COUPE DAVIS - Quart de finale : France-Espagne
Guy FORGET, cette fois, on connaît le nom de l’adversaire de la France en quarts de finale. Ce sera donc l’Espagne.G.F. : "Oui, on est ravi de jouer ce match face à l’Espagne, car on va affronter le double tenant du titre, l’équipe championne du monde avec Nadal, Verdasco, Ferrero, Ferrer, Lopez… C’est une énorme équipe. La meilleure. On va la rencontrer chez nous. C’est pour nous, une finale avant l’heure, ce n’est pas un match de quarts de finale. On veut battre les meilleurs du monde. On a commencé à en parler entre nous, et j’espère que tous les garçons seront au sommet de leur forme la veille des matches."

Forcément, on évite la terre battue comme surface de jeu…G.F. : "C’est une bonne analyse ! J’ai laissé les garçons s’exprimer en premier, mais effectivement, ils étaient tous d’accord pour dire que ce n’était pas sur terre battue qu’il fallait les rencontrer. On part, a priori, sur une salle. Je lance d’ailleurs un appel à tous les maires de France qui sont susceptibles d’avoir un hall ou un beau Palais des Sports pour nous accueillir."

Et pour revenir à la surface de jeu ?
G.F. : "Probablement une surface synthétique, plus ou moins similaire à celle d’aujourd’hui, avec peut-être un rebond un peu plus bas. En prenant une surface comme celle-là, on se laisse le choix, à quinze jours du match, de pouvoir ralentir ou accélérer la surface en fonction du grain. Les joueurs sont partagés. Certains veulent une surface plus rapide, d’autres une peu plus lente. On choisira en fonction de la forme des uns et des autres à quinze jours du match."

Quand on interroge les joueurs, ils se font une fête de rencontrer les Espagnols…G.F. : "Oui, car c’est un rendez-vous extraordinaire. Je leur disais, avant d’attaquer notre rencontre face à l’Allemagne : « On joue au tennis pour ces rencontres là. On ne joue pas pour faire des ATP 250. » On veut jouer la Coupe Davis, les Grands Chelems devant notre public, avec une équipe très forte. Et là, on a une équipe avec un énorme potentiel. La Marseillaise, Rafael Nadal, sa famille dans les gradins, vous imaginez ce que cela peut produire chez tous ces garçons. Juste après Wimbledon, je crois qu’on va vivre un week-end de tennis extraordinaire."

Vous n’avez pas de pistes sérieuses concernant la ville qui accueillera ce quart de finale. La France manque vraiment de structures ?G.F. : "Cela fait longtemps que c’est le cas. Aux Etats-Unis, on a joué à Winston-Salem qui est la 150e ville américaine. Et pourtant, elle possède une salle de 18 000 places. Nous, on n’en a même pas une en France ! Je crois savoir qu’il y a des villes qui sont en train de construire des salles, par exemple dans le Nord, pas très loin de Dunkerque. Il y en a une autre en construction actuellement à Montpellier. Mais ce ne sera pas encore prêt pour ce match là. Aujourd’hui, on est à la recherche de ce genre de salles. On espère que dans les années à venir, il y aura des municipalités qui vont s’engager dans de vrais projets d’envergure. Aujourd’hui, quand on voit les équipes que l’on a, en handball ou en basket-ball, c’est vraiment dramatique de ne pas pouvoir faire profiter un maximum de gens de ces rencontres. Pour vous donner un ordre d’idée, ici à Toulon, si on avait eu une salle de 10 000 places, on l’aurait remplie et on aurait pu faire 30 000 spectateurs sur trois jours."

Vous souvenez-vous de la première et la seule victoire française face à l’Espagne en Coupe Davis ?G.F. : "Non, je ne m’en souviens pas, mais vous allez me le dire. Cela remonte à quelques temps, j’imagine."1923.G.F. : "Effectivement. Mon père n’était pas encore né (rires). Ce sera l’occasion d’essayer de prendre une revanche. Je n’ai pas le souvenir d’avoir joué souvent l’Espagne, sauf la dernière rencontre à Alicante en 2004 que l’on avait perdue. Ce n’est pas une équipe que l’on a souvent affrontée ces derniers temps. Je crois qu’en ce moment, c’est l’une des plus belles équipes d’Espagne que ce pays ait eue. Ce sera un formidable challenge et ce serait une belle récompense de les battre à la maison."
Raymond Domenech espère, en vue de la Coupe du Monde, que les joueurs français n’iront pas trop loin en Ligue des Champions. Vous, vous n’êtes pas à souhaiter qu’ils perdent prématurément à Wimbledon ?
G.F. : "Non justement, je leur fais un petit appel. S’il y en a deux qui décident de jouer la finale, j’irai volontiers les encourager !"
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