Amélié qui? Pas Mauresmo non. Cazé. Une grande chance de médaille pour la France en Chine. Originaire de Noyon, dans l'Oise, place forte d'un sport qui prêche dans le désert (827 licenciés toutes catégories dans le pays), cette professeur d'EPS a fait voeu de pentathlon. "J'ai toujours eu envie de toucher à tout. Je fais encore ce sport pour moi et j'espère quand même, avec mes résultats, motiver quelques jeunes. J'essaie d'être le mieux partout et de ne pas être complexée par rapport aux spécialistes" , souligne-t-elle. Et d'asséner: "on fait du sport non pas pour être médiatisée, mais pour s'accomplir soi-même".
Toucher à tout, c'est enchaîner en une seule journée, forcément longue, le tir, l'escrime, la natation (200 m nage libre), le saut d'obstacles d'équitation et la course à pied (3000 m), "Il faut allier la légèreté et la puissance" , dit la championne longiligne (1,78 m/63 kg). "Auparavant, les épreuves s'égrénaient sur plusieurs jours. Le suspense était moindre et l'intérêt des medias aussi", rappelle Christian Rondante, entraîneur des pentathlètes françaises.
Passage en revue
Pékin 2008
Arron, Riner, Longo and co
04/08/2008 À 15:30
"Aux Jeux, on va commencer par le plus dur, le tir, avec une cible placée à 10 mètres. On dispose de 40 secondes pour lâcher. Je travaille avec une sophrologue et j'ai progressé depuis l'an dernier. Puis c'est au tour de l'escrime. On rencontre chacune de nos adversaires (35) sur une touche unique à l'épée. C'est la discipline qui me plaît le plus, par son aspect ludique et le côté prédateur", explique Amélie Cazé, 23 ans. A Berlin (2007) comme à Budapest (2008), la Noyonnaise était sortie en tête après l'escrime. Sans approcher Laure Manaudou, Cazé se défend dans l'eau, bouclant les 4 longueurs de bassin en 2 minuntes et 12 secondes.
En CSO, le parcours est hérissé de 15 obstacles avec des barres montées entre 1,15 m et 1,20 m. "Il faut aller vite dans la compréhension de la psychologie du cheval tiré au sort parmi un lot de 18. On dispose de 20 minutes et 5 sauts à la détente pour le jauger", explique Amélie. A peine quitté la selle et les bottes, Amélie devra encore souffrir sur 3000 m pour boucler son jour qu'elle espère de gloire. "Elle a la tête sur les épaules et une grande capacité à se reconcentrer sur l'épreuve suivante", juge, admiratif, son entraîneur. Se disperser pour mieux se retrouver en somme.
Pékin 2008
Cazé termine 9e
22/08/2008 À 12:12
Pékin 2008
Cazé 4e provisoire
22/08/2008 À 11:57