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A Rotterdam, c'est grand ouvert pour succéder à Federer

A Rotterdam, c'est grand ouvert pour succéder à Federer

Le 11/02/2019 à 11:41

ATP ROTTERDAM - Le premier tournoi ATP 500 de l'année se tient comme toujours à Rotterdam. Affaibli par les forfaits de dernière minute de Zverev et Cilic, le rendez-vous néerlandais voit débouler une armée de prétendants, sans véritable favori. La succession de Roger Federer s'annonce donc plus qu'ouverte.

ABN AMRO World Tennis Tournament

ATP 500
Pays : Pays-Bas
Dates : 11-17 février
Dotation : 2 098 480 dollars
Tenant du titre : Roger Federer

Créé en 1974, le tournoi de Rotterdam s'est imposé au fil des ans comme un des premiers rendez-vous importants de la saison hivernale après l'Open d'Australie. Il s'agit du premier ATP 500 dans le calendrier. Le palmarès du tournoi néerlandais compte quelques très grands noms du tennis, d'Arthur Ashe à Björn Borg, de Jimmy Connors à Boris Becker, de Stefan Edberg à Andy Murray en passant par Roger Federer, sacré en 2005 et 2018. Mais il sait aussi réserver quelques surprises, comme en 2003, avec la finale entre Max Mirnyi et Ramon Sluiter, ou en 2015, lors du titre de Martin Klizan. Le tournoi est disputé à la Ahoy Rotterdam, une salle moderne dotée d'une capacité de 15000 places.

Forces en présence

Initialement, trois joueurs du Top 10 avaient prévu de s'aligner aux Pays-Bas, mais Alexander Zverev et Marin Cilic ont déclaré forfait ces derniers jours. Seul Kei Nishikori subsiste donc au rang des têtes d'affiche parmi les dix premiers mondiaux. Le Japonais, vainqueur début janvier à Brisbane de son premier tournoi en quasiment trois ans, voudra confirmer son bon début de saison puisqu'il avait également atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie avant d'abandonner contre le futur vainqueur, Novak Djokovic. Autre forfait, celui de Lucas Pouille, malade.

Malgré les désistements de dernière minute, le plateau reste intéressant avec une cargaison de joueur classés entre la 11e et la 25e place à l'ATP : Karen Khachanov, Stefanos Tsitsipas, Milos Raonic, Roberto Bautista Agut, Nikoloz Basilashvili, David Goffin, ou Denis Shapovalov. A noter que quatre des cinq derniers lauréats sont présents : Tomas Berdych (2014), Martin Klizan (2015), Stan Wawrinka (2016) et Jo-Wilfried Tsonga (2017). Malheureusement pour les organisateurs, manque le dernier en date, le plus prestigieux, Roger Federer. Venu chercher la première place mondiale l'an passé, le Bâlois ne défendra pas son titre cette semaine.

Karen Khachanov

Karen Khachanov Getty Images

Le tableau

Tête de série numéro un, Kei Nishikori a hérité d'un tableau potentiellement compliqué. Le Japonais sera opposé d'entrée à Pierre-Hugues Herbert. Finaliste à Montpellier, le Français, en pleine progression, connait la meilleure période de sa carrière en simple. Il sera peut-être un peu fatigué, mais aussi en pleine confiance. Nishikori pourrait ensuite affronter Denis Shapovalov en huitièmes.

A l'image de Herbert, les Tricolores n'ont pas été gâtés lors du tirage au sort effectué vendredi soir. Gaël Monfils devra se coltiner David Goffin au 1er tour, Jérémy Chardy fera face à Daniil Medvedev et Benoît Paire à Stan Wawrinka. Seul Jo-Wilfried Tsonga a été un peu plus épargné. Il débutera son tournoi contre l'Italien Thomas Fabbiano, issu des qualifications. Gilles Simon, lui aussi sorti des qualifs', affrontera Thomas Berdych. Autres premiers tours à suivre : Basilashvili contre Hyeon Chung et Raonic contre Philipp Kohlschreiber.

Les quarts de finale théoriques

Kei Nishikori (Jap/N.1) – Nikoloz Basilashvili (Geo/N.9)
Milos Raonic (Can/N.4) – Denis Shapovalov (Can/N.10)
David Goffin (Bel/N.8) – Stefanos Tsitsipas (Gre/N.3)
Daniil Medvedev (Rus/N.5) – Karen Khachanov (Rus/N.2)

Trois moments inoubliables

1984 : La finale jamais achevée. Alors que Jimmy Connors et Ivan Lendl se jouent le titre, une alerte à la bombe interrompt les débats. Un homme, se revendiquant d'un mouvement anticapitaliste a appelé pour revendiquer le fait d'avoir posé une bombe près du court central. Il faut évacuer la salle. Aucune trace de la bombe n'est retrouvée, les autorités autorisent tout le monde à revenir, mais les joueurs, surtout Lendl, ne sont pas de cet avis. Le Tchécoslovaque menait pourtant 6-0, 1-0. Finalement, cette édition 1984 ne compte officiellement pas de vainqueur.

2001 : Rotterdam a souvent réussi aux Français. Succédant au palmarès à Cédric Pioline, Nicolas Escudé va signer un sacré doublé aux Pays-Bas en 2001 et 2002. Lors de sa première victoire, le Palois réussit un exploit peu commun dans un tournoi de cette envergure, puisqu'il était issu des qualifications. En finale, le Scud bat au finish (7-5, 3-6, 7-6) un certain Roger Federer. Le Suisse, 19 ans, venait de décrocher son premier titre sur le circuit quelques semaines plus tôt à Milan.

2018 : Dans le sillage de son 20e titre du Grand Chelem, Roger Federer décide de s'inscrire au dernier moment à Rotterdam. Avec un but bien précis : redevenir numéro un mondial, plus de cinq ans après avoir quitté le trône. Il s'assure le retour au pouvoir en atteignant les demi-finales, mais mettra un point d'honneur à remporter le tournoi. A 36 ans et 195 jours, il devient le plus vieux numéro un depuis la création du classement ATP en 1973.

Roger Federer lors du tournoi ATP 500 de Rotterdam en 2018.

Roger Federer lors du tournoi ATP 500 de Rotterdam en 2018.Getty Images

Trois stats à avoir en tête

5. Le nombre de victoires françaises au cours des vingt dernières éditions. Aucun autre tournoi estampillé 500 n'a autant souri aux joueurs tricolores. Il y a eu Cédric Pioline (2000), Nicolas Escudé (2001, 2002), Michael Llodra (2008) et Jo-Wilfried Tsonga (2017). Gaël Monfils a lui atteint la finale en 2016.

20. Aucun joueur n'a remporté plus de matches en indoor l'an dernier que Karen Khachanov. Le Russe a signé vingt victoires sur surface rapide en intérieur. Mais le vainqueur de Bercy patauge depuis le début de l'année. Il a besoin de se mettre dedans. Et si c'était pour cette semaine, à l'occasion du retour en indoor ?

42. Août 2015. Voilà 42 mois que Kei Nishikori n'a plus été titré dans un tournoi de cette importance. C'était à Washington, il y a trois ans et demi. Seul membre du Top 10 présent cette semaine et surfant sur une dynamique positive, le Japonais a peut-être une fenêtre de tir intéressante devant lui...

L'homme à suivre : Milos Raonic

En l'absence de très grosse tête d'affiche, ce tournoi de Rotterdam apparait particulièrement ouvert. Il pourrait donc y avoir un coup à jouer pour un garçon comme Milos Raonic. Son mois de janvier, à la fois très correct et frustrant, a laissé entrevoir qu'il n'était plus très loin de reprendre place parmi les meilleurs, tout en montrant encore certaines limites, comme lors de son quart de finale perdu à Melbourne face Lucas Pouille. Il manque encore au Canadien, qui n'a plus joué de finale depuis juin dernier à Stuttgart, un petit déclic. Peut-il venir à Rotterdam ? La surface devrait lui convenir en tout cas et il pourrait être compliqué à contrôler.

Milos Raonic à l'US Open 2018

Milos Raonic à l'US Open 2018Getty Images

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