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Sölden - Tessa Worley : "C'est si bon de ressentir ça à nouveau"

Worley : "C'est si bon de ressentir ça à nouveau"

Le 27/10/2018 à 16:15Mis à jour Le 27/10/2018 à 16:21

SKI ALPIN - Victorieuse du premier géant de la saison à Sölden, Tessa Worley a réussi là où elle péchait les années précédentes : mettre en place son ski sans tension dès la première course de l'hiver. Un accomplissement qui lui a permis de connaître ses premières émotions de la saison.

"Sölden, on revient chaque année, cette pente est quand même réputée, spéciale, c'est le lancement de la saison. Dans ma carrière je suis fière d'avoir réalisé cet objectif". Un but de plus atteint dans l'immense carrière de Tessa Worley. Il fallait avoir la confiance bien accrochée pour dompter la piste et les conditions météorologiques de Sölden en ouverture de la saison de ski alpin. Pour la confiance, la Tricolore n'était pas vraiment la favorite, elle qui avait parfois tendance à manquer ses entames d'hiver.

Si elle avait pris la deuxième place derrière Rebensburg la saison dernière en Autriche, la "Puce" du Grand Bornand y avait connu des fortunes diverses les années précédentes. Deux abandons (2008 et 2012), des places frustrantes (6e en 2016, 5e en 2015, 7e en 2014) et même une 21e position en 2013. "J'étais souvent tendue en début de saison les années passées, a reconnu Worley après sa victoire. Je n'étais pas capable de faire mon ski. Je pense qu'aujourd'hui, c'était bien mieux". Et pour cause !

Vidéo - Du feu sous les skis et Worley a brisé la glace pour s'imposer magistralement

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Une claque pour ses adversaires

Repousser Shiffrin, qui s'est dit "heureuse" pour celle avec qui elle partagé des vacances cet été, à 74 centièmes et Brignone, auteure du meilleur temps du premier acte, à 75 en deuxième manche est une chose mais mettre Rebensburg, soit la tenante du titre de la Coupe du monde de la spécialité et championne olympique en 2010, à plus d'une seconde en est une autre. L'Allemande a reconnu que son adversaire avait mieux su appréhender les conditions difficiles de cette manche inaugurale. "C'était une grosse bataille, a résumé Worley. La pente était très bosselée, on n'y voyait pas grand-chose".

"C'est si bon de ressentir ça à nouveau", a conclu Worley qui avait dû attendre le mois de janvier pour savourer son premier et unique succès (à Lenzerheide) la saison dernière avant de connaître une déception aux Jeux Olympiques de PyeongChang (7e en géant, 28e en super-G). Ses prochaines émotions, Worley devra attendre un mois pour les connaître puisque le prochain géant est programmé le 24 novembre à Killington (États-Unis). Un endroit qu'elle apprécie pour y avoir gagné en 2016.

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