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Djokovic, la force de l’habitude

Djokovic, la force de l’habitude

Le 10/11/2019 à 20:04Mis à jour Le 10/11/2019 à 20:34

ATP FINALS – Novak Djokovic a entamé dimanche de la meilleure des manières face à Matteo Berrettini (6-2, 6-1) sa quête d’un sixième titre au Masters. Pour la 11e fois consécutive en 12 participations, le Serbe a remporté son premier match de poule, et a souligné l’importance de cette expérience pour aborder la compétition.

Un monde les séparait. Le défi s’annonçait immense pour Matteo Berrettini pour ses grands débuts au Masters de Londres, il s’est avéré insurmontable. Etouffé en à peine plus d’une heure, l’Italien n’a pas vraiment eu le temps de profiter de ce premier rendez-vous face à Novak Djokovic. Impuissant, il n’a pas su (pu ?) montrer son meilleur visage et les jeux ont logiquement défilé face à un numéro 2 mondial déjà très au point. Mais au-delà de la différence de niveau, flagrante, l’approche mentale de la partie a semblé déterminer le rapport de forces.

Novak Djokovic ne disait pas autre chose à la sortie du court. Habitué de ces grandes occasions – il dispute cette année son 12e tournoi des Maîtres –, il a très vite retrouvé ses repères dans l’O2 Arena. Berrettini, lui, n’en avait pas. Difficile d’être serein dans ses conditions. "Ce n’était pas facile pour Matteo, évidemment. Il jouait son premier match au Masters. Je savais qu’il allait être un peu plus nerveux que moi au début, donc j’ai essayé d’utiliser mon expérience et la bonne tactique pour jouer à un bon niveau", a indiqué le Serbe. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y est parvenu.

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" En 2007, j'avais perdu tous mes matches"

Cinq fois titré dans l’épreuve et quatre fois consécutivement à Londres entre 2012 et 2015, le "Djoker" n’est plus un débutant depuis longtemps. Mais pour être lui aussi passé par là, il sait ce qu’a pu ressentir son adversaire, novice dans l’exercice, lorsqu’il s’est présenté sur le court. "Je me souviens que c’était en 2007 que j’ai joué le Masters pour la première fois à Shanghaï, et il me semble que j’avais perdu tous mes matches de poule. J’étais avec Rafael Nadal et David Ferrer… Mais j’étais tendu. J’étais très fier de faire partie de cette élite de huit joueurs, mais l’environnement était nouveau pour moi. (…) C’est beaucoup de pression mentalement de savoir qu’on doit jouer son meilleur tennis d’entrée, alors que nous, qui sommes à ce niveau depuis plusieurs années, nous avons l’expérience."

Encore sonné de son côté, Berrettini a préféré s’attarder sur la performance de son adversaire plutôt que de parler de son cas personnel. Après avoir croisé Roger Federer à Wimbledon et Rafael Nadal à l’US Open, il a découvert le troisième monstre du circuit. "Je pense qu’il retournait incroyablement bien, c’était ce qui m’a impressionné le plus. J’ai appris beaucoup de Roger et Rafa. Et je vais apprendre beaucoup de lui. On jouait à plat, vite et il se déplaçait mieux que moi. C’était dur de gagner les points. Mais je pense que j’ai joué un bon match, je me sens assez confiant", a-t-il affirmé, histoire de donner le change pour la suite de la semaine.

Après cette claque inaugurale, on guettera avec attention la réaction de l’Italien lors de ses deux prochains matches. Déjà corrigé à Londres par Federer (mais sur gazon), il avait passé un cap dès le Grand Chelem suivant, atteignant le dernier carré à Flushing Meadows. Berrettini apprend vite, mais 48h seront-elles suffisantes pour le remettre d’aplomb ? S’il y parvenait, l’exploit ne serait pas mince, surtout après le sprint éreintant qu’il a dû livrer pour obtenir le droit de participer à la fête.

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