Tout juste auréolé de son premier gros globe de cristal de vainqueur du général de la Coupe du monde, Alexis Pinturault s’imaginait surement un tout autre scénario pour cette année olympique. Méconnaissable depuis la première course à Sölden, le Français est en grande souffrance cette saison : aucun succès, deux petits podiums (un en slalom, un en géant) et, surtout, une gros globe auquel le Tricolore a déjà dit adieu.
Essayer de retrouver confiance
"Je suis beaucoup trop loin pour le général, ce serait idiot d'essayer de s'accrocher, avouait-il après Alta Badia. Regardez le classement, il faut être réaliste". Certes 5e du classement général, Pinturault est en effet déjà repoussé à 423 points du leader, Marco Odermatt, un gouffre qui semble insurmontable Mais le Français compte bien se reprendre avec, en ligne de mire, les Jeux Olympiques de Pékin en février. A condition, bien sûr, de retrouver le ski qui avait fait sa force ces dernières années, ce ski léger mais engagé parfois irrésistible que le Tricolore n’arrive pas à mettre en place depuis le début de l’hiver. Y compris en géant, sa discipline forte.
Adelboden
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S’il a accroché la 2e place à Val d’Isère, il n’avait fini que 5e à Sölden et, surtout, s’est raté deux fois à Alta Badia (15e et 18e). Une hérésie pour le double médaillé de bronze olympique (2014 et 2018) et mondial (2015, 2019) de la discipline. "Le géant est ma plus forte discipline et je ne suis pas du tout dans les clous, expliquait-il après ses ratés sur la Gran Risa. Je dois me reconcentrer sur l'essentiel. Je veux me reconcentrer sur la technique. Je veux essayer de retrouver confiance et sérénité, le bon équilibre". Et pourquoi pas dès ce week-end à Adelboden ?

Adelboden, sa co-station la plus victorieuse en géant

Après tout, s’il y a bien une piste sur laquelle se relancer lorsque l’on est l’un des meilleurs géantistes de l’histoire, c’est bien la Chuenisbärgli. "Adelboden est la piste mythique du géant, disait-il l’an dernier pour L’Equipe. C'est une piste où on a toujours envie de briller, d'être au meilleur de sa forme". Et le skieur de Courchevel y a d’ailleurs souvent été. En onze participations au géant suisse, il est rentré neuf fois dans le top 10 et reste d’ailleurs sur sept top 4 lors de ses huit derniers géants à Adelboden (10e en 2020), une régularité monstre sur une piste aussi exigeante.

Sa 2e manche de feu : revivez le chef-d'oeuvre de Pinturault en vidéo

Mais les caractéristiques de celle-ci correspondent parfaitement aux qualités d’Alexis Pinturault, qui avait donné la leçon à ses adversaires en 2021 sur la Chuenisbärgli, gagnant le premier géant après une seconde d’avance sur son dauphin. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’Adelboden est la station favorite du skieur de Courchevel, qui s’y est imposé à trois reprises (2017 et 2 en 2021), un record en géant pour le Tricolore partagé avec Hinterstoder (2 en 2016 et 2020). Certes, il est encore loin des 5 succès dans la discipline d’Ingemar Stenmark sur la Chuenisbärgli mais le Français y est déjà comme chez lui.
Alors à l’aube d’un mois de janvier primordial dans sa quête de confiance en vue des JO et quelques jours après la mascarade de Zagreb qu’il a quitté écœuré et énervé contre la FIS, Alexis Pinturault ne sera pas mécontent de retrouver sa piste "fétiche". En espérant, comme souvent, y retrouver des couleurs. Et pourquoi pas le chemin du succès.
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