Un peu contrariée par sa huitième place en descente la veille, Michaela Dorfmeister a effectué une mise au point radicale lors du Super G, qu'elle a littéralement survolé. "Je suis très heureuse, c'est la revanche pour la course chaotique de samedi ", souffle l'Autrichienne, tellement maîtresse de son sujet depuis le début de l'hiver, qu'on est presque surpris qu'il ne s'agisse que de sa première victoire de la saison.
Deuxième puis troisième en descente à Lake Louise, troisième, encore à Lake Louise puis deuxième à Beaver Creek en Super G, elle tournait autour. Ce n'était donc qu'une question de temps avant de la voir à nouveau sur la plus haute marche du podium. "J'ai tout de suite senti ce matin en me levant que c'était mon jour", confie-t-elle.
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Le bijou de Dorfmeister
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"J'étais plus rapide"
Avec 66 points d'avance sur Meissnitzer et surtout plus de 150 sur Kostelic et Paerson, Dorfmeister peut commencer à lorgner sur le classement général de la Coupe du monde, même si la saison est encore longue. Sacrée en 2002, la native de Neudiesl était légèrement rentrée dans le rang depuis trois saisons, avant de revenir au sommet. "Pourquoi est-ce que ça marche si bien pour moi? Je n'en sais rien. Ca marche, c'est tout", sourit la double championne du monde.
L'ampleur de sa victoire dominicale (49 centièmes d'avance sur Meissnitzer, soit le même écart qu'entre sa dauphine et Wirth, 11e) témoigne de la démonstration de "Mikki". "Au départ, j'avais encore l'idée de la victoire dans le sang. La piste était en mauvais état pour les gros dossards. J'ai fait des fautes mais c'est aussi parce que j'étais plus rapide que les autres", estime la reine de Val d'Isère.
Elle doit pourtant avoir une idée un peu plus précise de sa forme actuelle, d'autant qu'elle n'est pas vraiment habituée des démarrages en trombe. "Je me sens super bien. J'ai très bien démarré la saison. Jamais dans ma carrière cela m'était arrivé ", a-t-elle confirmé dans un entretien accordé à Reuters. Ses résultats ne sortent pas de nulle part. "L'entraînement estival en Nouvelle-Zélande était très bon et l'expérience vous aide à gérer les problèmes psychologiques qui ne manquent pas de se présenter à vous", analyse finalement Michaela.
L'or à Turin
Du haut de ses 32 ans, Dorfmeister affiche un mélange de sérénité et de joie de vivre, qui lui réussit visiblement. "Je suis là pour me faire plaisir, reprend l'Autrichienne, visiblement épanouie, sur ses skis comme dans sa vie. On dit souvent que votre vie dans le milieu du ski est plus belle que votre vie privée. Eh bien moi, j'adore ma vie privée. J'ai un petit ami, il me rend la vie si facile. Tout se passe parfaitement bien quand je rentre à la maison".
Heureuse et ambitieuse, la grande dame du Tyrol se sent prête pour un hiver mémorable. "J'ai toujours des objectifs, poursuit-elle. D'abord, skier vite à chaque course. Ensuite, j'aimerais remporter le globe de cristal en descente. Et surtout, repartir des Jeux avec une médaille d'or autour du cou." Malgré ses 22 victoires en Coupe du monde et ses deux titres planétaires, il lui manque toujours le Graal olympique. Sur ce qu'elle montre depuis un mois, son rêve a tout pour devenir réalité.
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