BRIAN JOUBERT, vous avez pris une claque aux Championnats d'Europe...

B.J. : C'est pour ça que j'ai voulu y participer. J'ai besoin de prendre des claques pour être au pied du mur et réagir. C'est un bon challenge. J'ai retrouvé une certaine hargne. J'ai été un peu trop gentil ces derniers temps, à l'entraînement et en compétitions. Je n'ai envie que d'une chose, c'est de manger mes adversaires! Je n'ai qu'une image en tête, celle du podium des Championnats d'Europe où j'ai dû aller serrer la main à Evgeni Plushenko et Stéphane Lambiel. Ca m'a blessé et j'y pense tous les jours. Je n'ai pas envie que ça se reproduise!

Vancouver 2010
Le mode d'emploi
03/02/2010 À 10:38

Comment vous sentez-vous à huit jours des jeux Olympiques?

B.J. : Un peu fatigué. Même beaucoup. On s'est rendu compte après les Championnats d'Europe qu'il y avait de gros problèmes sur la condition physique après le programme libre. Il a fallu travailler et modifier pas mal de choses sur l'entraînement. Donc, c'est normal. La semaine prochaine, ça va être plus cool. Normalement, ça doit payer le 16 et le 18 février !

Qu'en est-il de votre blessure au pied droit (opéré fin novembre)?

B.J. : Il n'y a plus de problèmes. Il n'y a plus de douleurs, de craintes mais déjà aux Championnats d'Europe, c'était comme ça. Je voulais changer de patins après les Championnats d'Europe mais comme je me blesse à chaque fois que je mets des nouveaux patins, du coup j'ai décidé de garder les anciens.

Où en êtes-vous actuellement de votre entraînement?

B.J. : Pour être honnête, je ne cherche pas la qualité. Ce qu'il faut, c'est voir la caisse. Je ne veux plus avoir à me poser cette question: vais-je pouvoir tenir mon programme libre? La semaine prochaine, on va travailler sur la qualité des éléments, faire un programme sans fautes.

Comment s'organise votre emploi du temps jusqu'aux Jeux?

B.J. : Je m'entraîne à Poitiers jusqu'au 12 février et on part à Vancouver. Je devais aller à Indianapolis (aux Etats-Unis, où se rassemble l'équipe de France) mais Didier Gailhaguet (président de la Fédération française des sports de glace) a refusé. Et ça me soulage. Arriver trois, quatre jours avant la compétition, c'est suffisant.

Vous projetez-vous déjà à Vancouver?

B.J. : Pour le moment, je n'y pense pas. Je ne pense qu'à une chose aujourd'hui, c'est à demain. Ce qu'on va travailler, comment être mentalement, physiquement. Les Jeux, c'est une compétition comme les autres. Cela a plus d'impact mais les programmes sont les mêmes, les concurrents sont les mêmes. Je vois ça comme un championnat du monde ou un championnat d'Europe. J'aime l'ambiance des compétitions. Par contre, je ne sais pas encore si je vais rester au village olympique. Je vais peut-être loger dans un chalet avec ma mère et mes proches, à 5 minutes de la patinoire.

Est-ce votre plus grand défi qui vous attend à Vancouver?

B.J. : Non. C'est assez bizarre. C'est excitant. Je sens que je peux vraiment avoir ce que je veux. Le souci, c'est que j'ai pris du retard (avec la blessure). Je ne peux pas le rattraper, c'est bien ça le problème. Je peux limiter la casse.

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