18 novembre 2025 (0-0, 3-4 aux t.a.b.) et un revers 1-2 contre le Nigeria le 27 mars 2026 – l'Iran a retrouvé son meilleur visage sur les trois derniers matchs amicaux. La démonstration 5-0 infligée au Costa Rica le 31 mars a envoyé un message fort, avant que des victoires 3-1 contre la Gambie (29 mai) et 2-0 contre le Mali (4 juin) ne confirment la montée en puissance de la sélection d'Amir Ghalenoei. Sur ces cinq rencontres, l'Iran a inscrit onze buts et n'en a concédé que trois, avec trois clean sheets à la clé.
La pièce maîtresse de ce collectif est Mehdi Taremi, l'attaquant d'Olympiacos comptant 105 sélections et 60 buts en équipe nationale. Auteur de trois buts lors des matchs de préparation contre le Nigeria et le Costa Rica, il constitue la principale menace offensive d'une sélection iranienne qui aborde ce Mondial avec des objectifs affichés : franchir pour la première fois le cap du premier tour après six participations toutes soldées par une élimination en phase de groupes.
La Nouvelle-Zélande présente un bilan de préparation inquiétant avec quatre défaites et une seule victoire lors de ses cinq derniers matchs. Les All Whites ont cédé au moins une fois lors de leurs cinq rencontres récentes, encaissant dix buts au total. La défaite 4-0 contre Haïti lors des préparatifs du Mondial – une équipe d'un niveau inférieur à l'Iran – a mis en lumière des lacunes défensives profondes que le staff de Darren Bazeley n'a pas encore réussi à combler. L'unique lueur d'espoir réside dans la victoire 4-1 contre le Chili le 30 mars, qui a montré la capacité des Kiwis à marquer face à un adversaire sud-américain de qualité.
Le capitaine et leader de cette sélection est Chris Wood (Nottingham Forest, 90 sélections, 45 buts) – le meilleur buteur de l'histoire néo-zélandaise. Sa présence dans la surface de réparation iranienne représente la principale menace offensive des All Whites, mais son efficacité dépendra d'un approvisionnement en ballons que les difficultés de construction de jeu néo-zélandaises rendent incertain. Plusieurs joueurs évoluent dans des championnats européens – Marko Stamenić (Swansea City), Liberato Cacace (Wrexham), Matthew Garbett (Peterborough United), Elijah Just (Motherwell) – ce qui donne à la sélection une expérience non négligeable du football de haut niveau.
Nouvelles des équipes : Iran vs. Nouvelle-Zélande
Iran
L'Iran ne signale aucun forfait confirmé avant cette rencontre. Deux milieux de terrain – Rouzbeh Cheshmi (40 sélections) et Mehdi Torabi (52 sélections) – font l'objet d'une évaluation médicale, mais aucun des deux ne figure dans la composition probable option A. Leur absence éventuelle ne devrait pas affecter le onze entrant. À noter que le capitaine Ehsan Hajsafi (146 sélections, Sepahan) n'apparait pas non plus dans la composition probable désignée, le poste de latéral gauche revenant à Milad Mohammadi (Persepolis) dans ce schéma tactique.
Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande ne présente qu'une seule incertitude : le milieu Ryan Thomas (PEC Zwolle, 25 sélections), en évaluation médicale. Il n'est pas partie des titulaires habituels, ce qui ne modifie pas le onze attendu par Darren Bazeley. L'effectif néo-zélandais, composé pour l'essentiel de joueurs évoluant en Nouvelle-Zélande, en Australie et dans les divisions inférieures du football européen, présente une homogénéité qui est à la fois sa force collective et sa limite individuelle face à une adversité de Groupe G comprenant également la Belgique et l'Égypte. La priorité défensive est assurée par l'expérimenté Michael Boxall (Minnesota United FC, 63 sélections, 37 ans) en charnière centrale, associé au jeune Finn Surman (Portland Timbers, 22 ans, 19 sélections).
Confrontations directes : Iran vs. Nouvelle-Zélande
Iran
Nouvelle-Zélande
| Date | Match | Score | Résultat | Compétition |
|---|---|---|---|---|
| 12 août 1973 | Iran v Nouvelle-Zélande | 0-0 | NUL | Amical |
| 12 oct. 2003 | Iran v Nouvelle-Zélande | 3-0 | IRAN | AFC-OFC Challenge |
L'historique entre ces deux nations est extrêmement limité, avec seulement deux confrontations directes séparées par trente ans. La première rencontre, un match amical en août 1973, s'est conclue sur un nul vierge 0-0. La seconde, disputée dans le cadre du Challenge AFC-OFC d'octobre 2003, a vu l'Iran s'imposer nettement 3-0. La Nouvelle-Zélande n'a donc jamais battu l'Iran dans un duel en compétition officielle.
Cet historique réduit à deux matchs ne permet pas de dégager une tendance fiable – les effectifs sont entièrement renouvelés et le contexte géopolitique du football mondial a profondément changé depuis 2003. Ce que l'on peut retenir est que ces deux sélections se sont peu fréquentées, et que l'Iran a l'avantage du bilan lors de leur seule confrontation significative.
Pronostics et paris : Iran vs. Nouvelle-Zélande
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L'écart de niveau entre les deux sélections est manifeste, tant au classement FIFA (20e contre 85e) que dans les bilans récents. L'Iran arrive avec une dynamique positive : trois victoires, onze buts inscrits, trois clean sheets lors de ses cinq derniers matchs. La Nouvelle-Zélande, de son côté, a encaissé dix buts sans en conserver aucun lors de la même période, et ses deux derniers matchs de préparation se sont conclus par des défaites, 4-0 contre Haïti (2-3 juin) et 1-0 face à l'Angleterre (6 juin).
Mehdi Taremi représente la menace principale, mais l'Iran dispose également d'une palette offensive variée avec Amirhossein Hosseinzadeh à gauche et Mehdi Ghayedi à droite, tous deux capables d'exploiter les espaces laissés par une défense néo-zélandaise friable. Notre pronostic est une victoire iranienne 2-0, validant la supériorité collective et confirmant l'ambition de Team Melli de passer enfin le premier tour en Coupe du Monde.