Le Dakar à mi-parcours

Le Dakar à mi-parcours
Par Eurosport

Le 09/01/2010 à 18:32Mis à jour

Samedi, les concurrents du Dakar profitent d'une journée de repos avant d'entamer la deuxième partie du rallye-raid qui doit les mener à Buenos Aires dans une semaine. L'occasion de faire un premier bilan.

Une semaine après s'être élancée de la capitale argentine, la caravane du Dakar profite d'une journée de repos à Antofagasta, samedi, pour recharger les batteries avant d'entamer la ligne droite finale qui doit la mener à Buenos Aires. Après une première partie de rallye disputée entre l'Argentine et le Chili, il est temps de faire le point sur cette deuxième édition sud-américaine du Dakar, malheureusement endeuillée dès le départ par la mort d'une spectatrice.

    Chez les autos, la première semaine a ainsi été principalement marquée par une bataille entre Stéphane Peterhansel (BMW) et l'armada Volkswagen emmenée par Carlos Sainz, Nasser al-Attiayh et Mark Miller. Si le Français a réussi à se hisser en tête dès la troisième étape au volant de son X3, un bris de transmission survenu dans l'étape 5 est venu mettre à mal ses espoirs de victoire finale. Cette mésaventure, qui a fait perdre plus de deux heures au nonuple vainqueur de l'épreuve, a laissé Carlos Sainz et ses équipiers avec un boulevard jusqu'à Buenos Aires.

    Comme à son habitude, l'Espagnol, double Champion du Monde des Rallyes, a su attaquer dans les bons moments, notamment lorsqu'il a appris que "Peter" était en difficulté dans l'étape 5, mercredi. En quête de son premier succès sur cette épreuve, Sainz n'entend cette fois-ci pas laisser passer sa chance après avoir abandonné en 2009.

    Al- Attiyah : " Mon but est d’attaquer "

    Cette soif de victoire, Sainz n'est pas le seul à l'avoir. Ses équipiers n'ont ainsi pas dit leur dernier mot. D'ailleurs, de petites tensions sont même apparues à l'issue de la plus longue étape entre Iquique et Antofagasta, Al-Attiyah reprochant à Sainz de l'avoir bloqué... "Mon but est d’attaquer", a même clairement affirmé le Qatari. "Je ferai, de toute façon, de mon mieux chaque jour."

    Voilà qui promet une belle bataille pour la victoire finale entre les trois Race Touareg qui se tiennent en 22 minutes. Alors qu'il reste encore sept étapes à disputer, Guerlain Chicherit (BMW) et Stéphane Peterhansel (BMW) sont, eux, relégués à plus de deux heures et auront bien du mal à espérer autre chose qu'une place au pied du podium.

    Du côté des motos, les premiers jours ont été marqués par la présence aux avant-postes des petites 450 cm3 qui sont parvenues à rendre la vie dure aux KTM 690 cm3 bridées. Ainsi David Casteu (Sherco) au guidon d'une moto 100 pour cent française et David Frétigné (Yamaha) ont signé chacun une victoire d'étape en Argentine. La suite a été plus douloureuse pour le premier qui a été contraint d'abandonner après avoir chuté lourdement lors de l'étape 5. Un autre événement malheureux est également venu troubler la première semaine de course avec l'accident de Luca Manca (KTM) au matin de la 6e étape. L'Italien a été victime d'une contusion cérébrale et était toujours entre la vie et la mort, samedi.

    Coma pénalisé six heures

    L'action en tête de course pourrait donc désormais se résumer à une bataille pour les accessits. Helder Rodrigues (Yamaha), nouveau deuxième, possède ainsi plus d'une heure vingt minutes de retard sur Despres mais seulement quelques minutes d'avance sur Pal Anders Ullevalseter (KTM) et "Chaleco" Lopez (Aprilia). A moins qu'un problème mécanique du leader ne vienne tout chambouler...

    Dimanche, les concurrents lanceront la deuxième partie de course en descendant vers Copiapo où 472 kilomètres de spéciale les attendent.

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