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Val di Fiemme : La France neuvième d'un relais bizarroïde

La France neuvième d'un relais bizarroïde

Le 01/03/2013 à 15:30Mis à jour Le 01/03/2013 à 21:47

La France a pris une correcte 9e place dans un relais où les Norvégiens de Northug se sont amusés. Le dernier 10 km restera dans les annales... de la lenteur sur un championnat du monde. Comme lors du dernier relais de La Clusaz, la Norvège a remporté la course messieurs.

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Après la démonstration des Norvégiennes hier sur le 4 x 5 km, la bande à Petter Northug faisait forcément office de grandissime favori pour le 4 x 10 km masculin, à condition de briller face aux Russes, Suédois ou Allemands sans oublier les Italiens à domicile. C'est Mathias Wibault qui ouvrait le bal pour la France sur le premier relais en classique face à Rickardsson, Perl, Gjerdalen… L'Allemand Dotzler portait une belle attaque au km 8,2 et mettait le peloton en file indienne sans réelle cassure.

Sur la piste de fond, les parties de glisse, à l'ombre, alternaient avec les parties plus collantes en plein soleil. D'ailleurs, les bonnets étaient restés dans les vestiaires cet après-midi sous le soleil printanier de Val di Fiemme. Au premier bouclage, Allemagne, Norvège, Japon, Suède, Finlande, Italie, République Tchèque se tenaient en 10 secondes.

Maurice Manificat entamait le deuxième relais en classique, pour suppléer l'abandon de Jean-Marc Gaillard, blessé au dos sur le 15 km libre. Il côtoyait Eldar Roenning, Maxim Vyleghzanin, Joann Olsson, Dario Cologna, Lukas Bauer ou Tobias Angerer. Mais le Français, plus à l'aise en skating, perdait du terrain sur la tête de course. Di Centa et Cologna puis Vyleghzanin accéléraient encore le rythme : seules cinq équipes étaient alors au contact, la France reculait, Manificat voyant partir le groupe.

Tous les favoris devant...

A mi-course, Suisse, Suède, Norvège, Italie, Allemagne, Russie affichaient une bonne longueur d'avance… Le titre se jouerait donc entre ses nations, sans réelle surprise si ce n'est le Japon en 7e place. Maurice Manificat transmettait le témoin à Robin Duvillard à plus d'une minute.

Les six de devant Roethe, Hellner, Clara, Legkov, Tscharnke et Livers skiaient ensemble tandis que Robin Duvillard, déçu et frustré de son 15 km libre, reprenait 40 sec en 6,6 km. Le Le dernier tour des troisièmes relayeurs commençait avec une accélération de Legkov imité par Hellner qui mettait hors-jeu la Suisse et l'Allemagne mais également la Norvège de Roethe et l'Italie de Clara à une vingtaine de mètres derrière. Mais l'effort du Russe  pour mettre Ustiugov dans les meilleures conditions, n'avait pas de grandes conséquences tandis que la Norvège lançait Petter Northug, l'Italie Hoffer et l'Allemagne Teichmann. 

Une belle promenade avant une course de 1 km

Dès le début du dernier relais, Allemagne et Norvège revenaient tranquillement sur la tête où on se regardait déjà : un rythme pépère qui permettait à Northug de faire du pas de montée alternée dans une petite bosse ! Sûr de sa force, le champion du monde du 15 km restait en queue de peloton de tête. Du coup, les nations à la traîne revenaient comme la France d'Ivan Périllat-Boiteux qui entamait sa seule course des mondiaux en tant que remplaçant. Un scénario ubuesque pour un relais de championnats du monde !

Après 3,3 km d'échauffement, Suisse, Russie et Italie appuyaient un peu sur le champignon ; le groupe des six se reformaient en attendant le dernier tour.  Et tous regardaient déjà l'épouvantail Northug sans prendre garde au retour de Matti Heikkinen. A l'entame du dernier tour, la nervosité montait d'un ton avec de fausses accélérations de Northug qui s'amusait ouvertement de la situation.

Comme il fallait s'y attendre, la montée Zorzi servait de juge de paix : le Suédois plantait la première banderille devant Northug, Ustiuogov et Hoffer. Le Norvégien accélérait dans le dernière ligne droite juste devant la Suéde, la Russie et… l'Italie. Finlande, Suisse, Allemagne, France (9e) et Etats-Unis complétaient le top 10. Sur la ligne, Northug faisait du Northug avec un petit geste qui signifiait "Qui d'autre que moi pour gagner !"

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