Comment vous sentez-vous à quelques heures de vos premiers Jeux Olympiques?

A.C. : Tout va bien. Je n'ai pas de pépin physique, c'est le plus important. Fin janvier, je me suis astreint aux derniers réglages. J'ai modifié quelques petits trucs techniques dans la ligne droite. On a fait des essais. Ca a l'air de fonctionner. Je suis assez confiant.

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Votre objectif est-il toujours de monter sur le podium du 5000 m?

A.C. : Plus que jamais. Le podium, moi, j'y crois. Il y a quelques mois, il n'y avait que moi pour y croire. Maintenant, vu mes résultats, d'autres commencent à y penser. J'ai fait deux médailles aux Championnats d'Europe (le bronze sur 5000 m et l'argent sur 10.000 m début janvier en Norvège). Je respecte mon tableau de marche. Je suis monté en puissance au fur et à mesure de la saison. Maintenant, il faut que ça marche samedi. D'après moi, le vainqueur patinera en 6 minutes 11 sec. Pour une médaille il faudra faire 6 min 15".

La concurrence n'a-t-elle pas de quoi vous effrayer?

A.C. : C'est sûr qu'il y a de sacrés morceaux. Forcément, le Néerlandais Sven Kramer est l'ultra favori. Il y aura aussi l'autre Néerlandais Bob de Jong. Je dois aussi me méfier de mes deux compagnons d'entraînement, (le Russe) Ivan Skobref et (l'Italien) Enrico Fabris. L'Américain Shani Davis, évidemment, est aussi très fort. Ca va sûrement se jouer entre tous ces gars-là.

Etre l'un des premiers Français à entrer en compétition, c'est une pression supplémentaire?

A.C. : Ce n'est pas une pression mais ça me privera de la cérémonie d'ouverture... Il y a un stress, mais c'est plus une envie de bien faire. Je dors très bien, rassurez-vous.

L'anneau de Richmond que certains ont qualifié de "lent" vous convient-il ?

A.C. : La glace est vraiment bonne. J'ai été surpris en arrivant parce que j'avais lu et entendu beaucoup de mauvaises critiques. On entendait partout que la piste était lente. Mais les organisateurs ont bien travaillé. Ca glisse bien. Ca reste une patinoire au niveau de la mer donc il ne faut pas s'attendre à des temps records mais la qualité de la glace est vraiment excellente. Le stade est beau et avec les Néerlandais, il y aura de l'ambiance dans les tribunes.

Vous vous partagez entre le roller en ligne l'été et le patinage sur glace l'hiver. Comment gérez-vous cela?

A.C. : Mon sport, ça reste et ça restera le roller. Mais ce n'est pas un sport olympique. Donc il a fallu changer de spécialité pour vivre un tel événement. Mais je n'ai aucune intention de délaisser le roller qui est de plus en plus considéré comme une excellente école pour la glace. Plusieurs pays l'ont compris depuis des années déjà. C'est sûr que cette année j'ai plus mis l'accent sur ma préparation hivernale. Pour la suite, on verra.

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