Getty Images

Mondiaux Are 2019 - Johan Clarey s'avance comme un candidat à la médaille en Super-G

Clarey : "En super-G, je n'ai jamais skié comme ça"

Le 05/02/2019 à 19:05Mis à jour Le 06/02/2019 à 12:22

MONDIAUX 2019 - A Are, Johan Clarey est la meilleure chance de médaille française en vitesse. Plutôt spécialiste de la descente, le skieur de 38 ans peut y croire en super-G, discpline dans laquelle il vient de connaître son premier podium.

A 38 ans, Johan Clarey attend toujours son exploit. La course parfaite qui le ferait entrer dans l'histoire du ski français. C'est dans sa 39e année, il y a une grosse semaine, que le Savoyard a décroché son premier podium en Super-G, à Kitzbühel, dans la mythique station autrichienne. De quoi croire en sa bonne étoile pour le super-G des Mondiaux à Are ?

La semaine mondiale a bien mal commencé pour le groupe de vitesse. Prévue dimanche, l'arrivée des Français dans la station suédoise n'a été effective que lundi. La faute à la neige qui a particulièrement perturbé le trafic à l'aéroport de Munich. Arrivés à Stockholm à 2h00 du matin lundi, les Clarey, Théaux et compagnie ont finalement pris un train de nuit pour rallier Are sur les coups de midi. Pas la meilleure manière de préparer un événement comme les Mondiaux mais Johan Clarey a prouvé très récemment qu'il savait faire fi de conditions contraires.

Kitzbühel pour la confiance

C'est donc à Kitzbühel, le 27 janvier dernier, que Clarey est monté sur le premier podium de super-G de sa carrière. Un super-G qu'il n'était pas certain de disputer. "Pour tout vous dire, je ne pensais pas prendre le départ le matin", a-t-il expliqué à Eurosport. La faute à un genou droit très douloureux. Clarey mise alors sur l'adrénaline pour oublier la douleur. Grand bien lui en a pris.

Vidéo - A 38 ans, Clarey a fait l'exploit : son premier podium en super-G en vidéo

01:57

Un peu plus d'une minute d'un ski "relax", "sans pression" et à l'arrivée une deuxième place à huit petits centièmes de Josef Ferstl, le vainqueur du jour. "En passant la ligne, je n'aurais pas été surpris de finir 20e", assure Clarey. Je ne pensais pas que j'étais assez vite. Je n'avais vraiment pas de bonnes sensations aujourd'hui."Voilà qui explique sans doute sa joie dans l'aire d'arrivée quand d'autres auraient pu enrager d'être passés si prêts d'un premier succès dans une discipline."

" La meilleure saison de ma carrière"

"Pour l'instant je fais la meilleure saison de ma carrière", reconnaît celui que ses coéquipiers appellent 'l'ancêtre'. J'aimerais faire encore un peu mieux en descente, mais en super-G je n'ai jamais skié comme ça". Difficile cependant pour lui d'expliquer ses bonnes sensations de la saison. "J'essaye juste de relativiser beaucoup de choses et je pense que ça me réussit, avance-t-il. Psychologiquement c'est sûr que je suis beaucoup mieux que ces dernières années, notamment avec l'accident de David (Poisson) l'année dernière".

Johan Clarey à l'arrivée du super-G 2019 de Kitzbühel (2e

Johan Clarey à l'arrivée du super-G 2019 de Kitzbühel (2eGetty Images

Alors qu'espérer à Are ? Dans les grands rendez-vous, Clarey, qui partira avec le dossard 14 n'a jamais fait mieux que sa 8e place en descente à Garmisch… en 2011. "Je vais avoir de l'ambition c'est sûr", assure-t-il pourtant. Je pars très motivé, avec beaucoup d'envie, comme depuis le début de saison. J'ai accumulé pas mal de confiance ces derniers temps, on verra bien ce que ça va donner". Partir sans pression lui a réussi récemment alors pourquoi pas rêver de la course parfaite ?

0
0