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Médaille d'or pour Pierre Vaultier, qui conserve son titre olympique en snowboardcross

Et tout là-haut, il y a Vaultier !

Le 15/02/2018 à 07:03Mis à jour Le 15/02/2018 à 08:11

JO PYEONGCHANG 2018 - Champion olympique à Sotchi en 2014, Pierre Vaultier a conservé son titre ce jeudi à Pyeongchang. Dominateur de bout en bout en finale, le Français s'est imposé avec la manière pour offrir une 6e médaille à l'équipe de France, la 3e en or en Corée du Sud après celles de Perrine Laffont et de Martin Fourcade. Grandiose !

Le taulier du snowboardcross, c’est plus que jamais Pierre Vaultier. Le champion olympique de Sotchi est parvenu à remporter une nouvelle médaille d’or en snowboardcross, jeudi à Pyeongchang et a apporté une nouvelle pierre à son incroyable palmarès. Un palmarès qui le consacre déjà comme l’une des légendes vivantes de son sport. A 30 ans, il a signé une victoire pleine de maîtrise sur le cross du Phoenix Park de Bongpyeong.

Son succès rapporte une troisième médaille d’or à l’équipe de France olympique après les succès de Perrine Laffont en bosses et Martin Fourcade lors de la poursuite. Au total, cela fait six médailles pour les Bleus. Vaultier, lui, est également devenu le troisième sportif de l'histoire de l'équipe de France à remporter deux médailles d'or en deux olympiades après Pierre Brunet en patinage artistique (1928, 1932) et Martin Fourcade en Biahtlon (2014, 2018).

Une finale maîtrisée

Cette breloque, elle va faire oublier le début de journée difficile des Bleus en Corée du Sud. Supérieur à ses adversaires lors de la grande finale, le Français a géré celle-ci de main de maître. Parti en mode fusée, le snowboarder de Serre-Chevalier a tout réalisé à la perfection : il est resté en tête du début à la fin et n’a jamais été inquiété par ses rivaux, malgré les nombreux pièges du parcours olympique. L’Australien Jarryd Hugues et Regino Hernandez, premier médaillé espagnol depuis 26 ans aux JO d'hiver et le bronze obtenu par Blanca Fernández Ochoa en slalom aux Jeux d'Albertville (et 3e médaillé de l'histoire), ont complété le podium. L’Australien Alex Pullin, son principal rival, n’a lui jamais existé dans ce run final avant de chuter à mi-parcours.

Le succès de Vaultier à Pyeonchang ne ressemble pas du tout à celui acquis à Sotchi. Mais il est également auréolé de ce petit soupçon de miracle dans son scénario. Il y a quatre ans en Russie, il avait débarqué aux Jeux en mode outsider, sans ligament croisé au genou droit et avec une attelle. Un pari fou. Mais un pari fou qui avait marché.

Pierre Vaultier lors des JO de Pyeongchang

Pierre Vaultier lors des JO de PyeongchangGetty Images

Un succès de miraculé

Cette fois, le natif de Briançon a débarqué aux JO en mode patron et avec la pancarte d’homme à abattre. Son rêve a pourtant failli se briser en demi-finale. Tombé dans un virage, qui a également condamné les chances de deux autres concurrents, le Français a réussi le pari de se relever et de terminer cette demie en troisième position derrière les Australiens Alex Pullin et Jarryd Hugues. Un coup du sort qui aurait pu tout stopper net. Il n’en a rien été.

Passée cette frayeur majuscule, Vaultier a posé son empreinte de géant sur cette compétition de boardercross. Meilleur temps des qualifications, facile deuxième de son huitième (qu’il a perdu sur le dernier saut), vainqueur de son quart de finale, il a sorti un parcours de sportif affirmé et accompli. Pas fan de ce statut de très grand favori qu’il se trimballait à Pyeongchang, Vaultier a réussi un autre exploit : celui de ne pas s’auto-parasiter. Vainqueur de cinq globes, champion du monde en titre et désormais double champion olympique, comme l’Américain Seth Wescott (2006, 2010), Vaultier fait partie de la caste du snowboard mais aussi de l'olympisme. Un géant.

Pierre Vaultier lors des JO de Pyeongchang
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