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Le géant français a quatre flèches et autant de chances de podium

Le géant français a quatre flèches et autant de chances de podium

Le 17/02/2018 à 18:12Mis à jour Le 17/02/2018 à 18:14

JO PYEONGCHANG 2018 - Le géant masculin pourrait bien offrir un festival tricolore dimanche (à partir de 2h15). Ils sont quatre à prendre le départ, autant de chances réelles de médailles pour l'équipe de France olympique. Derrière le leader Pinturault, l'outsider Faivre, le médaillé Muffat-Jeandet et le vétéran Fanara ont aussi de quoi rêver.

Alexis Pinturault

Sa saison de Coupe du monde

5 géants, 4 Tops 10. Pinturault est dans ses standards, lui qui s'est imposé comme un des spécialistes du géant depuis plusieurs saisons déjà. Troisième du classement de la spécialité cette saison, le skieur de Courchevel n'a connu qu'un petit raté, une 12e place à Beaver Creek pour le premier géant de la saison (Sölden étant annulé). Surtout, il est le seul à avoir fait tomber Marcel Hirscher dans cet exercice, à Val d'Isère. "Pintu" n'a peut-être que deux podiums en Coupe du monde. Il n'en reste pas moins un vrai spécialiste, attendu parmi les meilleurs sur chacun des géants de l'année. On n'est pas dans le Top 3 d'une discipline pendant six saisons de rang sans raison.

Son expérience aux JO

Pinturault ne partira pas seulement avec le statut de géantiste accompli mais aussi celui de médaillé à défendre. Troisième en 2014, le Savoyard s'est en sus mis dans les meilleures dispositions en décrochant l'argent sur le combiné mardi. Moins de pression mais toujours plus d'expérience, difficile d'espérer une expérience plus heureuse avant d'aborder la course de dimanche. Ne manque finalement que l'or désormais. Son dossard numéro un va lui permettre de mettre la pression d'entrée sur la concurrence.

Dossard : Numéro 1

Sa déclaration : "Le combiné commence très bien les Jeux. J'ai une deuxième belle cartouche qui est le géant".

Alexis Pinturault lors du géant de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) le 28 janvier 2018

Alexis Pinturault lors du géant de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) le 28 janvier 2018Getty Images

Mathieu Faivre

Sa saison de Coupe du monde

Ce n'est pas encore 2016/2017, la saison de sa révélation. Mais Mathieu Faivre a fait preuve, à l'image de Pinturault, d'une belle régularité en géant. Au mieux quatrième, au pire onzième, le skieur de 26 ans joue pour l'instant placé. Il ne lui manque qu'un podium, ou mieux une victoire comme la saison passée à Val d'Isère, pour se libérer. En embuscade, il arrive en Corée du Sud dans la position du chasseur, contrairement à Hirscher ou Kristoffersen en haut de la hiérarchie. Cela ne rend pas Faivre moins dangereux, bien au contraire.

Son expérience aux JO

A Sotchi, Faivre n'était alors qu'un jeune loup de 22 ans en plein apprentissage. Seulement 24e, il était passé plutôt inaperçu dans l'ombre d'Alexis Pinturault et de Steve Missilier, surprenant médaillé d'argent. Le skieur d'Isola 2000 a depuis prouvé qu'il savait bien mieux gérer la pression avec un Top 10 lors des derniers Mondiaux de Saint-Moritz (9e).

Dossard : Numéro 3

Sa déclaration : "Ce qu'on (les Français) faisait les saisons précédentes n'est pas la réalité d'aujourd'hui. Il faudra juste donner le meilleur de soi-même dimanche."

Mathieu Faivre durant le géant de Garmisch-Partenkirchen

Mathieu Faivre durant le géant de Garmisch-PartenkirchenGetty Images

Victor Muffat-Jeandet

Sa saison de Coupe du monde

Très en vue sur le combiné, Muffat-Jeandet n'a néanmoins pas brillé en géant cette saison. 12e à Garmisch-Partenkirchen, 14e à Val d'Isère, 20e à Abelboden… Le Français n'est plus tout à fait celui qui il y a encore deux ans était 5e de la Coupe du monde de la spécialité en 2016. Plus complet, "Super Totor" a gagné en consistance, ce qu'il a peut-être perdu de force sur le géant. Sur une course d'un jour, il est toujours un vrai danger, même si le géant n'est pas sa course de prédilection.

Son expérience aux JO

Une course, une médaille. Que rêver de mieux ? Le natif d'Aix-les-Bains a déjà réussi ses Jeux de Pyeongchang. Libéré, il peut désormais aborder la suite des événements sans la moindre pression, pour se faire plaisir. Dans les grands événements, il n'a connu au mieux qu'une septième place lors des Mondiaux en 2015. C'était… sur le géant.

Dossard : Numéro 10

Sa déclaration : "Avec Alexis, nous avons le ski pour réussir dans cette discipline. On ne sait jamais ce qui peut arriver aux Jeux, il n'y a pas de règles."

Victor Muffat-Jeandet à Wengen

Victor Muffat-Jeandet à WengenGetty Images

Thomas Fanara

Sa saison de Coupe du monde

Il est l'invité quasi surprise de la sélection. Mais après une saison 2016/2017 difficile ponctuée par une Thomas Fanara a repris sa place parmi les habitués des Tops 20 dans sa discipline fétiche. Le natif d'Annecy a déjà signé trois places d'honneur entre le 10e et le 16e rang cette saison, et deux podiums en Coupe d'Europe. Une régularité qui n'a pourtant pas toujours été son fort dans sa carrière. Pour ses derniers Jeux, Fanara doit se lâcher un peu plus encore et prendre des risques.

Son expérience aux JO

Fanara est le plus expérimenté des géantistes français à Pyeongchang, le seul à avoir posé ses spatules dès l'édition 2006 à Turin. Absent en 2010 suite à une blessure, malheureusement récurrentes dans sa carrière, il avait toutefois prouvé en 2014 qu'il fallait compter sur lui pour se montrer à son avantage. Quatrième ex aequo de la première manche, il avait finalement terminé 9e, la faute à une deuxième manche trop moyenne. 2018 pourrait sonner comme une belle revanche, sur Sotchi, et, globalement sur toute sa carrière.

Dossard : Numéro 11

Sa déclaration : "J'ai envie de ne pas repartir avec des regrets. C'est une dernière chance et j'ai envie de la saisir."

Thomas Fanara lors du géant de Val-d'Isère le 9 décembre 2017

Thomas Fanara lors du géant de Val-d'Isère le 9 décembre 2017Getty Images

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