Karatsev trop solide pour Humbert

Il n'avait pas été gâté au tirage et en a fait les frais. Ugo Humbert a été sorti dès son entrée en lice lundi par la révélation de ce début de saison 2021, Aslan Karatsev. Le Russe, qui restait sur une finale à Belgrade où il avait surtout dominé le numéro 1 mondial Novak Djokovic, s'est montré extrêmement solide pour l'emporter en deux manches (7-5, 6-4) et 1h31 de jeu. Au 2e tour, il défiera Diego Schwartzman.
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09/05/2021 À 23:26
Ugo Humbert n'a pas à rougir. Le Messin a fait tout ce qu'il a pu lundi pour retarder l'échéance, mais Aslan Karatsev a confirmé sa dynamique exceptionnelle du moment. D'une sérénité désarmante, le Russe, 27e joueur mondial, a patiemment posé son jeu et imposé son rythme infernal à l'échange au Français qui a pourtant montré de belles choses, notamment dans la première manche pour écarter les quatre premières balles de break auxquelles il a été confronté à 4-4, puis 5-5.
Signe d'un joueur dans une extrême confiance, Karatsev a été intraitable sur son service, s'appuyant sur sa première balle dès que la situation l'exigeait et faisant souvent des ravages sur ses seconds coups de raquette. Le Russe n'aura finalement eu qu'une balle de break à sauver, après s'être lui-même emparé une seconde fois du service adverse à 4-3 en sa faveur dans le second acte. Et il l'a écartée d'un service gagnant. Pour le reste, sa vitesse d'exécution et ses prises de balle précoces ont fait la différence, malgré quelques éclairs de Humbert.

Malgré une belle résistance, Chardy a perdu son bras de fer contre Evans : le résumé

Chardy trop court cette fois

Un peu plus tard dans la journée, Jérémy Chardy a connu le même destin que son compatriote. Le Palois s'est bien accroché, a même chipé un set à Daniel Evans, mais a fini par baisser pavillon en trois sets (7-6, 6-7, 6-2) et pas loin de trois heures de jeu (2h46 précisément). Plus constant sur le plan physique, le Britannique affrontera le vainqueur du match entre John Millman et Hubert Hurkacz, au 2e tour à Madrid.
S'il peut regretter d'avoir perdu un premier set qu'il avait bien entamé en faisant le break le premier, Chardy a surtout résisté par la suite. Avec ses qualités défensives surprenantes, son slice de revers qui avait déjà fait des ravages à Monte-Carlo et sa variation, Evans a dicté son rythme dans les deuxième et troisième manches. Et pourtant, le Palois a bien réussi un petit hold-up en remettant les compteurs à zéro après le gain du tie-break du deuxième set 9 points à 7. Au passage, il a d'ailleurs écarté trois balles de match : une sur son service à 5-4 contre lui, puis deux autres dans le jeu décisif à 6 points à 4 contre lui.
Mais dès le milieu de ce deuxième acte, Chardy a donné des signes de fatigue, n'appuyant plus sa première balle comme il en a l'habitude. Une douleur à l'épaule ou juste une baisse d'énergie ? Difficile de le savoir. Toujours est-il que dans le troisième acte, il n'a pu faire illusion bien longtemps, cédant à nouveau son service dès le 3e jeu, puis une fois de trop dans le 7e. Le Français aura fait parler la poudre (46 coups gagnants), mais aussi beaucoup trop donné (42 fautes directes contre 16 à son adversaire) pour espérer une meilleure issue.

Alcaraz écrase Mannarino et prend rendez-vous avec Nadal

Et décidément, la journée n'a pas souri aux Bleus. Sur le court Manolo Santana, Adrian Mannarino n'a pas fait le poids face au jeune et très prometteur Carlos Alcaraz, 120e joueur mondial. Le gaucher tricolore, qui est certes assez allergique à la terre battue, n'a pu sauver que quatre jeux, et tous dans le premier set (6-4, 6-0), pour se faire balayer en un peu plus d'une heure (1h11 de jeu précisément).
Il suffit de jeter un rapide coup d'oeil aux statistiques pour se rendre compte de l'étendue des difficultés du jour de Mannarino : il n'a frappé que 4 minuscules coups gagnants (contre 24 à son adversaire) et a commis 20 fautes directes (contre 17). Très percutant en coup droit, Alcaraz a honoré comme il se doit son invitation par l'organisation du tournoi en devenant le plus jeune vainqueur d'un match à Madrid. Et il s'est offert le plus beau des cadeaux pour fêter ses 18 ans mercredi : avoir l'honneur de défier le roi Rafael Nadal, son idole, au 2e tour. Que demander de plus ?
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