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Tessa Worley, Clément Noël, Alexis Pinturault… Les chances de médailles françaises à Are

Worley, Noël, Pinturault… Les chances de médailles françaises à Are

Le 05/02/2019 à 09:28Mis à jour Le 05/02/2019 à 11:56

MONDIAUX 2019 - Depuis 2011, l'équipe de France a pris la bonne habitude de ramener au moins un titre des championnats du monde. A Are, Tessa Worley, Clément Noël, Alexis Pinturault ou encore Victor Muffat-Jeandet tenteront de perpétuer la tradition quand d'autres espèrent pouvoir ramener une médaille de Suède.

Ils veulent le titre : Worley (Géant), Noël (Slalom), Pinturault et Muffat-Jeandet (Combiné)

Jean-Baptiste Grange blessé et absent, Tessa Worley sera la seule championne du monde individuelle française en lice pour ces Mondiaux 2019. Titrée en 2013 et 2017, la "Puce" du Grand-Bornand avait parfaitement débuté la saison en remportant le Géant de Sölden. Blessé au genou lors du Super-G de Lake Louise le 2 décembre, elle est montée sur le podium à trois reprises à son retour (Courchevel, Semmering, Krontplatz), preuve qu'elle est dans une forme étincelante. Sa décevante 9e place à Maribor ne fera pas oublier qu'aucune autre skieuse au départ de la course ne pourra se targuer d'être double championne du monde de la spécialité.

Lui n'a jamais disputé le moindre championnat du monde et pourtant il arrive à Are dans la peau d'un outsider très sérieux. Clément Noël a frappé fort en remportant coup sur coup les slaloms de Wengen et Kitzbühel au nez et à la barbe de Marcel Hirscher. Si l'Autrichien reste le favori logique, si Henrik Kristoffersen n'est pas à négliger, oui Clément Noël peut viser le titre. Quatrième des derniers Jeux Olympiques à 20 ans seulement, le Vosgien a prouvé que la pression n'était pas vraiment un problème.

Vidéo - Comment Noël est passé d'outsider à challenger n°1 d'Hirscher

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Plus vraiment en odeur de sainteté, le combiné pourrait vivre ses dernières heures à Are. Victor Muffat-Jeandet, vainqueur à Wengen la saison dernière et Alexis Pinturault aux multiples succès dans la spécialité, tenteront d'inscrire leur nom à un palmarès qui pourrait bien s'arrêter là. Amoureux de la discipline et peiné par sa mort programmée, Muffat-Jeandet n'avait été battu que par Marco Schwarz à Wengen cette saison quand "Pintu" l'avait accompagné sur le podium.

Ils visent le podium : Fanara, Faivre, Muffat-Jeandet (Géant), Pinturault (Slalom et Géant), Clarey (Descente et Super-G)

Pinturault (3e), Fanara (6e), Faivre (8e) et Muffat-Jeandet (11e), ils sont quatre Français à squatter le top 12 de la Coupe du monde de Géant cette saison. Avec quatre victoires en cinq courses, difficile de contester à Hirscher le statut d'immense favori mais derrière la bataille va être énorme. Avec leur densité, les Bleus ont les cartes pour s'immiscer dans la lutte pour les médailles.

En plus du combiné, Alexis Pinturault visera donc a minima une médaille en Géant mais aussi en slalom. Parfois en difficulté les saisons dernières dans la discipline, le Français de 27 ans a retrouvé ses sensations jusqu'à monter sur trois podiums cette saison. Pinturault est en forme et prêt à scorer !

En vitesse, il est l'homme fort de la délégation française. A 38 ans, Johan Clarey en a encore sous les skis, sa deuxième place du Super-G à Kitbühel il y a une grosse semaine l'a prouvé. Dans un bon jour, l'homme aux cinq podiums en Coupe du monde est capable du meilleur avec son énorme expérience.

Alexis Pinturault à Schladming, 2019

Alexis Pinturault à Schladming, 2019Getty Images

Ils peuvent aussi y croire : Miradoli (Descente et Super-G) et Théaux (Descente et Super-G)

Derrière Tessa Worley, l'équipe de France féminine se cherche une densité. Romane Miradoli pourrait être la belle surprise de ces Mondiaux. Même si un podium serait un exploit, sa sixième place sur le Super-G de Lake Louise en début de saison et surtout ses cinquièmes en Descente à Cortina d'Ampezzo puis en Super-G encore à Garmisch-Partenkirchen laissent penser qu'elle monte en puissance. A 24 ans, reste à savoir si elle saura gérer la pression de ses premiers Mondiaux. En tout cas, elle n'aura rien à perdre.

Lui non plus n'aura pas grand-chose à perdre. Adrien Théaux ne vit pas la meilleure saison de sa carrière malgré sa quatrième place sur la Descente de Beaver Creek en tout début de saison. Depuis, il n'est d'ailleurs entré qu'une seule fois dans le top 10 (en Descente encore à Val Gardena) et cherche la confiance. Il se souviendra tout de même qu'avant sa médaille de bronze en Super-G aux Mondiaux de 2015, son meilleur classement de la saison en Coupe du monde était une 4 place, déjà.

Romane Miradoli lors du super-G de Lake Louise

Romane Miradoli lors du super-G de Lake LouiseGetty Images

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