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Beat Feuz, Axel Lund Svindal, Dominik Paris... les favoris et les outsiders de la descente

Feuz, Svindal, Paris, Dressen... les favoris et les outsiders de la descente
Par Eurosport

Le 14/02/2018 à 17:53

JO PYEONGCHANG 2018 - La descente masculine se tiendra à Jeongseon, dans la nuit de samedi à dimanche (3h), sauf report dû au vent (décision à 2h). Qui sont les skieurs les plus à même de décrocher le titre olympique ? Trois favoris se dégagent à nos yeux, tandis qu'un nom se détache, d'une courte tête, côté français.

LES FAVORIS

  • BEAT FEUZ (Suisse, 30 ans)

En janvier, on y a presque vu que du Feuz sur les descentes de Coupe du monde. Beat Feuz est l'homme en forme du moment. Vainqueur à Wengen et Garmisch-Partenkirchen mais aussi deuxième à Kitzbühel, le Suisse arrive en pleine confiance.

Leader du classement général de la spécialité, c'est un peu l'épouvantail de l'épreuve. Mais à 30 ans, le champion du monde en titre va devoir supporter la pression d'être un des favoris aux Jeux, lui qui n'a jamais décroché la moindre médaille olympique. Son meilleur résultat aux JO ? Une 13e place à Sotchi…

  • AXEL LUND SVINDAL (Norvège, 35 ans)

Après plusieurs saisons pourries par les blessures (au tendon d’Achille puis surtout au genou, touché d'ailleurs lors du combiné), Axel Lund Svindal revient fort. Il est pour l’instant 2e dans la course au globe de la descente, avec 2 victoires et 5 podiums. Et contrairement à Feuz, il sait ce que veut dire briller aux Jeux : en 2010, à Vancouver, il décroche trois breloques. Une en or (descente), une en argent (Super G) et une en bronze (géant).

Petit bémol : il n’est pas monté sur la boite lors de ces deux dernières descentes en Coupe du monde. Sa 3e place du jour, sur l’ultime entraînement, l’a peut-être rassuré, mais elle ne suffit pas à effacer cette statistique, tant chacun aborde l’exercice différemment. La dynamique ne plaide donc pas forcément pour lui. L’expérience, si.

  • KJETIL JANSRUD (Norvège, 23 ans)

Un peu moins en vue en descente cette saison (5e du classement mondial de la spécialité) qu’en Super G (1er), le Norvégien Kjetil Jansrud fait tout de même partie de notre trio de favoris. Comme son compatriote Svindal, sa collection de médailles olympiques comporte déjà tous les métaux. Surtout, il skiera en terrain connu, à défaut d’être déjà conquis le "jour j".

Il y a deux ans, il avait remporté la descente pré-olympique. Quelques ajustements ont été opérés sur le tracé, pour le rendre un peu plus rapide, mais cette prise de repères gagnante pourrait jouer en sa faveur. De plus, il a terminé 2e des trois entraînements, à chaque fois derrière un skieur différent. Un indicateur à prendre avec des pincettes, certes, mais qui tend à confirmer que la piste lui convient.

Kjetil Jansrud, lors du 3e entraînement de la descente - JO Pyeongchang 2018

Kjetil Jansrud, lors du 3e entraînement de la descente - JO Pyeongchang 2018Getty Images

LES OUTSIDERS

  • DOMINIK PARIS (Italie, 28 ans)

Avec une telle saison, Dominik Paris tutoie le statut de favori. Troisième meilleur descendeur de la Coupe du monde, il s’est notamment adjugé l’épreuve de Bormio, à domicile, en décembre. Avec une seule médaille (d’argent, sur la descente des Mondiaux 2013), il manque de références en grand championnat. En revanche, il est monté en puissance cette semaine, à l'entraînement (29e, 12e puis 6e temps).

  • VINCENT KRIECHMAYR (Autriche, 26 ans)

Ces Jeux Olympiques arrivent au meilleur des moments pour lui. Vincent Kriechmayr accumule les bons résultats ces dernières semaines en descente, comme en témoignent ses résultats à Garmisch (2e), à Kitzbühel (4e) ou encore à Wengen (6e). Et il a débloqué son compteur en signant sa première victoire en Coupe du monde en décembre à Beaver Creek. Bien sûr, c'était en Super-G, mais cela lui permet d'être gonflé à bloc. Toujours placé, meilleur temps du dernier entraînement, il postule forcément pour le podium. Et peut viser plus si tout continue de lui sourire.

  • THOMAS DRESSEN (Allemagne, 24 ans)

Vidéo - Un drame familial, le point de départ de l'ascension de Dressen

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  • MATTHIAS MAYER (Autriche, 27 ans)

Matthias Mayer ne signe pas une saison impressionnante. Loin de là. Sa septième place de la Coupe du monde de la descente rappelle cependant qu'il est toujours là. Et ses podiums à Wengen et Lake Louise vont dans le même sens. Surtout, on parle du tenant du titre. Et à Sotchi, l'Autrichien a démontré sa capacité à frapper quand on ne l'attendait pas. Bis repetita ce dimanche ?

  • CHRISTOF INNERHOFER (Italie, 33 ans)

La poisse poursuit Christoph Innerhofer depuis fin décembre. L'Italien reste sur deux abandons (Wengen et Kitzbühel) et deux quatorzièmes places. Un bilan catastrophe qui tranche avec l'impression laissée par le vice-champion olympique en titre. Il est en grande forme, pour preuve son meilleur temps du deuxième entraînement à Jongseon. Reste à gommer ces fautes qui l'ont à chaque fois privé d'un résultat majeur, comme à Garmisch, il y a deux semaines.

LE JOKER FRANÇAIS

  • BRICE ROGER (27 ans)

On aurait pu mettre en avant les tauliers Adrien Théaux ou Johan Clarey, capables d'un grand coup dans un grand jour. Mais s'il fallait miser sur un Français, autant choisir l'homme en forme, Brice Roger. Malgré un dossard élevé, le Plagnard a été le meilleur tricolore lors des deux dernières descentes de Coupe du monde, à Kitzbuhel (7e) et Garmisch (9e). Même constat, pour l'instant, à Jongseon. Aucun Tricolore n'est allé plus vite à l'entraînement que Roger, respectivement 5e, 15e et 4e des trois entraînements.

Le skieur de 27 ans a le feu dans les jambes. Et il a une revanche à prendre sur les Jeux. Il y a quatre ans, à Sotchi, il avait dû déclarer forfait suite à une rupture des ligaments croisés lors du dernier entraînement. Cette fois, avec un intéressant dossard 6 sur le dos, ça pourrait bien rigoler pour Brice Roger.

Brice Roger lors du premier entraînement de la descente de Pyeongchang

Brice Roger lors du premier entraînement de la descente de PyeongchangGetty Images

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