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Dakar 2019 - Sébastien Loeb : "Il y a moyen de jouer un peu"

Loeb : "Il y a moyen de jouer un peu"

Le 08/01/2019 à 22:19Mis à jour Le 08/01/2019 à 22:25

DAKAR 2019 - Vainqueur de la deuxième étape du Dakar 2019, Sébastien Loeb (Peugeot) savourait ce beau retour après l'arrivée. Au volant d'une voiture de 2018, le Français a été agréablement surpris mais sait que la journée de mercredi, où il devra ouvrir la route, sera difficile.

Avec son 11e succès d'étape sur le Dakar en quatre éditions désormais, Sébastien Loeb a une nouvelle fois prouvé qu'il était capable de rouler vite, y compris sur le sable du Pérou. Sur les 342 kilomètres du jour, il a certes devancé Nani Roma et sa Mini de peu mais il a décroché une nouvelle victoire sur le Dakar, ce qui lui permet quand même de revenir à quatre unités seulement de Jean-Louis Schlesser et Bruno Saby (15 succès d'étapes).

"On fait une bonne spéciale, on ne fait pas vraiment d'erreur", appréciait Loeb après cette deuxième journée sur ce Dakar 2012 cent pour cent Pérou. "On ne s'est pas trompé dans la navigation, même si ce n'était pas toujours la route idéale...". Dans le passé, la navigation a joué des tours au duo Loeb-Elena, comme en 2016 quand ils avaient perdu deux heures et la tête du général dans un hors-piste. Prudent sur la première étape lundi, Loeb avait une idée en tête : "On ne voulait pas ouvrir, c'est sûr", explique-t-il avant de relativiser son avantage, "On était loin sur la piste, ça ne servait pas à grand chose d'être aussi loin car les traces étaient quand même marquées. Mais oui, la stratégie de ne pas ouvrir était la bonne."

Loeb ouvrira la route mercredi

Reste qu'après avoir appliqué leur stratégie lundi, Loeb et Elena avaient "promis" d'attaquer ce mardi. Pour le résultat que l'on connaît. Et pourtant, de son propre aveu, le parcours dans les dunes était "plutôt compliqué". "C'est difficile de reprendre le rythme, de trouver le bon rythme d'attaque parce que c'est piégeux. J'étais parfois hésitant à certains endroits, d'autres où je me faisais surprendre quand même...", a-t-il reconnu.

Surtout, ce qui a rassuré Loeb, c'est que sa voiture, une Peugeot 3008 DKR de 2018 est toujours capable de gagner même si elle n'a pas progressé, contrairement à la concurrence. "On a bien roulé mais on n'a pas fait l'écart quand même", a-t-il noté. "Globalement, c'est bien. La voiture est encore dans le coup. Donc il y a moyen de jouer un peu". Après avoir perdu six minutes lundi sur la première étape, Loeb est désormais 5e à moins de deux minutes de Giniel De Villiers, le nouveau leader.

"Par contre, demain, on ouvre la route", regrette Loeb. "Mais bon... si tu ne fais que perdre tout le temps, tu ne gagnes pas à la fin. Donc il faut bien choisir des étapes où on attaque et on ne se pose pas de question". Entre lundi et mardi, il a semble-t-il bien fait son choix. "C'est une bonne journée, c'était difficile de faire beaucoup mieux. Attaquer plus, ce serait une connerie", poursuit-il. Mercredi, il devra "faire avec le handicap" inhérent à la position d'ouvreur. La rançon de la gloire sur le Dakar.

Vidéo - Dakar Portraits : Loeb-Elena, la surprise du chef

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