Par Maxime Battistella, Rémi Bourrières et Laurent Vergne

50. Gene Mayer - Björn Borg

ATP Finals
Rallyes de folie, revers ravageur et tweener vain : le Top 5 des ATP Finals
23/11/2020 À 19:09

Edition : 1980
Match de poule
Vainqueur : Gene Mayer (Etats-Unis)
Adversaire : Björn Borg (Suède)
Score : 6-0, 6-3

Peut-être une des journées les plus improbables de l'histoire du Masters. En quelques heures, John McEnroe et Björn Borg reçoivent une monumentale fessée infligée par deux outsiders, Jose Luis Clerc pour l'Américain (6-3, 6-0) et Gene Mayer pour le Suédois (6-0, 6-3). Les deux stars, qui s'étaient affrontées la veille, avaient il est vrai fini très tard et peu dormi et Borg était déjà qualifié. Mais tout de même. "Il n'a pas raté un coup pendant les quatre premiers jeux. Après, j'ai essayé de m'accrocher...", commentera Borg.

C'est la grande heure de gloire de Gene Mayer, déjà tombeur de McEnroe lors de son premier match. Drôle de joueur, drôle de personnage, ce Mayer. Pionnier du grand tamis dès 1977, l'Américain frappe à deux mains côté coup droit comme en revers, comme le fera plus tard Monica Seles.

A 24 ans, diplômé de Stanford en sciences politiques, il joue aussi avec des broches dans le bas du dos depuis un grave accident de cheval qui l'a cloué au lit pendant cinq semaines en 1978 et aurait pu le laisser paralysé. Devenu Chrétien de la Résurrection, plongé dans la Bible entre deux matches, le petit frère de Sandy Mayer (qui sera N°7 mondial en 1984) envisage le tennis avec un certain recul. Jamais il n'avait battu McEnroe ou Borg. En quatre jours, il aura battu les deux. Mais il ne pourra rien en demi-finale contre Ivan Lendl.

Gene Mayer.

Crédit: Getty Images

49. Ivan Lendl - Tomas Smid

Edition : 1985 (disputé en janvier 1986)
Huitième de finale
Vainqueur : Ivan Lendl (Tchécoslovaquie)
Adversaire : Tomas Smid (Tchécoslovaquie)
Score : 6-1, 6-0

Pour la toute dernière fois, le Masters se déroule en janvier. En cette année 1986, il basculera en fin d'année en décembre. 1986 aura donc eu deux éditions, celle de 1985 en janvier, celle de 1986 en décembre. L'épreuve a aussi un nouveau sponsor. Le Volvo Masters devient le Nabisco Masters. Qui dit nouveau sponsor dit nouveau format, avec le passage à 16 joueurs et un tableau à élimination directe avec des huitièmes de finale pour débuter.

Cette nouvelle configuration ne fait pas l'unanimité. Notamment auprès du numéro un mondial, Ivan Lendl. Pour lui, le Masters galvaude sa grandeur en élargissant le panel de joueurs autorisés à participer. "Je n'aimais pas du tout ce changement de format, a confié Lendl cette semaine au site de l'ATP. Pour moi, c'était mieux quand il n'y avait que les huit meilleurs joueurs du monde."

Alors Lendl va passer ses nerfs sur son premier adversaire, histoire de bien montrer qu'un joueur classé autour de la 15e place à l'ATP n'a rien à faire au Masters. Le pauvre Tomas Smid, compatriote tchécoslovaque de Lendl, est pulvérisé : 6-1, 6-0 en moins d'une heure. "J'étais tellement énervé que j'ai décidé de jouer encore plus dur", raconte Lendl. Fallait pas l'énerver.

On ne reverra plus Tomas Smid au Masters. Et il n'y aura plus jamais 16 joueurs dans ce tournoi. Dès le mois de décembre 1986, ce sera le retour de l'élitisme propre à une telle compétition, avec huit participants et deux poules de quatre. Pour Lendl, ça ne changera rien : il va remporter ces deux éditions. Mais quand même. Fallait pas l'énerver.

48. Stefan Edberg - Andre Agassi

Edition : 1989
Match de poule
Vainqueur : Stefan Edberg (Suède)
Adversaire : Andre Agassi (Etats-Unis)
Score : 6-4, 6-2

Pour être honnête, ce premier Edberg-Agassi de l'histoire, qui est aussi le premier match de ce Masters 1989, lui-même le tout dernier joué à New York, ne restera pas dans les annales. Le Suédois, futur vainqueur cette année-là de son seul et unique Masters, le domine assez nettement, face à un Agassi un peu hors du coup et qui ne remportera pas le moindre match du tournoi.

Ce qui ne veut pas dire que l'Américain ne s'illustre pas sur ce Masters. Il le fait en réalité d'une autre manière, qu'il affectionne particulièrement à l'époque, c'est-à-dire sur le plan vestimentaire. Au terme d'un échauffement qu'il effectue tout de blanc vêtu, "Dédé" fait en effet sensation lorsqu'il dévoile pour la première fois, sous son survêtement, sa fameuse tenue noire et rose fluo, d'autant plus flashy avec son cuissard de cycliste et ses chaussures semi-montantes de basketteur.

L'effet n'est pas instantané mais après quelques secondes, des sifflets d'admiration (ou de stupeur), tombent des tribunes. Agassi s'y attendait, il en sourit et salue le public. Public où Mary Carillo, l'ancienne joueuse devenue consultante pour ESPN, s'en va interviewer en direct le représentant de la marque Nike pour récolter quelques explications sur ce drôle de " style totalement nouveau sur un terrain de tennis. "

Agassi a réussi son coup. Mais pas son début de match. Peut-être un peu déconcentré, il en perd les six premiers points, parvient ensuite à revenir mais s'effondre sur la fin. Apparemment, au Masters, c'est tenue correcte exigée. Alors, il reviendra l'année suivante pour gagner le titre face au même adversaire en finale. Cette fois, dans un jaune, noir et blanc un poil plus conventionnel.

47. Stefan Edberg - Yannick Noah

Edition : 1986
Match de poule
Vainqueur : Stefan Edberg (Suède)
Adversaire : Yannick Noah (France)
Score : 4-6, 6-3, 7-6 (4)

Le Masters n'a jamais souri à Yannick Noah. En quatre participations (un record pour un joueur français), il n'y a signé qu'une victoire en sept rencontres. Lors de sa dernière présence à New York, en décembre 1986, Noah nourrit pourtant quelques ambitions. Si son heure de gloire est survenue à Roland-Garros en 1983, c'est au cours de cette année 86 que le natif de Sedan atteint son meilleur classement (3e au mois de juillet).

Mais dans ce Masters, il doit se coltiner Ivan Lendl, dont il est le principal ennemi à défaut d'en être le rival, dès son premier match de poule. Battu en deux sets, Noah joue déjà à quitte double son Masters face à Stefan Edberg. Ce sera de loin son plus beau match au Garden, et le plus marquant de la semaine dans cette édition par ailleurs assez terne.

Stefan Edberg est la bête noire de Noah, qui ne l'a jamais battu en quatre confrontations. Cette fois, Yannick croit tenir le bon bout. Il remporte le premier set, puis s'accroche en débreakant dans le 3e avant surtout d'obtenir une balle de match sur le service adverse. Mais il finit par céder au tie-break du dernier set. "Après un match comme ça, vous êtes tellement frustré, ça vous donne envie de tout casser", peste le numéro un tricolore.

De ce match, reste pourtant d'abord un coup, signé Noah. Dans le premier jeu du dernier set, lobé par Edberg, il galope vers la ligne de fond et décoche un passing-tweener de coup droit qui laisse le Suédois sur place. Un coup exceptionnel, qui lui vaut une ovation du public et un "handshake" d'un Edberg admiratif. Le Garden adore ça. Ça ne vaut pas une victoire, mais ça laisse des souvenirs...

46. Tom Okker - John Newcombe

Edition : 1973
Demi-finale
Vainqueur : Tom Okker (Pays-Bas)
Adversaire : John Newcombe (Australie)
Score : 3-6, 7-5, 3-5 ab.

Pour la deuxième année consécutive, une demi-finale du Masters s'achève sur un fait rarissime : l'abandon d'un joueur sur balle de match... en sa faveur. A Barcelone, en 1972, Tom Gorman s'était blessé en frappant un passing de revers qui l'avait donc mis à un point de remporter la victoire face à Stan Smith (nous en reparlerons). Il avait sportivement laissé sa place en finale à ce dernier, conscient qu'il ne pourrait la jouer. Un an plus tard à Houston, dans un incroyable bégaiement de l'histoire, John Newcombe va commettre le même magnifique – et cruel – geste de fair-play.

Enfin, bégaiement de l'histoire, pas tout à fait. La blessure de Newcombe n'est pas subite, elle est progressive. Voilà plusieurs minutes qu'il sent que son mollet le tiraille. Ce qui n'empêche pas l'Australien, vainqueur de deux Grands Chelems lors de cette saison 1973 (Open d'Australie et US Open), de se détacher dans le 3e set. Il sert pour la victoire à 5-3 quand, sur un smash qui lui offre balle de match, il ressent une décharge plus forte que les autres.

Là, " Newk " a compris. Compris que même s'il gagne ce dernier point, ce qu'il peut largement faire en s'appuyant sur sa première balle, il ne pourra pas défendre correctement ses chances le lendemain. Alors, il préfère laisser à Okker le privilège de devenir le premier Néerlandais, et toujours le seul à ce jour (en simple), à atteindre la finale du Masters. Il la perdra face au maître des maîtres, Illie Nastase, qui alignera ainsi un troisième succès consécutif dans l'épreuve.

45. Andre Agassi - David Nalbandian

Edition : 2003
Match de poule
Vainqueur : Andre Agassi (Etats-Unis)
Adversaire : David Nalbandian (Argentine)
Score : 7-6 (10), 3-6, 6-4

Houston, on a un problème. En 2003, le Masters est rapatrié dans la métropole texane (en outdoor), où l'une des figures locales, le businessman Jim McIngvale, a mis ce qu'il fallait au niveau portefeuille pour se payer cet événement. Le problème, c'est que McIngvale n'est pas vraiment un mécène discret, encore moins impartial. On l'aperçoit souvent au bord du court encourager bruyamment les Américains, qui jouent gros cette année-là, notamment Roddick qui vise la place de n°1 en fin de saison. Et ses gesticulations incessantes vont finir par faire craquer Nalbandian...

Cet Agassi-Nalbandian, le seul de l'histoire, vaut cher. Les deux hommes se jouent ni plus ni moins la qualification pour les demies sur ce dernier match de poule. Et puis, pour ceux qui aiment les prises de balle précoce, les bras de fer du fond de court et les angles impossibles à l'échange, c'est un vrai bonbon. Pour les amateurs de thriller aussi.

Le 1er set est un "must", que l'Argentin aurait dû boucler mille fois. Il s'offre deux premières balles de set à 6-5, service à suivre. Sur la seconde, il frappe une bonne première qui oblige Agassi à retourner en catastrophe en lâchant sa raquette ! C'est fini, quoi. Mais Nalbandian le remet en selle en n'appuyant pas assez son smash après rebond. Agassi écarte finalement le danger d'un coup droit gagnant, avant d'égaliser à 6-6.

Le tie-break est entaché de deux moment très chauds. A 5-5, Agassi frappe un revers gagnant long de ligne, annoncé dehors (en largeur), mais overrulé par l'arbitre espagnol, Enric Molina. A 8-7, sur une 3e balle de set en sa faveur, Nalbandian frappe le même revers, là encore annoncé faute, mais cette fois non overrulé.

Les deux fois, d'après la modélisation informatique, l'arbitre a raison. Mais "Nalby", qui vendange une 4e balle de set en décentrant un passing de revers, pète un plomb. Après avoir pris un warning à 9-9 puis concédé le set sur une double faute, il fait venir le superviseur, auprès duquel il se plaint du comportement du propriétaire des lieux, parlant notamment d'un "manque de respect pour les joueurs".

Peine perdue. Si Nalbandian a une belle réaction dans le 2e set, il finit par s'incliner dans le 3e. Et honnêtement, le génial Gaucho peut aussi s'en prendre à lui-même...

44. Novak Djokovic - Gilles Simon

Edition : 2008
Demi-finale
Vainqueur : Novak Djokovic (Serbie)
Adversaire : Gilles Simon (France)
Score : 4-6, 6-3, 7-5

Pour la première fois depuis 1986 (Leconte, Noah), deux Français sont présents au rendez-vous des maîtres, alors joué à Shanghai : Jo-Wilfried Tsonga, qui a arraché son billet à la dernière minute en gagnant à Bercy, et Gilles Simon, voué à être premier remplaçant mais finalement "titulaire" grâce au forfait de Nadal, touché au genou.

Alors que Tsonga est éliminé dès les poules malgré trois matches magnifiques dont une victoire sur Djokovic, Simon connaît une trajectoire asymétrique : il sort des poules en battant Federer (pour la deuxième fois consécutive) mais chute en demi-finales contre ce même Djokovic, au terme d'une rencontre intense et palpitante.

A cette époque, le Niçois de 23 ans, récent finaliste à Madrid après une victoire fantastique contre Nadal, pratique un tennis enchanteur. Et puis, il sait déjà comment gêner le jeune Serbe de 21 ans, vainqueur cette année-là en Australie de son premier Grand Chelem, face à Tsonga (encore). D'ailleurs, Simon attaque la partie en patron et remporte le 1er set. Mais au début du 2e set, il fait appel au kiné après s'être bloqué le cou. Cause à effet ? Djokovic, en tout cas, revient à un set partout et se détache 3-1 dans le 3e set, quatre balles de 4-1 (double break).

Le Français livre une superbe dernière ligne droite, qui lui permet de revenir à 5-5 alors que son adversaire vient de servir pour le match. La finale est à portée de vue, sept ans après Sébastien Grosjean, seul Français jusqu'alors à avoir connu cet honneur. Mais Djokovic ne lui en laissera pas le plaisir. Le futur n°1 mondial finit en trombe et passe la ligne en premier, avant d'aller décrocher le lendemain le premier de ses cinq Masters.

Une victoire aurait propulsé Simon au rang de n°1 français en fin de saison. Au lieu de quoi, il termine 7e mondial, ce qui est en soi magnifique, mais juste derrière Tsonga, qui l'a redoublé in extremis grâce à son succès sur Djokovic en poules. Pour " Gillou ", l'occasion ne se représentera plus...

43. Gustavo Kuerten - Andre Agassi

Edition : 2000
Finale
Vainqueur : Gustavo Kuerten (Brésil)
Adversaire : Andre Agassi (Etats-Unis)
Score : 6-4, 6-4, 6-4

En l'an 2000, le Masters prend l'accent portugais. A double titre. D'abord en quittant l'Allemagne après dix années de bons et loyaux services pour Lisbonne. Un "one shot". Surtout, c'est un Brésilien, Gustavo Kuerten, qui inscrit son nom au palmarès. En finale, Guga ne laisse aucune chance à Andre Agassi, battu en trois sets (6-4, 6-4, 6-4). Un Kuerten clinique et d'un sang-froid diabolique. Il sauve les sept balles de break auxquelles il doit faire face et prend une fois par set le service de l'Américain.

C'est sans doute aussi l'une des plus belles performances du futur triple vainqueur de Roland-Garros au service. Il claque 19 aces et même quand Agassi parvient à relancer, sa première balle lui permet de glaner beaucoup de points "faciles" en un ou deux coups de raquette derrière sa mise en jeu. "C'est le meilleur match de ma carrière, a-t-il récemment confié à propos de cette finale. Sans doute le match où je me suis le plus approché d'une forme de perfection." "C'est simple, il n'a rien raté", avait témoigné Agassi vingt ans plus tôt.

Un Guga sur un nuage sur le court, et la tête dans les étoiles. Non content de remporter ce Masters, le Brésilien décrochait en effet sur le fil la place de numéro un mondial en fin d'année. Presque un miracle. En arrivant à Lisbonne, Kuerten était à la lutte avec Marat Safin pour finir cette campagne 2000 au sommet de la hiérarchie.

Le Russe ouvre son Masters par une victoire contre Alex Corretja, alors que Kuerten est battu par... Andre Agassi. La messe semble alors dite. Pour arracher la première place, il lui faut alors gagner le Masters en espérant que Safin ne remporte plus un seul match. Aussi incroyable que cela pouvait alors paraître, c'est exactement le scénario qui va se mettre en place. Plus encore que ses titres à Paris, Guga considère cette semaine lisboète comme "le plus grand moment" de sa carrière. C'est dire.

42. Andy Murray - Kei Nishikori

Edition : 2016
Match de poule
Vainqueur : Andy Murray (Grande-Bretagne)
Adversaire : Kei Nishikori (Japon)
Score : 6-7(9), 6-4, 6-4

Devenu n°1 mondial pour la première fois une semaine plus tôt après son succès au Rolex Paris Masters, Andy Murray joue encore très gros lors de ce Masters 2016, qui a la particularité d'être le premier depuis 1974 où tous les joueurs, remplaçants compris, sont de nationalité différente. Par ailleurs, les absences conjuguées de Federer et Nadal, tous deux blessés, augmentent sérieusement ses chances non seulement de remporter enfin le tournoi, chez lui (ou presque) à Londres, mais aussi de conserver jusqu'à la fin de l'année cette place de n°1.

Pour y parvenir, les choses sont "simples" : Murray doit faire au moins aussi bien que Novak Djokovic dans ce Masters. Et comme son rival serbe a assuré sa qualification pour les demi-finales, la veille, en remportant ses deux premiers matches de poule, le Britannique se doit d'en faire de même.

Après un aisé succès inaugural face à Cilic, il poursuit donc ses travaux d'Hercule contre Kei Nishikori, l'homme qui lui a infligé sa dernière défaite en tournoi, deux mois plus tôt, à l'US Open (hors coupe Davis, où il s'est incliné peu de temps après contre Del Potro). Encore une fois, le match est dantesque, à l'image de toute sa fin de saison. Le 1er set surtout, remporté au finish par le Japonais qui a eu toutes les occasions de conclure plus vite.

Mais Murray, évidemment, ne se laisse pas abattre. Et à force de s'accrocher, finit par renverser la vapeur, aidé aussi par sa réussite (provoquée) du moment, avec un break crucial dans le 3e set conclu avec l'aide, par deux fois, de la bande du filet. Le destin a choisi son camp. Mais c'est tellement mérité...

Le triple vainqueur en Grand Chelem s'en sort donc après 3h20, ce qui constitue le plus long match en trois sets de l'histoire du Masters. Et aussi, à une minute près, le plus long match en trois sets joué par Murray (après la finale 2012 de Shanghai contre Djokovic). Deux records qui ne tiendront que quelques jours, avant une demi-finale encore plus gargantuesque contre Milos Raonic. Nous y reviendrons...

41. Novak Djokovic – Roger Federer

Edition : 2012
Finale
Vainqueur : Novak Djokovic (Serbie)
Adversaire : Roger Federer (Suisse)
Score : 7-6, 7-5

Novak Djokovic - Roger Federer, c'est un classique du Masters. Six duels et il y aurait même dû y en avoir sept sans le forfait du Suisse avant la finale 2014. Format en deux sets gagnants oblige, il leur manque dans ce cadre un match absolument culte du type de ceux qu'ils ont souvent disputé en Grand Chelem. Dans le lot, deux finales, en 2012 et 2015. L'une amorce le quadruplé historique du Serbe, l'autre la ponctuera.

2012, c'est l'année du (premier) grand retour aux affaires de Federer, vainqueur de Wimbledon et numéro un mondial à l'été. Mais Djokovic va tout de même achever la saison au sommet du classement ATP. Les deux hommes se retrouvent pour une explication finale au Masters qui a valeur de duel décisif pour déterminer qui sera l'homme de la saison, alors que les quatre Majeurs ont été remportés par quatre joueurs différents (dans l'ordre, Djokovic, Nadal, Federer et Murray).

Dans cette finale, Federer démarre pied au plancher. Un récital d'un petit quart d'heure. Il prend les neuf premiers points du match et mène rapidement 3-0. Mais Djokovic laisse passer l'orage pour revenir à son rythme. En remettant la pression sur Federer, ce dernier finit par coincer avec un 8e jeu marqué de sept fautes en coup droit qui permet à son adversaire de débreaker puis de rafler la première manche au tie-break.

Roger Federer aura beau breaker à nouveau d'entrée de deuxième manche, il ne tiendra pas davantage la distance après avoir pourtant servi pour le set et mené 40-15 sur sa mise en jeu à 5-4. Mais comme souvent entre les deux champions lors de leurs rencontres les plus accrochées, Djokovic finit par faire plier le Bâlois d'un fantastique passing de revers long de ligne sur la balle de match. C'est son deuxième titre au Masters. Il en ajoutera trois autres en 2013, 2014 et 2015. Personne d'autre, en un demi-siècle, pas même Lendl, Sampras ou Federer, n'a réussi à aligner quatre succès dans le tournoi des Maîtres.

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