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PYEONGCHANG - Imiter Crétier et Dénériaz en pensant à Poisson : les Français savent quoi faire

Imiter Crétier et Dénériaz en pensant à Poisson : les Français savent quoi faire

Le 14/02/2018 à 17:49

PYEONGCHANG 2018 - Douze ans après Antoine Dénériaz à Turin, l'équipe de France se présentera une nouvelle fois au départ d'une descente olympique avec des atouts indéniables mais un statut d'outsider sérieux, tout au plus. Tant mieux, les Bleus ne sont jamais aussi forts aux JO que lorsque l'on ne les attend pas.

Cinq titres olympiques. Historiquement, la descente est la discipline phare du ski français aux Jeux Olympiques, avec autant de médailles d'or que dans toutes les autres disciplines confondues. Et, à l'exception de Jean-Claude Killy, skieur hors-norme et pas simplement sur le plan tricolore, aucun des champions olympiques français de descente n'étaient vraiment favoris. Alors, certains faisaient plus ou moins partis des outsiders sérieux comme Henri Oreiller en 1948 ou Jean Vuarnet en 1960.

D'autres étaient même des favoris pour une médaille comme Jean-Luc Crétier (2e des descentes de Beaver Creek et Wengen en 1998, l'année de son titre à Nagano, mais aucune victoire en Coupe du monde) ou encore Antoine Dénériaz (titré en 2006 alors qu'il n'avait plus gagné depuis décembre 2003). Mais aucun n'était l'un des favoris pour la victoire. Une tradition historique de Français titrés "par surprise", que les quatre Tricolores engagés dans la descente olympique de Pyeongchang rêvent tous d'imiter. Avec, comme toujours, une forte pensée pour David Poisson, médaillé surprise pour sa part lors de la descente des Mondiaux 2013 et récemment décédé à l'entrainement. Tour d'horizon des forces françaises.

Adrien Théaux (33 ans)

Sa saison : S'il a obtenu ses trois succès en Coupe du monde en descente (Lenzerheide 2011, Kvitfjell 2013 et Santa Caterina 2016), le skieur de Val Thorens connait plus de difficultés cette année. Seulement trois fois dans le top 10 en sept descentes (7e comme meilleur résultat, à Bormio et Lake Louise), le Français n'aborde pas ces JO dans une forme optimale avec des problèmes de dos récurrents et un mois de janvier décevant en descente, que ce soit à Wengen (11e) ou à Kitzbuehel et Garmisch-Partenkirchen (13e)

Son expérience en descente aux JO : 16e (Vancouver 2010) et 18e (Sotchi 2014).

Notre prono : 8e

Adrien Théaux à Kitzbühel

Adrien Théaux à KitzbühelGetty Images

Johan Clarey (37 ans)

Sa saison : Que de difficultés cette saison vécues par Johan Clarey… S'il est monté à trois reprises sur le podium d'une descente de Coupe du monde, l'Annécien aux 126 départs vit des temps plus compliqués en 2017-2018 avec un seul top 15 au compteur, à Beaver Creek (9e). Très loin des meilleurs à Val Gardena, Bormio et Wengen, le Français de 37 ans aborde sans confiance ces JO de Pyeongchang. Prêt à réaliser l'exploit ?

Son expérience en descente aux JO : 27e (Vancouver 2010) et abandon (Sotchi 2014).

Notre prono : 10e

Johan Clarey lors de l'entraînement de la descente olympique de PyeongChang

Johan Clarey lors de l'entraînement de la descente olympique de PyeongChangGetty Images

Brice Roger (27 ans)

Sa saison : Après cinq premières descentes compliquées (17e comme meilleur résultat à Beaver Creek), le Plagnard s'est complètement retrouvé sur les classiques autricho-allemande de janvier. Superbe 7e à Kitzbuhel à moins d'une seconde du vainqueur, Thomas Dressen, puis 9e à Garmish-Partenkirchen (à 0''83 de Feuz), Brice Roger est revenu à son meilleur niveau au meilleur des moments. Confiance, qualités, sentiment de revanche : le cocktail gagnant ?

Son expérience aux JO : Aucune. Il s'était blessé lors du dernier entraînement à Sotchi, en 2014.

Notre prono : 3e.

Brice Roger lors du premier entraînement de la descente de Pyeongchang

Brice Roger lors du premier entraînement de la descente de PyeongchangGetty Images

Maxence Muzaton (27 ans)

Sa saison : Jamais rentré dans le top 10 d'une descente de Coupe du monde au début de la saison, le skieur d'Epernay a brisé la barre fatidique en janvier, prenant la 7e place de la fameuse descente de Wengen, sur le Lauberhorn. Mais c'est bien son seul résultat marquant de la saison. Pour son premier grand rendez-vous en descente (il n'avait fait que le super-combiné aux Mondiaux de 2015), le Plagnard cherchera avant tout à engranger de l'expérience.

Son expérience aux JO : Aucune.

Notre prono : 16e.

Maxence Muzaton à Wengen

Maxence Muzaton à WengenGetty Images

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