Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, dont l'or olympique est le seul qui manque à leur palmarès, veulent à tout prix éviter de se contaminer dans la dernière ligne droite avant les Jeux de Pékin 2022, alors que la contagiosité du nouveau variant Omicron fait actuellement exploser les cas quotidiens de Covid-19.
"Compte tenu des conditions sanitaires et de l'évolution du Covid-19 dans le monde, et plus particulièrement en Europe, le couple, qui s'entraîne à Montréal, a jugé irraisonnable de voyager et de prendre le risque de le contracter", explique la Fédération française des sports de glace (FFSG) dans un communiqué jeudi. "Être testés positifs à ce stade remettrait en cause leur préparation, voire leur participation aux Jeux" de Pékin, souligne la FFSG. Pour minimiser les risques sanitaires, elle a même décidé "d'isoler Gabriella Papadakis, qui vit en colocation" à Montréal, indique-t-elle.
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Ces Championnats d'Europe, programmés du 10 au 16 janvier dans la capitale estonienne - sans bulle sanitaire, mais avec tests quotidiens et isolement de deux semaines en cas de test positif - devaient être la dernière compétition internationale des deux danseurs français avant les JO-2022. Y renoncer implique pour Papadakis et Cizeron de ne pas se mesurer directement avant Pékin à leurs principaux rivaux, les Russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, qui les avaient privés de justesse d'or européen en 2020 et avaient été sacrés champions du monde en leur absence en 2021.

Statut réaffirmé

Les deux duos devaient initialement se retrouver à deux reprises en un mois, entre décembre et janvier. Mais la première échéance, la prestigieuse finale du Grand Prix, prévue à Osaka (Japon), a été annulée. Et les danseurs français - qui ont déjà eu le Covid-19 à l'été 2020 - ont choisi de renoncer à la deuxième.

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron aux championnats d'Europe 2020

Crédit: Getty Images

Revenus à la compétition fin septembre après vingt mois sans, en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés de voyage inhérentes, Papadakis et Cizeron, aussi quadruples champions du monde (2015, 2016, 2018 et 2019) et quintuples champions d'Europe (2015-2019), ont néanmoins réaffirmé leur statut de prétendants N.1 à l'or olympique en début de saison. Ils sont sortis victorieux de leurs trois sorties internationales, dont leurs deux Grand Prix en novembre, à Turin et Grenoble. Ils détiennent le meilleur score de cet hiver olympique, avec 221,25 points. Près de six unités de mieux que le meilleur total obtenu par Sinitsina et Katsalapov (215,44).
On a retrouvé un certain confort au fur et à mesure des compétitions
Sur la glace grenobloise mi-novembre, ils ont même relégué à plus de 18 points leurs plus proches poursuivants, pourtant médaillés de bronze mondiaux 2021, les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier (203,16). "On a retrouvé un certain confort au fur et à mesure des compétitions", appréciait alors Cizeron.
"On se prépare petit à petit à de plus en plus d'enjeu dans les compétitions, mentalement comme physiquement", poursuivait-il, en disant avoir "assez hâte" de patiner face à leurs plus sérieux adversaires. Une fois de plus, le Covid-19 fait naître un contre-temps, mais le rendez-vous est fermement pris pour février.
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