C'était le grand absent du Masters. S'il a finalement fait le voyage à Turin pour soulever le trophée de numéro 1 mondial en fin d'année, Carlos Alcaraz n'a pas caché sa déception de ne pas pouvoir jouer le tournoi des Maîtres à cause de sa blessure aux abdominaux. Mais le prodige de Murcie a désormais tourné la page et est à Tenerife où il profite depuis quelques jours de vacances bien méritées. Toutefois, mardi, il a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué son nouveau statut, son état de forme et ses perspectives pour la saison 2023.
Et il n'a pas échappé à la désormais traditionnelle question sur la similarité de sa trajectoire avec celle de son glorieux aîné et dauphin au classement, Rafael Nadal. Mais il y a vite coupé court. "Me comparer à Rafa, ça n'a pas de sens. Peu importe que je sois numéro 1 mondial, tout ce qu'il a fait dans sa carrière compte beaucoup plus. Il joue encore à un très haut niveau. Si j'étais lui, je n'envisagerais même pas de quitter la scène", a-t-il considéré.
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Etre numéro 1 ne me pèse pas
Alors agacé Carlos Alcaraz ? Commencerait-il à ressentir la pression attachée à son nouveau statut de numéro 1 mondial ? "Non, il ne me pèse pas, a-t-il assuré. J'essaie de le prendre normalement et de ne jamais oublier que quoi qu'il arrive à l'avenir, je dois profiter du tennis et jouer mon style. La saison prochaine va être difficile car je vais la commencer en tant que favori et il va y avoir beaucoup de pression sur moi. Mais j'essaie de garder le bon côté et que tout ça ne me monte pas à la tête."

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Lucide, Alcaraz sait donc ce qui l'attend. Atteindre le sommet aussi vite était déjà un sacré exploit, s'y maintenir ne sera pas une mission plus aisée. Et pour y parvenir, mieux vaut démarrer 2023 à 100 % de ses moyens physique. Dans cette perspective, la guérison de sa blessure contractée à Bercy se poursuit doucement mais sûrement. Ses prochaines semaines de repos bien mérité seront cruciales pour aborder l'Open d'Australie - qu'il pourrait jouer sans tournoi de préparation - dans les meilleures conditions possibles.
Car le Murcien est ambitieux et l'assume. Et s'il n'aime pas être comparé à son compatriote Rafael Nadal, il ne s'empêche pas pour autant de regarder la légende dans les yeux. "J'espère pouvoir l'égaler ou le surpasser dans nos face-à-face, et réaliser dans ma carrière au moins la moitié de ce qu'il a fait." Pour y parvenir, Alcaraz a encore du pain sur la planche. Mais il n'en demande pas moins.
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