"Je ne pense qu'à ça"

La saison débute dès samedi à Sölden (10h15) pour Marion Bertrand avec le premier géant de la Coupe du monde. Une étape importante de la skieuse d'Auron pour réaliser un rêve : disputer ses premiers J.O, à Vancouver en février 2010.

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Crédit: Eurosport

MARION BERTRAND, pouvez-vous nous faire un bilan de la saison dernière ?
M.B. : L’hiver dernier, il y a eu de tout : des choses très bonnes et des choses très nulles. J’ai fait un excellent début de saison, moi-même, cela m’a étonnée. Après cela, j’ai chuté mentalement, je n’arrivais pas à bien skier, ce n’était plus du tout naturel. Les Mondiaux sont arrivés très vite et cela m’a complètement relancée. Donc ma saison a été assez bonne. Et ce qui est positif, c’est que j’ai occulté les mauvais moments…
Dans les bons moments, le géant d’Aspen arrive en premier dans vos souvenirs ?
M.B. : Oui, car c’est là où je rentre dans le Top 10 pour la première fois de ma carrière (8e, NDLR). En plus, le lendemain, j’ai réussi à me qualifier pour mon premier slalom où je prends une prometteuse 17e place. Cette étape américaine était parfaite, d’autant plus que c’est ici que Tessa Worley a remporté la victoire en géant.
Comment s’est passée votre préparation pour cette saison ?
M.B. : Cette pré-saison s'est passée le mieux du monde et pour cause, il y a une émulation fantastique entre nous. Tout le monde se soutient et est conscient que notre équipe est très forte. Il ne reste plus qu’à nous exprimer. On a envie de réussir en groupe cette année. C’est vrai que le ski est un sport individuel, mais l’esprit d’équipe sera aussi important pour nous. Personne ne sera mis à l’écart.
Seule Florine de Leymarie manque à l’appel...
M.B. : C'est vrai. Florine a été écartée du groupe fédéral à la fin de la saison dernière. Elle s’entraîne avec le groupe Anega (camp d’entraînement français hors des structures fédérales accessible pendant la période estivale, NDLR). Elle est partie en Afrique du Sud pendant deux mois. Tout va très bien pour elle. Elle a d’ailleurs gagné une course là-bas et je pense qu’elle reviendra très vite parmi nous.
Le géant reste votre discipline de prédilection. Vous avez aussi participé à quelques slaloms. Vous engagerez-vous dans d’autres disciplines cette saison ?
M.B. : Non, je ne veux pas car je ne suis plus toute jeune (elle aura 25 ans le 2 novembre, NDLR) et que je ne réussis pas dans les autres disciplines. J’ai été tentée pour faire du Super-G, mais ça n’a pas marché malgré des entraînements encourageants. En rajoutant cela à mon programme, il faut faire des sacrifices sur les autres disciplines pour y arriver. Je préfère être bonne en géant avant tout, en slalom ensuite si le géant fonctionne. Et si ces deux disciplines me réussissent, pourquoi pas le Super-G ? Mais ce n’est pas une priorité, comme peut l’être le géant.
Donc pas de combiné non plus ?
M.B. : En effet. J’aimerais bien pourtant, car en Super-G je me défends, tout comme en slalom, mais d’un point de vue de planning, ce n’est pas possible de tout faire. L’équipe de France ne prévoit pas un emploi du temps où tout le monde peut faire de tout. On n’est pas assez bons pour ça.
Vancouver, c’est dans quatre mois. Vous y pensez déjà ?
M.B. : Oui, on y pense tous. Moi en tout cas, je ne pense qu'à ça... Ce sont les jeux Olympiques et je trouve cet événement tellement beau que je ne rêve que d’une chose, c’est gagner ! Cela va arriver très vite et tout le monde parle de ça. Je veux y être et je ferai tout pour y participer. Je pleure tellement quand les autres gagnent que je veux le vivre moi aussi.
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