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Kitzbühel - Les Bleus rêvent de revivre 2017 sur la Streif

Les Bleus rêvent de revivre 2017

Le 25/01/2019 à 10:42Mis à jour Le 25/01/2019 à 10:43

KITZBUHEL – Depuis deux ans, l’équipe de France appartient globalement au second plan de la hiérarchie mondiale en descente. On n’a plus vu un Tricolore sur un podium dans la discipline depuis le 21 janvier 2017. Le jour où deux Français y sont montés, à Kitzbühel.

Il y a des jours qui marquent une carrière. Pour un skieur, descendre la Streif, à Kitzbühel, en est un, indiscutablement. Y réussir un podium est quelque chose d’unique et les Français à être montés sur la boîte depuis dix ans se comptent sur les doigts d’une main : ils sont quatre. Alors, lorsque deux Tricolores ont fini sur le podium de la descente de Kitzbühel, la date du 21 janvier 2017 est entrée dans l’histoire. Non que ce soit la première fois que la France réussit pareille performance sur la Streif. En 1998, Nicolas Burtin (2e) et Jean-Luc Crétier (3e) avaient eux aussi complété le podium, derrière Didier Cuche. Mais on parle là d’une époque où les Tricolores étaient 3e et 5e de la Coupe du monde de la spécialité, quelques semaines avant un sacre olympique à Nagano (Crétier).

Aucun podium en descente depuis deux ans

Au moment d’aborder cette descente de Kitzbühel, dix-neuf ans plus tard, la France n’est déjà plus qu’une nation "secondaire" en descente. Elle y réussit des exploits de temps à autre, à l’image de la victoire d’Adrien Théaux à Santa Caterina en décembre 2015 mais elle ne compte également qu’un seul podium entre les deux performances, en quatorze mois. C’est dire la surprise créée il y a deux ans. Placer deux skieurs sur un podium était déjà un exploit, le faire sur la mythique Streif en est un autre. Respectivement 2e et 3e derrière le vainqueur italien Dominik Paris, Valentin Giraud Moine et Johan Clarey ont réussi alors leur 2e et 4e podium en carrière.

Les Français Valentin Giraud-Moine et Johan Clarey encadrent l'Italien Dominik Paris sur le podium de la descente de Kitzbühel, en 2017

Les Français Valentin Giraud-Moine et Johan Clarey encadrent l'Italien Dominik Paris sur le podium de la descente de Kitzbühel, en 2017Getty Images

Mais pareille performance a visiblement un coût. Une semaine plus tard, Valentin Giraud Moine se blessait gravement aux genoux à Garmisch, ne faisant son retour à la compétition qu’en début de saison, près de deux ans plus tard. L’équipe de France, elle, n’a plus glissé personne sur le podium d’une descente depuis ce jour. Des cinq disciplines de la Coupe du monde, c’est de loin celle où les Français brillent le moins, la seule sans podium depuis. Pourtant, rarement la descente aura été aussi ouverte que cette saison, avec cinq vainqueurs différents en cinq courses. Alors pourquoi pas un Français à Kitzbühel ?

Clarey, un peu seul au monde

Y voir un Tricolore sur la plus haute marche serait toutefois un exploit monumental. Un podium aussi d’ailleurs vu qu’ils ne sont que trois à avoir connu le top 10 cette saison. Clairement le plus régulier et le plus fiable en descente, Johan Clarey présente les meilleurs arguments, même à 38 ans. Classé 5e à Beaver Creek et à Lake Louise, 8e à Bormio, le Français a l’avantage de savoir qu’il peut briller à Kitzbühel. C'est là-bas qu'il avait décroché son seul unique podium depuis cinq ans.

Johan Clarey, lors de la descente de Lake Louise en 2018

Johan Clarey, lors de la descente de Lake Louise en 2018Getty Images

Plutôt à l’aise à l’entraînement (7e et 5e), Adrien Théaux est sans doute l’autre meilleure carte tricolore dans sa quête de podium, d’autant que la Streif est une piste qui lui réussit assez bien (5 top 10 depuis 8 ans), à l’image de sa 3e place en 2011. Mais, cette saison, le skieur de Val Thorens alterne le bon (4e à Beaver Creek) et le très décevant (25e à Bormio, 26e à Lake Louise). Et si finalement la surprise tricolore venait d’un skieur moins "référencé" comme Brice Roger, qui monte en puissance cette saison, ou Mathieu Bailet, 6e à Bormio ? Ce serait un sacré exploit. Ça tombe, c’est justement ce qu’il faudra aux Français.

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